Jeudi, vent fort; vendredi rencontres fortuites

Nous quittons le bassin sous voile pour être dans le ton. Facile puisque ces vents forts seront portants et que nous sommes un peu à l’abri pour l’instant. Le soleil est radieux et le temps clair. Ça va souffler par contre. Effectivement, dès que nous franchissons le long pont qui y travarse la Baie, nous nous retrouvons dans du 20-25 Nds avec des pointes à 30-35. Ça souffle. Nous avions pris un ris au départ dans la G’Voile et le Génois #2 assure un bon équulibre. Le bateau gite bien dans son angle efficace autour de 35° avec des courts moments qui doivent être contrés quand une bouffée à 35 nous frappe de plein fouet.
Ça va bien mais les barreurs doivent être vigilants. C’est pas un job pour le Charlie Brown, le pilote automatique. Nous ne sommes pas les seuls en mer mais il n’y en a pas beaucoup pendant toute cette journée qui nous mènera jusqu’à quelques miles de l’entrés du Canal où nous avons jeté l’ancre vers 17h30 derrière un promontoire sur la rive ouest devant le Parc d’état. Quelle belle tranquilité retrouvée après une journée de travail intense pour Manon et moi à la barre. Même qu’elle a senti le besoin d’aller faire un petit somme en milieu d’après-midi. ça dort bien sur un bateau, ce petit animal-là. Même par 35Nds de vent de côté.

