Des voileux!

Si vous comptez bien, il y en a quatre sur la photo et deux autres qui me suivaient. C’est un record pour l’Intracostal de voir sept bateaux sous voile au même moment. Il y plus de descendeurs pressés qui espèrent les bouts droits où ils pourront mettre le moteur à fond et arriver au plus vite.

C’est pas facile de prendre son temps. Demandez à mon ami Rémi du Club nautique de Mézy. Il est parti deux jours après moi avec sa blonde pour une année sabbatique aux Bahamas. Il doit être déjà rendu, il était en Floride il y a une semaine. Il a un gros moteur sur son Hunter.

Mais aujourd’hui, c’était spécial avec un assez bon vent du Nord, peu importe les détours, il était toujours portant d’un bord ou de l’autre. Ce qui a fait que les voileux ont déroulé leurs Génois. Il s’agit qu’un le fasse et ça a un effet d’entrainement. Qui a commencé, pensez-vous. C’est très difficile de résister quand tu vois là-bas quelqu’un qui est à voile sur la même route que toi.

Je suis persuadé que tout comme moi, la plupart étaient fiers de leur journée sur l’eau aujourd’hui quand ils ont jeté l’ancre en fin d’après-midi.

Tout ça a commencé près de Hell Gate, un passage étroit de 500 mètres de long entre Harveys Island et Racoon Key, en remontant Ogeechee River, un des bras du Ossabaw Sound. Latitude 31° 52″ Nord ; longitude 081° 04″ Ouest. Ou si vous préférez, environ trois-quart d’heure au Nord de Brunswick, GA, quand vous descendez la I-95 vers la Floride. Là où je serai demain soir si tout va bien.

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Bonsoir Pénélope.

À pied. à cheval et en voiture. 

Non, pardon : en bateau, en autobus et en train, Ulysse rentre à la maison en 36 heures. En autobus, de 23h30 mercredi soir à Virginia Beach jusqu’à NYC le lendemain matin à 6h30. Puis de 8h30 par Amtrak et son Montrealer qui après avoir flâné dans les Adirondaks et le long  du Lac Champlain entre toujours un peu en retard à la Gare Centrale. Jeudi soi, c’était tout juste une heure de retard (vers 20h30),  qu’il avait accumulé lors de l’arrêt aux douanes un peu plus long que prévu.

Entre la Gare et le Métro McGill, une bonne samaritaine m’offre une bouteille d’eau qu’elle vient de recevoir en cadeau à la boutique dont elle sort tout juste, Place Ville-Marie. (Je passe sous silence que c’était une femme d’origine arabe, au cas où Renée lirait ces lignes.) Mais je dois dire à sa défense, qu’elle n’était pas voilée pour rassurer les autres lectrices chartreuses. Enfin la longue traversée complétée jusque de l’autre côté au Centre Eaton, j’achète mon billet de Métro et descend sur la plaetforme. Métro Berry, métro Longueuil et la 80 qui ne partira que dans 50 minutes me permet de prendre une pause collation.

Enfin à la maison, 23 heures plus tard, j’attrape Pénéloppe en toutes dernières minutes du premier match de la série finale éliminatoire de la LNH entre les Canadiens et les Bruins de Boston. Dans l’excitation des retrouvailles, je lui fait manquer le but dévastateur de Boychuck qui 1’58 » avant la fin de la troisième période enlevait la victoire « acquise » aux valeureux. Heureusement que PK Subban a réussi à récupérer le tout dans la deuxième période de sur-temps car je m’en serais voulu d’être entré dans l’arène à un point tournant aussi crucial de l’histoire du match.

Un peu comme Ulysse, l’autre, qui était arrivé, lui, en plein milieu d’un important concours de tir à l’arc qui devait changer, au yeux de certains, l’avenir de Pénéloppe. Tout comme moi, il a heureusement connu une histoire au dénouement heureux. (1)

(1) Aristophane de Byzance et Aristarque de Samothrace entre autres autres homéristes, considèrent que le poème authentique s’achève avec le vers XXIII 296, qui évoque sobrement les retrouvailles charnelles des deux époux.

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Terminus

Un dernier regard sur North Star au bout du quai au centre de la photo. Quinze jours après notre départ de Vero Beach et encore à une dizaine de jours de notre destination ultime, mon Capitaine ma libéré de mon engagement conscient que nous étions passé dû. Tout le monde est d’accord que nous n’avons pas la température attendue. D’aucun nous disent tout simplement que nous sommes au moins trois semaines avant notre temps pour des vents plus d’adon.

Quoiqu’il en soit j’ai mon bateau à mettre à l’eau et mes copains au Club nautique de Mézy seront contents de me voir dans le groupe pour la cour corvée de samedi.

