Sûrement la plus chaude depuis mon départ il y a maintenant 18 jours. En passant, 12, 9, 18, en route, ça ne fait pas de différence. Si ce n’était des contacts quotidiens ou presque avec la maison et vous tous, mes accompagnateurs, j ene pourrais dire si ça fait longtemps, un peu ou beaucoup que je suis en route. Comme j’en discuttais avec mes voisins de quai ce matin, cette route est pleine de découvertes et de changements de paysages, d’une journée à l’autre.
Présentement je descand la Neuse River depuis deux heures et pour encore une, à moins de 10Km/heure, porté par un léger vent arrière. Il ya de l’eau en masse, en largeur et en profondeur et Charly Brown barre ça comme un grand pendant que je me protège du soleil à l’intérieur du bateau. Un peu pus tôt, je me suis fait une aspersion à la chaudière avec l’eau de la rivière et quelques ablutions à l’eau douce du réservoir. Ce qui me fait penser avec un sourire à une conversation en « chatte » avec Frédéric à qui je parlais de mon quotidien et qui ne comprenait pas la notion de « lavage à la main ». On a bien ri. Le pôvre petit travaille très fort à l’école comme au camp d’entraînement. C’est pas facile de terminer en beauté son Sec V tout en étant super engagé au sport. Heureusement que ces jeunes ont une grande capacité à faire 2 choses en même temps. Ça nous a permis de jaser un peu sur « Facebook chat » pendant qu’il faisait son travail synthèse de fin de secondaire.
Là je vous quitte un instant car il y a un plus gros qui s’approche. C’est une double barge de Canadian Potash. Un de nos produit fertilisant qui est aussi important sur la bourse canadienne que nos sables bitumineux (ouash). Bon, il va un peu plus vite que moi alors, il est déjà devant après s’être laissé prendre en photo au passage et… oups, il en venait une autre en sens inverse. À 4 Nds, on a le temps de voir venir.
Le clou de la journée aujourd’hui, c’est Vernette, la caissière du Piggly Wiggly, le magasin d’alimentation des Carolines. Belle façon, et pas trop pressée, à l’ouverture du magasin ce matin, elle s’arrête net sur le prix des lames de rasoir que j’avais dans le lot de mes achats. « Non mais c’est pas possible, $9,95 de ces trucs-là monsieur! » « Je comprends que vous vous êtes fait pousser la barbe ces derniers temps. « Heuh, je ne sais pas madame, c’est assez cher en effet les lames de rasoir. » Vous me connaissez, moi et les prix des choses sur la tablette. C’est Renée, ma gérante du prix de revient. Alors, Vernette me demande d’attendre un instant et va vérifier. « C’est bien là que vous les avez prises? » « Oui, c’était le dernier paquet. » « Non, non, ça ne va pas attendez j’appelle le gérant. » Le grand gars un peu plus jeune que moi esquisse un large sourire et se met en chasse au juste prix. Il constate que le produit ne correspond pas à l’étiquette sur le présentoir. Il vérifie avec l’inventaire. Toujours pas de réponse. Le punch,à la fin, il me demande: « Qu’est ce que vous croyez être le juste prix de cet item? » C’est à moi qu’il demande ça, lui, le gérant du Piggly Wiggly. « Disons 5$, monsieur. » « Il est à vous! » me répond-il avec son grand sourire. Et un clin d’oeil à Vernette. « Merci ma belle! »
Tout ça a bien commencé a journée qui devait se terminer sur ce magnifique couher de soleil que je vous ai attrappé entre les voiles juste avant de jetter l’ancre quqand le soleil était déjà couché. Grosse journée, j’essaye de rattrapper du temps pour Manon qui arrive un jour d’avance. Et là, petit dîner rapide pour mis vu l’heure et grosfestin pour un Mega Bite de maringouins. Des vrsis, les grands, modèle allongé, pointu comme èa se peut pas. N=bon, une heure après le coucher de soleil, ça se passe ces choses-là. Alors plus qu’une demie-heure à me frotter tout ce que j’ai de peau exposée pour décourager les moustiques. Bien, ils ne se sont pas découragé. Même que c’était le chiffre de nuit qui était déjà rentré au boulot. Je ne crois pas que j’ai fermé l,Oeil de la nuit en essayant de me protéger en m’abrillant par-dessus la tête avec mon édredon. Beaucoup trop chaud. J’essaye avec un drap; beaucoup trop mince, les grands minces r.éussissent à piquer à travers. Beaucoup d’agitation, beaucoup de claques par ci par là. Beaucoup de tourne d’un bord puis de l’autre. Et finalement, le jour qui se lève.