Vendredi matin, rallier Wilmington
Presque juste une formalité en somme puisque le vent est très léger au réveil. Petite question à résoudre quand je découvre le cablot d’ancre enroulée autour de la quille. Pas facile de dire dans quel sens vents et courants de marée ont réussi le truc. J’essaye un tour dans le sens des aiguilles d’une montre et ça ne marche pas. Deux tours dans l’autre sens alors et on est libérés.
Dans le Canal entre les deux baies, abordage par la police accompagnée par l’agent des douannes. Des jeunes hommes fort sympa, rien voir avec la Garde côtière d’avant hier. Deux groupes bien complémentaires qui s’amusent sur l’eau quand il fait beau. Et là, j’en apprends une bonne: Mon permis de croisière est bien valide mais pour le garder valide, je dois me rapporter à chaque secteur des douanes américaines que je traverse. Pas me rapporter aux douannes si je sors du pays et que j’y reviens. Non, non, me rapporter quand je passe du secteur North Central Florida au secteurVirginia/Carolinas au secteur Maryland puis au secteur Philadelphia/Delaware où nous sommes présentement puis dans quelques jours, au secteur New York.
Jamais entendu parler de ça. Même pas par le gars qui m’a émis ce Permis de croisire (effectvement si on lit bien les petites lettres, c’est bien spécifié). Mais le punch c’est quand il me dit: « Si les gens ne savent pas de quoi vous parlez quand vous vous rapporterez à New York, n’insistez pas, notez tout simplement dans votre livre de bord que vous avez essayé. » (sic).
Finalement,quand on est entré dans la rivière qui mène au Centre-ville de Wilmington, pas de trace de la 7th Street Marina que j’avais identifiée sur ma carte. Il y a bien un petit embranchement qui mène à des installations abandonnées où un ancien bateau de croisière sur la rivière est amarré, mais rien d’autre qui ressemble à une marina en ville. après vérification avec un gars en petit cruiser, il s’agit bien de ça mais ça n’est plus en service. Qu’à cela ne tienne, il y a de la profondeur, on y va. Dans 15 pieds de profondeur, nous nous rendons au quai et y amarrons BRIGADDON derrière le bateau de croisière que Manon voudrait acheter pour transformer en habitation flottante sur le Canal Lachine. Une idée intéressante à esplorer. Il y a aussi une famille de Snowbirds, les vrais, ceux-là, nos Outardes qui y attendent le moment de remonter plus haut avec les petits.
La seule activité qui reste, c’est la descente de bateau où justement, deux retraités, membres de la Garde côtière auxiliaire sont justement en train de descendre leur bateau pour la saison qui commence pour eux ce week-end. Nous leur donnons un coup de main: je fais remarquer au gars qui conduit le 4×4 qu’il doit détacher le bateau avant de tenter de le faire glisser à l’eau et Manon aide l’autre à amarrer le bateau au quai quand enfin il réussi à le faire glisser de la remorque. Tout content de son coup, avant de repartir, il nous demande s’il peut nous eéposer quelque part en ville. Pourquoi pas, AVIS attend un appel pour venir chercher sa cliente mais on peut leur sauver ça.
On se fait reconduire à la Gare Amtrack où Avis à son comptoire. « Manon, avant de prendre l’auto, pourquoi ne pas vérifier au cas où, à cette heure-ci, si tu pourrais prendre le train? » Elle avait vérifié d’Annapolis avant de réserver l’auto mais bon, qui sait?. Et là, la suite des choses est de toute beauté. La préposée au comptoir d’Amtrack, nous regarde avec un grand sourire moqueur et trouve la connection demain matin à 4h50 pour arriver à NY une heure avant le départ du « Montrealer ». Juste le temps que Manon puisse prendre son petit déjeuner à la Gare. et elle lui fait ça pour la modique somme de 7$ à ajouter au 65$ qu’elle a déjà payés pour NY – Mtl. Et elle lui fait ça en français puisque Danielle François est une belle grande haïtienne joviale et moqueuse qui nous engage dans une conversation sur Montréal qu’elle va visiter pour la deuxième fois cet été.
Manon tout ravie des économies réalisées (avec la location de l’auto: 125$ plus essence) veut l’inviter à souper. Échange de numéros de téléphones, c’est partie remise, on se fera ça à Montréal cet été. Entre temps à Wilmington, c’est encore moi qui va se sacrifier et se faire payer le dîner grâce aux économies réalisées . Puis avant de partir, Madame François nous montre son portfolio de photos prises sur le bateau de croisière cet hiver. Cette femme-là est à revoir… si ça n’était que pour le plaisir des yeux: c,est tout un « pétard » Mais il y a aussi une complicité qui s’est vite engagée. Pour finir, elle a organisé le taxi pour Manon demain matin à 4h avec M. Martens un ami haïtien qui fait du taxi ici à Wilmington. Il a une belle voiture de luxe mais j’ai pas vu d’affiche de taxi quand il est arrivé. Probablement plutôt un service de limousine. Les limos,c’est plutôt le genre de Manon, de toute façon, si vous vous rappelez son arrivée.

