Post-script

Y a toujours un petit down qui suit une traversée. 

Bien content d’être rentrés à temps, car la mauvaise température (pardon, je ne voulais pas vous tourner le fer dans la plaie là-haut, au Québec; j’aurais plutôt dû dire:  les grands vents et la pluie) est revenue sur le sud de La Florida. Jean-Guy regardait ça tomber hier et m’écrivait qu’il était content d’être de retour à quai.

De mon côté, j’ai retrouvé ma Pénélope. Bien sûr, ça adoucit et égaille la rentrée dans le monde des grands après avoir été jouer sur l’eau pendant une semaine.

Déjà, la nostalgie me ramène sur le site de Sea Drifter pour voir les photos car, c’est Jean-Guy qui est le photographe officiel de bord. Je vous suggère donc d’y aller faire un tour en cliquant sur le lien suivant : http://ouipet49.wordpress.com/2014/03/

Vous vous retrouverez  à la tête d’une série de photos du voyage commentées avec l’humour particulier de mon Capitaine.

Puis je vous invite à garder l’écoute ici pour la prochaine étape qui débute le 16 avril prochain lorsque je serai mousse à bord du Shannon 38 de Ted Rice, un marin rencontré à la marina à Vero Beach et qui m’a demandé de l’accompagner pour la remontée de son voilier vers Newport, R.I. en passant par le large.

Hum, je ne pouvais pas manquer ça, plus de 20 ans après ma dernière remontée de l’Atlantique. Soyez des nôtres…

 

 

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Jeudi, la journée nostalgie

Nous remontons doucement l’intracostal avec, cette fois-ci, Jupiter Island laissée sur tribord. En descendant il y a 8 jours nous étions tout excités de tout découvrir. Les beaux aménagements riverains nous charmaient, nous impressionnaient. On avait même cru apercevoir le grand Yatch de notre idole des golfeurs.

Aujourd’hui, nous savons que ce n’était pas le sien; il est plus gros. D’autre part, il est à vendre en plus. Désillusion.
A part ça, j’avais oublié de demander à la maman du manager de notre Club de golf à Vero où elle habite exactement sur l’ile. Je lui ai fait un un beau grand « Bonjour Joséphine! » à tout hasard en passant. Avec mon plus bel accent francophone comme elle aime entendre prononcer son nom.

Le Nord et qui nous à gardé au frais et à l’intérieur tout la journée d’hier à viré à l’Est et s’est calmé un brin. Nous avons donc regagné le pont supérieur, la vie panoramique et le léger bourdonnent lointain du Ford Lehman, un 6 cylindres en ligne qui développe 120 HP mais qui se contente de ne consommer que

5 litres à l’heure.
Passé l’opulence des châteaux de stars nous entrons dans le dénuement du Hobe Sound Wildlife Refuge le paradis des grands aigles à l’affût dans leurs nids haut perchés dans les grands arbres morts.
Il est Midi, nous tournons à gauche pour remonter la rivière St-Lucie. La randonnée dans les Keys titre à sa fin.
Merci Capitaine pour le beau tout de bateau.

Le leg des ponts

Ça parait qu’on remonte vers le nord. De Fort Lauderdale où nous avons passé la nuit hier à West Palm Beach où nous ancrerons ce soir, nous nous sommes tapés du Nord et de 20 à 25 Nds toute la journée.

Une journée en navigation à l’intérieur à appeler des ponts pour leur demander de se soulever pour nous laisser passer. Gros exercice de coordination car ils n’ouvrent pas à la demande mais, à heures fixes.

Nous en avons manqué 2 de justesse ce qui voulait dire une demie-heure d’attente. De quoi rendre mon Capitaine bougon. Ou était-ce parce qu’il manquait de cigarettes depuis hier après-midi?

Nous avons choisit un ancrage qui à l’air sympa et bien protégé du Nordet qui promet de nous accompagner encore cette nuit. Puis pas trop loin d’un dépanneur. lol.

PS Désolé pour la Collins, Loulou. La température ne nous la pas permise. Lors de la prochaine descente. Promis.

Comme dans le temps.

On se moque un peu d’Hollywood, le quartier général de la faune québécoise en Floride. Et ce n’est pas d’hier. Quand M-Th me laissait aller faire mes croisières bahamiennes, il y a presque 30 ans, c’est ici qu’elle s’offrait les vacances en Floride avec sa grande soeur. Le Suez et le Driftwood, des motels accueillantes, en français par dessus le marché. Avant l’internet, on pouvait y rester connecté avec les nouvelles du Québec. Un jour en retard bien sûr mais dans notre journal habituel au dépanneur du coin. Comme chez-nous.

Ceci étant dit, je ne sais pas si c’est l’influence québécoise mais, mon Capitaine qui voit ces choses me fait remarquer que mieux qu’à Miami même, la recherche architecturale est plus marquée ici. Moins de grand building qui ont l’air de radiateurs d’autrui et plus de variété des formes et des couleurs.

Puis puisqu’on annonce un fort coup de vent cette nuit au passage de la dépression, il a choisit de nous faire héberger par la Marina municipale de Hollywood. Je vais l’amener marcher sur la Collins, juste pour voir.

La longue journée…

Sur la route il y a toujours une journée un peu plus longue que les autres et c’était aujourd’hui. Nous avons fait la route de Key Largo à Miami-Sud en une dizaine d’heure environ.

Le moment heureux c’est quand une douzaine de dauphins sont venus faire des balais auto du bateau pendant un quart de mille environ. Jean-Guy et est es belle ici il n’en n’avais jamais temps vu d’une seule fois même lors d’excursion spécialisées. Les photos suivront demain.

La vie coule toujours doucement sur le pont supérieur avec une température toujours idéale (avec des verres fumés toutefois). Aujourd’hui nous avons vu le plus de circulation nautique damas le secteur. Même des voiliers. Sous voile en plus pour certains. C’est pas peu dire.

Demain on vous fait des images de Miami Vice car, on a choisi de remonter par le canal du centre-ville. Attention aux ponts.

Au menu du Black Point Resto ce soir, Brochettes de crevettes pour Jean-Guy et Mérou croustillant pour moi. Miam miam miam. On était entrés trop tard et trop fatigué pour un repas maison. Bien amarrés au quai, on s’est offert la grande vie.