J’ai entrepris ma jounée à 6h15 ce matin. Un record. À 17h30 ce soir, j’étais ancré à la sortie du Canal qui relie les RIvières Bongo et Aligator que je naviquerai demain. J’ai donné rendez-vous à Manon demain soir à Coinjock (1 h de route de Norfolk et une journée de voile le lendemain), vu qu’elle est en avance pour éviter qu’elle poirotte à là-bas en m’attendant.Elle a tout arrangé, incluant son déplacement avec un service de Limo de Norfolk car Coinjock, qui est réservé pour les VIP. Y’a pas de service Greyhound en plein milieu d’une Réserve nature de l’État. Et pour qui a bonne mèmoire, j’y avait fait toutes sortes de rencontres l’an dernier en descendant.
PS: J’y suis enfin arrivé après une longue route calme comme dans le Pot au Noir. Voir la dernière photo de la journée. Après une douche bien appréciée, j’ai fait un si bon temps grâce à mon petit japonais que j’ai e temps de prendre une bière avec le capitaine de Ocean Ground, un gros cruiser, qui m’y a invité en me dépassant vers midi dans la Rivière Aligator. C’est une proposition qu’ilm’a faite après une sympatique converstion qu’il a justement ammorcée en m’appelant sur le Canal 16 pour me dire qu’il était impressionné par la vitesse (5,9Nds) à laquelle ce petit 9’9 HP poussait mon bateau. Je l’ai fais rire en lui répondant que je n’était pas à sa vitesse maximum. Il m’ afait sourire de son côté quand, de fil en aiguille, en passant par d’ou tu viens, où tu vas, et nos expériences communes sur le Lac Champlain, il m’ dit que ce périple que je m’étais offert lui faisait penser au Film ‘The Bucket List »
Ça risque d’être une conversation intéressante devant cette bière qu’il veut m’offrir et qui va être bien bonne en attendant Manon qui vient de m’appeler entre 2 vols pour me dire qu’elle a un 2 heures de retard sur son prochain vol. Pas de problème, Manon, c’est tout arrangé de mon côté. 😉
2012 – Remontée de La Florida
Le retour au Québec en 54 jours de navigation côtière entre le 15 avril et le 3 juin.
Deux belles journées de voile
J’aime la voile pour des journées comme aujourd’hui avec juste un peu de vent au près. Si peu que je dois faire tourner le moteur au ralenti pour maintenir l’allure quand une « poffe » refuse au lieu d’adonner comme on les aime. Cela me rappelle les traversées entre les Îles Vierges et Marigot à St-Martin qui se faisait toujours à cette allure tout commre ma première traversée vers les Îles-de-la-Madeleine sur HERA, la première fois, en provenance de Rivière-aux-Renards. Ça avait été idilyque. Malgré les ponts à faire lever (Wrightdville Beach), ou à faire tourner (Figure height Island), l’ICW a des ses charmes bien particulier. Qu’il s’agisse d’un pêcheur qui prends le temps de vous faire un signe de la main ou encore cette dame là-bas, au loin, qui balaye son balcon au deuxième ou troisième étage et qui veut que je vois qu’elle m’a vu et qui fait de trés grands signes, de tout son bras. Comme si elle me reconnaissait. Ou bien encore le Capitaine de LADOU, un francophone de Kingston qui s’est fait prendre à reconnaître mon numéro d’identification qui commence par 32E, l’indicatif de cette région. Il me fait la causette en attendant que le pont tourne.