Annapolis et tous ses charmes

D’abord, le lunch sur la terrasse du Federal House. Crab cake pour moi et Homard sur petit pain pour Manon. On se gâte un peu on l’a bien mérité. Puis les choses sont réglées pour son retour, je la laisserai à Wilmington, Del. d’où elle a loué une voiture pour rejoindre son train, le « Montrealer » d’Amtrack samedi matin à Penn Station. L’athmosphère sur la terrasse est sympa, le lunch est bon et la bière maison délicieuse. Mais le grand special de la maison, c’est la facture pliée en trois que Manon a découverte entre le petit pain et la belle portion de homard qu’elle venait de déguster avec ravissement.
Je dois dire que c’est le serveur qui a été très, très, très surpris quand il s’est fait présenter la facture par Manon, et non pas l’inverse comme d’habitude. Malgré son petit air sur de lui du début du repas, il a eu un petit moment sans parole. Par contre, le manager qui est venu nous assurer que ceci ne s’était jamais produit sur cette terrasse et que ça ne se reproduirait certainement plus était plus articulé. Malgré tout, il n’a pas osé nous présenter une autre copie de la facture de notre premier repas au frais de la maison. Les Sud-Africains à la table d’à côté en étaient verts de jalousie et nous avons eu une sympatique conversation sur la façon de bien manger à bon compte en ville.
À partir de là, nous sommes allés nous promener sur les quais qui abritent le plus bel assortiment de bateraux après les villes de la Côte d’Azur, je crois. Il y a là des designs uniques ou presque comme ce Ted Hood 75 impeccable malgré ses 30 ans de service depuis qu’il est sorti des chantiers taiwannais. Le capitaine qui était justement à vérifier ses amarres, nous disait que ce beau vernis que j’admirais venait justement d’être refait ($7 000) et qu’il devait être refait une autre fois dans l’année pour le garder impeccable comme cela.
Plus loin, un tour de ville nous a amenés dans un quartier cossus autour de l’Église St.Marry’s et tout le campus scoolaire qui l’entoure. Puis 17h et c’est la sortie des bateaux pour les régattes. Les J-30 et les Catalina 25 sortent à moteur pendant que les Optimistes et les J-24 eux, sortent à voile même si en apparence, il n’y a pas de vent dans le bassin intérieur ce soir. Puis ce n’est pas tout, quand ça va revenir, ces J-24, il devront manoeuvrer pour attendre l’ouverture du pont qui les sépare de leur marina.
Tout ça, suivi d’une petite conversation avec un couple de Boston qui étrennent leur nouveau Benetau 45 (ils avaient un O’Day 25 avant), leur maison de rêve. Et les suggestions du Capitaine pour le mal de mer: lui, prend un Pepsi; les bulles ça lui rempli l’estomac. Sa soeur quant à elle, met des bouchons dans les oreilles. Elle n’entend rien mais reste sur le pont et voit tout. Allez donc savoir lequel de ces remèdes sauvera Manon demain dans le 15 à 20 Nds prévu pour la remontée du haut de la Baie Chesapeake jusqu’au Canal qui la relie à la Baie du Delaware.

C’est reparti mon Kiki

Mardi matin, l’esprit dégagé, le coeur léger, on est prêt pour tout le reste des plaisirs de « La croisière s’amuse », on n’est plus sur un étinéraire à réaliser. On prend le temps. Branlebas de combat au réveil: « T’avais pas de l’entretien à faire, Philippe, y avait pas la pompe de cale à réparer? » Heu oui, puis quelques visses à revisser en passant dans les coffres arrière. Et toujours ce morceaux de drapeau canadien sur L’étai arrière au trois-quart de la hauteur du mat. « Les enrubannages des barres de flèches, c’est pas à refaire, â aussi? » Bien tant qu’à être dans le mat, effectivement aussi bien faire le tour.
Puis je vais en profiter pour envelopper le drapeau de ma tige de marquage de l’homme à la mer qui intrigue tout le monde, montée sur mon balcon arrière. Quand tout à été réparé, le vent à commencé à se lever alors, nous avons décidé de fair un petit « Bye bye » à nos amis de la Garde côtière qui pratiquaient le jetter de l’ancre au quai (sic) de l’autre côté du bassin et nous avons quitté le quai en douce, à voile.
Puis là, l’inexplicable c’est produit. Quand nous eumes tout laissé derrière, et que nous étions en train de prendre le large dans la baie, je me suis rendu compte que ma tige de marquage de l’homme à la mer n’était plus dans son socle. Il ne restait que la petite corde attachéeau pataras qui a pour fonction de larguer le drapeau. Virement de bord, on retourne voir où elle est tombée. Nous n’avons qu’une quinzaine de minutes de route derrière nous. Retour au quai, à la voile, virement de bord, demande aux gars de la Garde côte, personne ne l’a vu. Ni nous non plus ni en retournant au quai, ni en retournant en mer. Et pourtant c’est supposé être visible de loin, ce truc; c’est ça, sa fonction. Bon, admettons qu’il ait callé entre temps. mais ça n’explique toujours pas comment il est sorti de son socle. Normalement on doit le prendre en main et le soulever de 30 cm pour le lancer à l’eau. Il ne s’est tout de même pas lancé tout seul…
J’en perds encore mon latin. Mais bon, les marins ont toujours raconté des histoires inexplicables. Voilà enfin ma première. Depuis, on a 9 heures de route de faite au vent arrière et on poursuit vers Annapolis ou nous comptons bien prendre un moment pour visiter La Mecque de la voile. Nous sommes mardi soir et Manon ne reprends son train que vendredi matin à New-York. On a tout notre temps.

