Un petit down

Ah! mais j’ai eu un down aujourd’hui. C’est la première fois du voyage que je dois admettre que j’ai trouvé le temps long. Rien à voir avec la température, qui était pour sa part idéale. Le vent du Nord-Ouest n’atteignait pas 10 Nds mais puisqu’à partir d’ici et pour une centaine de miles, la côte ne descend pas vraiment vers le Sud mais si vous regardez bien, plutôt vers l’Ouest-Sud-Ouest, la combinaison était encore gagnante. Au près entre bon plein d’abord puis serré ensuite vers le début de l’après-midi au point o​​u j’ai dû y prêter main forte avec mon Yamaha 9,9. Puis terminer dans la Mile Hammock Bay à 17h30 au moteur pour les dernières deux heures. Un ancrage ideal dans un bassin qui a été dragué pas la Marine américaine qui gère le Camps Lejeune, un champ d’entraînement au tir au canon. Vois le,affiche que j,ai photograĥiée qui recommande de s »arrêter si les feux jaunes clignotent car cela signifie que l’on fait des exercices de toit au-dessus du canal. Une belle journée de voile encore aujourd’hui en définitive et une bonne moyenne de distance avec 45 miles Nautiques. Non, ça n’avait rien à voir avec le bateau qui est mon fidèle compagnon. Puis le paysage n’était pas trop mal non plus, voyez les photos. Incluant celles de mes pêcheurs favoris dans le coin, les pélicans. Je leur trouve un port très haletier malgré leur manque d’élégance pathétique. Il ont plutôt l’air préhistoriques. Et probablement à cause de leur grande compétence de plongeurs. Je n’ai jamais vu un pélican remonter bredouille d’une plongée. Ça se termine toujours par le coup de tête caractéristique qui fait passer le poisson de la poche sous le bec, directement dans l’estomac.

Mais je n’étais pas là. Pas à profiter de chaque minute du moment comme d’habitude. Je me demande si ce n’est pas dû au fait que j’avais identifié Beaufort/Morehead City comme une destination si marquante que le fait de l’avoir atteinte marquait comme une fin en soi et que ce matin, j’avais comme l’impression de recommencer à zéro.

Pourtant,le Bogue Sound que l’on rallie après quelques petits détours pour passer de Beaufort à Morehead City n’a rien à voir avec le St-Laurent passé Varennes. Il est aussi parsemé de maisons cossues mais celles-ci sont construite sur pilotis trois étages plus haut. Je vous en ai prises quelques unes en photo pour la comparaison.

Non, je crois que c’est plutôt dû au fait que je suis tombé sur une « talle de québécois » hier soir à Beaufort. Surtout l’équipage de « R New Gall » un Bénéteau 36 que Christian, un Saguenéen voisin de mouillage de Walter au Lac Champlain descend à Tortola pour la première fois. Avec Bruno, à bord, un sacré numéro, urgentologue à ses heures à l’hopital du Haut-Richelieu et un deuxième Christian, briqueteur, celui-là (je mentionne les professions juste pour souligner que la passion de la voile réunit ceux-là qui autrement ne risquaient pas de se croiser) qui n’avait pas encore défait son paqueton (il descendait de l’avion de Montréal) et était en train de s’amariner à la Coors Light au bar des quais publiques. Le trio attendait le passage de la météo avant d’entreprendre, samedi, la descente directement vers Tortola dans Les Ïles vierges Britaniques. La route des « grands » pour eux. Puisque j’y ai déjà passé un bon moment il y a quelques années, ça nous a fait un sujet de conversation plaisant pour moi et instructif pour les trois autres. Je leur ai particulièrement recommandé le Baie Sappodilla, juste au bout de la piste de l’aéroport et son « Loose Mangoose », un « Beach Bar » des iles comme il n’y en a pas deux que je connaisse. Faut dire que le « Loose Mangoose » m’a vu vivre des moments qui ont changé le cours de ma vie l’année que la chute du mur de Berlin, ce qui a un effet semblable sur des millions d’allemands des deux côtés.

C’est l’année où une jeune québécoise avec qui j’avais eu tellement de plaisir au cours des deux dernières années, à travailler à changer la vie professionnelle d’une douzaine de travailleurs de la GE Canada à Lachine, puis de Air Alliamce où elle travaillait en Ressources hunaines, venait rejoindre un barbu à bord d’un bateau bleu et blanc dont elle avait oublié le nom sans but plus précis que pour le plaisir des yeux. Quand, toute fière d’elle en débarquant de l’avion, à Tortola, elle avait demandé au chauffeur de taxi de la reconduire à la marina, celui-ci lui avait demandé: « Laquelle, madame, il y en a onze, tout autour de l’Île ? » Puisqu’elle n’avait pas de réponse à cette question ni non plus le nom du voilier du « bonhomme barbu avec des lunettes sur un voilier bleu et blanc », elle avait fait un long tour de taxi à demander ici et là jusqu’à bout de souffle, elle avait pris une chambre à l’hôtel, un Sundowner et un appel à Marius qui avait toutes les réponses à toutes les questions. Incluant Sapodilla Bay puisque c’était de là que j’avais reconduit ses deux chums,Jean-Guy et Gilles le matin même après leur semaine de voile avec moi à bord de Maïté.

Nous nous étions manqués de peu à l’aéroport où je pouvais me rendre à pieds à partir de mon ancrage devant le Loose Mangoose. C’est ainsi que finalement, nous nous sommes retrouvés, Michèle et moi, sur cette plage des Iles Vierges Britanniques, après un périple digne d’un film à la Indiana Johnes qui a changé le cours de la vie de deux personnes qui ne s’y attendaient pas. Mais pas du tout et surtout pas à ce point-là. Au point où un an et demi plus tard, nous nous épousions à la mairie de St-Barth, quelques îles plus loin. E c’wst Marius qui était on témoin.

Mais pourquoi je vous parle de ça, là, maintenant? Ah! Oui, le Loose Mangoose…

 

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