Moi non plus je n’en reviens pas…

Moi non plus, je n’en reviens pas…

C’est la conversation que j’ai eue tout à l’heure avec mes deux meilleures, Renée et Louise-Andrée à qui je n’ai pas pu résister à parler au téléphone, même si je trouve que ça n’a pas de bon sens ce que ça coûte ce plaisir-là. Maintenant remis des émotions initiales, je peux dire avec une certaine fierté: j’y suis arrivé! J’ai beau craner et faire celui qui en a vu d’autres, il n’en demeure pas moins que pour moi, Beaufort est une étape que seuls quelques uns de ceux que je connaisse ont franchi. Quand je suis rentré aujourd’hui dans le port, et que le pontif m’a laissé passer sous son pont-levis (voir la photo), j’ai eu un petit serrement le coeur en pensant aux deux dernières fois où j’étais passé entre ses bras levés. Puis je suis rentré dans un des plus beaux bassins de départ de voiliers de haute mer de la Côte Est. Pas un parking de bateaux mais un endroit où ça bouge. Sur la rue principale, une boutique sur deux est identifiée à la mer et à la voile. Les gens sur les terrasses ont l’air de ceux qui prennent une pause avant de se lancer dans une plus grande étape.

J’y suis arrivé au beau milieu de l’après-midi par une belle journée ensoleillée et chaude après une des plus belles journées de voile de ma vie. Traverser le haut du Pamlico Sound de la Bay River à la Neuse River au DRS sous un vent arrière de moins de 10 Noeuds qui me permettaient tout de même de garder ma moyenne de 5,5Nds et me laisser doucement rouler par la vague de moins d’un mètre; c’était tout près du paradis. Puis ensuite, dans la Newport River et le Gallants Channel avec une marée descendante, je faisait du 7 Nds, à moteur, à mi-régime et j,admirais les maisons sur la rive, toutes pourvues de quais et bateaux.

Je me suis rendu doucement au quai municipal où il est clairement indiqué que l’amarrage maximum est de 30 minutes. Une petite conversation avec le Maître de port m’a permis de comprendre que pourvu que je quittais à 18h00, la période de 30 minutes pouvait être extentionnée légèrement. Je n’en ai pas abusé mais je vais en profiter pendant un jour ou deux et me mettre à l’ancre juste là devant, de l’autre côté du chenal. J’ai fait quelques photos pour vous donner le goût d’y venir y faire un tour, un de ces jours. Au moment où je prenais une photo de Brigadoon au quai, un gars sur le bateau qui y était amarré me demande gentiment: « C’est tous les combien d’années déjà qu’il réapparaît? » « Tous les cent ans skipper. Vous êtes chanceux de l’avoir vu aujourd’hui; demain il disparaîtra peut-être pour un autre cent ans. » Ce qui a provoqué un bel éclat de rire autour de la table de cockpit où il était attablé avec un couple de ses amis, j’imagine.

Un autre gars qui passait par là avec son copain et qui distribuait ses cartes d’affaire de compagnie de charter me lance pour entrer en conversation: « Quiconque a un bateau plus gros que celui-là pour faire de la voile, dépense inutilement son argent. » Une belle tournure de phrase pour dire: « Mes ailleux, il n’est pas gros ton bateau bonhomme! » En effet, je suis le tout-petit de la bande au quai. Qouique derrière moi, à l’ancre, il y a un Tanzer 22. Ça me bat. Tout de même, nous avons eu un échange fort sympathique autour de la grosseur des bateaux et de la longueur du voyage. Pendant la pause, ceux qui vienne de loin ou qui se préparent à y aller on l’entrée en conversation facile sur les quais.

Là, je suis à l’ancre, de l’autre côté du chenal, avec une centaine d’autres passants et de quelques résidents sur des moorings. Je pense que demain, je vais essayer de calmer mon « petit démon d’hyperactif » et me convaincre de passer au moins une journée ici. D’autant plus que je suis en avance de 3 jours sur mon planning et que je vais dépasser Charleston, le rendez-vous que j’ai donné à Manon pour me rejoindre un peu plus bas. D’autant plus que demain soir, c’est l’AGA de l’École de voile et que je voudrais bien y assister au moins virtuellement et que d’ici, c’est possible.

Alors permettez-moi de vous dire que je trouve la vie tout simplement merveilleuse. Pour paraphraser le slogan (ils me l’ont copié) de ma compagnie d’électronique coréenne favorite: « Life is good! »

 

PS J’ai atteint une borne sugnificative en entrant à Beaufort/Morehead City : 1000 Miles nautiques en 32 jours. Moi non plus je n’en reviens pas.

PPS Regardez les photos du parc de bateaux et en articulier deux petits trawlers pour le plaisir des yeux de Jean.

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Une réflexion sur “Moi non plus je n’en reviens pas…

  1. woaw! il était étroit ce pont-levis…
    —» un plaisir dispendieux de parler à tes deux belles, mais en l’absence de chocolat, ça devait être inévitable ; ) xxoxx

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