11H15, mercredi matin,à quai à Annapolis.
Que dire de plus de cette nuit passée en mer à se relayer à la barre, juste en dehors du chenal principal en remontant la Baie Cheasapeak pour ne pas se heurter au plus gros qui y naviguent jour et nuit dans les deux direction. Si ce n’est que c’est un simple hazard (une chance sur deux) qui a fait que c’est Manon qui était à la barre lorsqu’on est passé dans le rétrissement de la baie à la hauteur de Cove Point. Puis une chance sur deux aussi que j’avais tracé la ligne du côté droit du chenal principal pour éviter le traffic de la pointe.
Alors c’est elle qui a dû demander que je vienne l’aider à nous sortir de la ligne de filet de pêche dans laquelle elle est entrée en douce sous voiles. Gros poisson blanc qui s’est accroché le nez dans le haut du filet, ce qui l’a gardé là, bien appuyé jusqu’à ce qu’une petite intervention chirurgicale au filin supérieur le libére. On est passé par dessus au vent arrière même si on avait affalé en vitesse. Libéré de ses entraves, le brave Brigadoon à repris sa route et nous, libérés de nos angoisses, en avons profité pour changer de quart.
Annapolis, nous partons à ta découverte juste après cette douche bien méritée pour laquelle Manon nous offre une place au quai municipal.

La mer prends la femme et la femme pogne le mal de mer (bis)