Je dois dire que ça fait peut-être un tout petit peu moins macho mais je dois avouer qu’après avoir essayé les deux, je trouve que cette route est beaucoup plus divertissante que celle qui remonte, à 5 miles à l’Est ou plus de la Côte. J’y retournerai à l’occasion mais ça ne me manque pas ces jours-ci. Puis, comment aurais-je pu voir une giraffe depuis 5 miles au large?
Ce soir je suis ancré dans Mile Hammock Bay, un ancrage très populaire en bordure du Camp Lejeune. ce qui fait que les petits gars pratiquent de la reconnaissance aérienne en hélico, ce soir. Autrement c’est un ancrage très calme et très sécuritaire près de New River Inlet, dernier arrêt avant Beaufort/Morehead City, mon escale fétiche. C’est de là que je vais pouvoir me brancher et vous faire parvenir les photos des deux dernières chroniques. Incluant une giraffe, un gars de Kingston dans un beau Cruiser (qui trouvait les mouches tannantes à Georgetown et la température fraiche ici cet après-midi, au pont qui mettait du temps à ouvrir) et quelques images d’un coucher de soleil incluant la collation qui va avec. Il y a tout de même quelques règles de la « marine à voile » qui doivent être suivies.
Prise 2
Ce soir, j’ai pris une vraie douche; pas un petit lavage à la main comme le faisait grand-mère avant l’invention de l’eau courrante. Je me rappelle qu’on avait ça, à la maison de mes parents, une grande bassine en grais dans lequel il y avait un grand pot pouvant contenir presque un 4 litres d’eau. Ça servait de décoration de table de nuit dans la chambre d’invités mais c’était aussi une invitation à se préparer à une petite savonnette discrète au cas où…
Alors, la mienne coullait douce et chaude, à Beaufort / orehead City, mon escale favorite où j’ai vérityablement l’impression d’avoir presque la moitié du chamin de fait. La marina municipale est très accueillante avec ses vieilles bagnoles que l’on vous prète pour aller faire les courses en ville. Puis une connection internet de bonne qualité qui me permet de vous envoyer des images des 2 derniers jours, incluant la giraffe, le Cruiser du gars de Kingston, le Sun Downer, « DoRiS », la belle multicolore, qui m’a tiré toute la matinée, tant que le vent demeurait trop léger pour un Génois,un toton accroché à un marqueur (je me sens moins seul) et finalement l’INFÂME » G-25 qui m’avait coupé le chemin en descendant l’automne passé. Vous souvenez-vous? En tout cas, moi, je me rappelle d’elle.
Et ultime privilège Grace, une pizza au four pour dîner. Pas la recette secrète de la famiglia mais tout de même, une pizza: « Dopo più di due settimane, ha cominciato a deludermi. »
Demain, la route de l’arrière pays du Cap Hatteras, pour les 4 ou 5 prochains jours. Chanceux si nous avons la chance de nous reparler avant Norfolk où Manon vient me rejoindre et changer mon quotidien considérablement. Si elle est prête pour son Stage : Croisière 201, elle va prendre en charge le bateau et moi, le bon live que Loulou m’a apporté.
BONI: Les photos qui devait accompagner la chronique d’hier: 
Des fois y’é pas d’addon.
Comme au cours des 2 derniers jours. J’ai quand même fait du bon temps pour me remettre dans mon horaire. Je ne veux pas ratter Manon à Norfolk. D’autant plus qu’elle arrive un jour en avance. Le tout au prix de quelques gallons d’essence (autour de $4 le gallon américain pour fin de comparaison).
Ma récompense, ce soir: un ancrage des plus charmants, à Carolina Beach. Puis la cerise sur le gâteau, mes amis de SUBTIL qui reviennent des Bahamas qui sont à la Marina juste à côté. On s’est fait ube petite conversation VHF. On aura peut-être l’occasion de faire un bout de chemin ensemble.