Quant à Ted, il me confirmait deux heures après mon départ qu’un ami avait déjà accepté de vernit le rejoindre en Virginie pour la suite de la remontée. Il souhaite planifier notre prochaine collaboration pour avril 2015 pour le retour de France vers les Antilles. Moi je lui ai prédit qu’il ne voudrait plus revenir rendu dans la France de ses rêves. Si jamais il ose entrer en Méditerranée, il n’en sortira jamais à mon humble avis.

Ce matin, après 7 heures de bus depuis Virginia Beach, je me réhabitue à la tête ferme qui ne semble pas l’être tant que ça suis dans la salle d’attente du départ du Montrealer à partir de Pen Station. Il d’école dans moins de tente minutes, vaut mieux que je m’approche de mavoie d’embarquement.

Bon matin les ami.e.s
Ulysse file retrouver sa Pénélope

Le rayon vert, vous vous souvenez?

La mer est belle, indépendamment des marins qui y flottent. Après, ça dépend d’eux. Bien dit mon Philippe. Surtout qu’on n’est plus que deux à bord.

Mais pour circuler dans les détours et les contours de l’Intracostal, c’est bien plus qu’il n’en faut. Alors, on se partage la tâche. Les quarts sont réduits à 2 heures à la fois, l’un fait le repas l’autre la vaisselle. OK, d’accord, ça fait un peu vieux couple mais on a encore chacun sa chambre.

Ce soir nous avons jeté l’ancre dans une baie ou mon Capitaine s’était a arrêté en descendant avec deux autres mousses alors, il va bien, il est confortable et en sécurité nous avons allongé la longueur de chaine de 50%pour plus de sécurité et un autre 25 pieds pour rassurer Shan qui elle aussi écoute la météo. Elle a entendu parler de tempête en Atlantique Nord.

C’est quand il se transforme en cuisinier végétarien qu’il me fait craquer. Vous savez que je ne suis pas très « where is the beef? » de toute manière. Alors les végés et poisson, ça me va bien. Il est en train de me convertir.

C’était dimanche aujourd’hui. Je viens de me rendre compte que nous étions partis pour une dizaine de jours et que nous en sommes maintenant au 12ième et que nous ne serons pas au port avant une autre semaine, minimum. Si Gill nous revient à Norfolk, ça peut se faire. Si non, on va bien devoir prendre le Long Island Sound à New York.

J’ai beau dire que ce n’est pas pour ça que je m’étais engagé, il n’en demeure pas moins que je fais un beau tour de bateau des plus confortable, dans un environnement que j’aime. Puis ça donne le temps à la neige de fondre et à la pluie de tout laver les restes.

Ça me confirme aussi que je pourrais refaire ce périple sur SURPRISES à quelques reprises avant de m’en tanner. Il y a plein de possibilités de le faire différemment d’une fois à l’autre tout en gardant le schéma de base.

Sur ce, buena note tutti.
Le soleil vient de se coucher Vous pouvez voir le rayon vert qui a flashé le firmament au complet. Tout ça est sorti en jaune, probablement à cause de la caméra qui est daltonienne. Puis j’y vais, moi aussi, j’ai failli échapper ma tablette en écrivant.

Philippe
PS Nous sommes dans une petite baie à l’Est de la rivière Aligator. Juste après la pont tournant.
PPS Quand vous lirez ceci, nous seront rendus à Norfolk.
PPS Le Voltarin est un must à bord d’un bateau à moteur à cause des longues périodes en station debout à la barre. (Commentaire destiné aux +70)

Une écluse

Il y a une seule écluse dans toute ce trajet de quelques 1300 miles nautiques de Key West à New York. Si j’ajoute la semaine sur le Trawler de Jean-Guy à ce voyage avec Ted, je l’aurai fait presque au complet.

Nous avons franchir l’écluse de Great Bridge cet après-midi puis nous sommes descendus, vent debout dans la vague relevée par le vent d’est à la sortie de la Baie de Chesapeake. Tout ça pour rejoindre une base militaire au sud de l’embouchure de la Baie. Mais aussi voisine de la maison patrrmelle de Ted dont le papa, militaire de carrière à été basé ici quand le petit avait 10 ans. Je peux respecter ça.

Nous allons attendre ici, une journée, une fenêtre météo qui doit s’ouvrir jeudi matin pour nous amener à Westerly directement. C’est ce qu’on aime se dire avant de partir. Moi je vous parie qu’on entrera finalement par la East River, derrière Manhattan. Puis par le Long Island Sound. Pour enfin arriver à Westerly mercredi.

Je dis ça comme ça mais sans appréhension. J’aime me promener en bateau et celui-ci est des plus confortable. Puis le Capitaine qui se transforme en cuisinier pour le dîner végétarien, c’est le bout du bout.

La recette du bonheur : ne pas se presser de monter au Nord, ils y gèlent encore.
PS Mai beaucoup à apprendre de ce compagnon de route. La manière de bien lover une amarré entre autres. Regardez-moi ça!
Un pro, avec un petit air de y a rien là