L’intention, la volonté, la motivation, la détermination, tout était là. Manon s’en promettait une traversée de nuit, un 36 heures en mer. L’opportunité était bonne, le long Cap à contourner au large pour entrer à Cape M ay à partir de Norfolk. Ça me plaisait aussi car, je ne veux plus faire de ces traversées seul à bord. Je commencerais peut-être à être raisonnable, moi, là.
Alors, après une nuit tranquile dans le bassin charmant de Hampton road à observer une jeune famille de « live aboard » comme on appelle ceux qui ont tout quitté pour un an ou deux pour donner une expérience différente à leur petits. Ceux-ci en avait quatre de 5 à 10 ans qui courraient et grimpaient partout sur le baeau d’une trentaine de pieds aux formes amples traditionnelles. Le genre de bateau qui peut traverser le mer dans n’importe quel temps, sur pilote automatique.
Après une douche matinale au quai municipal, nous nous sentions bien prêts pour l’aventure. Surtout que la météo nous donnait les vents favorables. Est d’abord qu’il fallait remonter à moteur pour passer l’ouverture dans le Pont-Tunel puis virage à gauche au grand largue pour les deux prochains jours si tout va bien.
Mais allez m’expliquer ce qui se passe dans la tête et le coeur de ces filles!?! Tout comme Loulou, il y a une semaine,à l’approche du large, quand les vagues commencent à arriver de manière un peu plus croisées et combinées à la houle de l’Atlantique Nord, elle passent par le même rituel. D’abord moins jasante, puis un baillement réprimé, puis un deuxième qui se laisse aller et en moins d’une demie-heure, je vois le teint changer de couleur.
Alors que j’ai déjà contre-attaqué avec ma stratégie de les mettre à la barre et de leur donner des objectifs de performance sur les quels elle doivent se concentrer, le mal prends le dessus sur ma technique et la fille me demande de prendre la barre car elle ne se sent pas bien. Même si je faignais de l’ignorer, ça fait une bonne demie-heure que j’ai vu les signes et que je m’acharne contre le mal. Nous eommes deux à le combattre d’un point de vue différent.
Finalement Manon doit s’avouer vaincue, et elle passe la tête pardessus bord. « Je préfère qu’on rentre, me dit-elle, en maudit. » C’est là que j’ai compris pourquoi il y avait une deuxième section de tunel dans le grand pont. On l’appelle le Chenal Nord et pendant que Manon dormait, dans son Sleeping, moi je partageais le chenal avec un navire militaire pour ramener mon équipière dans la Baie de Cheasapeak pour la remontée par l’intérieur. Pendant qu’elle récupère, je me dis que me voilà libre, plus de pression de rencontrer des échéanciers à New York ou ailleurs. On peut maintenant s’amuser à faire de la voile au rytheme des plaisanciers et prendre le temps de profiter de Cape Charles nous avons décidé de rentrer vers 16 heures pour passer la nuit.
Ça ne veut pas dire que la croisière est terminée. au contraire, elle a pris une autre tournure avec son lôt d’aventures nouvelles. D’abord, une heure après que Manon ait ré-émergé, plutôt en forme, assez pour reprendre son rôle de captaine du vaisseau, elle a eu le plaisir de subir un abordage de la Garde Côtière qui fait des vérifications de routine. Nous avons choisi de les faire attendre que nous soyons rentré dans le port pour nous laisser aborder. Ce qui leur conveanit bien puisqu’ils y ont leur base.
Après avoir montré nos papiers et nos ceintures de sauvetage, à l’épaule ancré dans la baie, nous avons cfinalement choisi de nous désancrer et d’aller nous installer à un quai de courtoisie dans le bassin du fond, face à leur base. La dans la tranquilité du bassin, nous avons tenté de nous expliquer « Pourquoi? ». Je ne suis plus sur de ma petite théorie à l’effet que le mal de mer soit relié à la peur inconsciente ou pas de mourir.
Ce que je sais toutefois, c’est que ça se passe au moment où nous passons des eaux protégées aux eaux plus dégagées de la mer. Est-ce le mouvemant différent? Est-ce le large? Est-ce un je ne sais quoi d’ans l’oreille interne qui lance de mauvis messages. Toujours, est-il que c’est quelque chose qui change le projet de croisière ou le projet de vie. C’est selon.

Manon est à la barre

Dès fois je vous raconte de longues histoires, plus ou moins inventées, plus ou moins romancées, parce que les soirées sont longues à l’ancrage. Mais là. je n’ai pas le temps car, les soirées sont courtes avec Manon avec qui faire la jasette. La siuation politique et ailleurs dans le monde se fait décortiquer.

Ce sont les journées qui sont longues parce qu’lle ne veut pas lâcher la barre. Elle aime ça, me dit-elle. « T’es pas tannée, Manon? »  » Non, non, j’aime ça! » Alors,  je suis relégué au rang de mousse et je change les voiles. En effet, depuis qu’elle est là,  le vent adonne mieux et aujourd’hui en particulier,  nous avopns fait de la voile presque toute la journée jusqu’à Hampton Road, de l’autre côté de la rivière , face à Norfolk.

Nous venons tout juste d’écouter la Météo qui  nous confirme des vents de l’Est en partant demain matin puis du sercteur Sud de 10 à 15 Nds pour les jours suivants, au moins jusqu’à jeudi. Alors, au pire, on se rend un peu plus haut que Cape May, notre première destination, en toute sécurité. Au mieux, on aime ça et on se retrouve près de New-York dans 2 ou 3jours.

Le mal de mer? Je ne crois pas que ce sera un facteur puisqu’à titre de capitaine du voilier, même Manon, ne peut pas sombrer dans le mal de ceux et celles qui se laissent brasser par la mer.  Quand à moi, même comme préposé aux voiles, je suis tout à fait immunisé. 

Entre temps, nous nous offrons une bonne bouffe ce soir à l’ancrage pendant que vous regardez les photos.