Hier soir, j’étais tellement fatigué de ne pas trouver un ancrage dans le canal au sud de Myrtle Beach que je me suis finalement attaché au Marqueur G-17 ppur la nuit. Il y avait un tel traffic du samedi au cours de toute la journée. Mais 18h00 étant venue, plus rien, le calme plat, sauf pour une chaloupe de pêche par ci par là. Alors, j’ai pris une chance et j’ai l’impression qu’il ne s’est rien passé de la nuit.
Content tout de même d’être sorti de ce long canal, probablement le plus long de la route de l’ICW, deux jours complèts. Maintenant, ça s’annopnce plus varié, plus près de la mer jusqu’à Morehead City mon escale favorite. J’y trouverai sûrement la bonne connection pour vous afficher quelques images des derniers jours. Incluant la photo d’un « A 16 » pour le plaisir des yeux de Marie-Christine qui rêve de croisière. Bien, ma chère, j’ai croisé le petit frère de ton dériveur dans le Canal menant à Carolina Beach en rentrant cet après-midi, complètement détrempé de la dernière heure vent debout en remontant la Cape Fear River.
Heureusement que j’ai suivi le conseil de Renée et suis resté à l’intérieur malgré l’appel de la sortie à l’inlet de Little River une heure après mon départ ce matin. Le 5 à 10 Nds de l’Est est monté à plus de 15 Nds et j’ai entendu des réponses de la Garde Côtière aux appels de détresse tout au long de l’après-midi sur le Canal 16. De toute façon, dans ce secteur il n’y a pas d’avantage à sortir en mer car le lagon ou le canal suit la côte.
Si la tendance se maintien, je devrais avoir un bon vent portant demain car à partir d’ici, la route tourne du Nord-Est et Est qu’elle était au cours des deux derniers jours vers le Nord-Nord-Est pour une journée puis vers l’Est de nouveau après demain. C’est pas toujours « franc nord » quand on y regarde de plus prés. Jetez un coup d’oeil sur la carte, vous verrez.
Deux belles journées de voile
La dernière fois, j’avais dit « vers Charleston » au sens de « en direction de » et j’y suis bien arrivé mais deux jours plus tard et au terme d’une longue journée de voile au vent arrière. La pluspart du temps en ciseaux, et passe la Gr’voile d’un bord, puis de l’autre. Mais j’aime ce jeux qui consiste à être plus vite que la baume qui passe soudainement. Ou mieux encore de rester en arrière assez loin que même innatendue, elle passe devant. À ce propos, j’ai eu un petit moment d’émotion en croisant le marqueur R-154 près du quel Manon c’était fait frappé en plein front l’automne passé. Elle en a gardé une trace, m’a dit Loulou.
Hier soir, j’ai dormi au quai publique de Beaufort jusqu’à ce que un jeune couple d’agents de sécurité viennent nous avertir, « Fascination », « Dùet » et « Brigadoon », trois petit aventuriers qui y étaient attachés, espérant que la rêgle de « non stop pour la nuit » ne soit pas enforcée, comme c’est souvent le cas aux quais municipaux. Mais là, la jeune femme qui m’a pointé sa lampe de poche dans les yeux à travers mon panneau de descente laissé entre’ouvert m’a vraiment sorti des bras de Morphée, à 1h30 AM. Vous pouvez aller vous stationner là-bas avec les autres si vous le désirez. Ça c’est permis. » Vous aurez compris qu’en disant « stationner » elle voulait dire aller rejoindre les auttres à l’ancre.
Cette expression l’a trahit et le Capitaine de « Fascination » en a profité pour lui faire le grand numéro de l’ancrage de nuit qui est risqué. Sans compter que de devoir quitter un quai avec un vent qui nous y colle pose aussi de grands risques. Alors, pendant que je me révillais et cherchais par quel bout j’allais sortir d’entre ces deux-là, le gars d’à côté avait obtenu une permission spéciale pour les trois, vu la température non favorable pour les manoeuvres de nuit. À la fin, la belle était toute en excuse pour avoir tenté de nous assassiner tous.
Après une bonne nuit de sommeil, finalement, je me suis levé tôt pour ne pas manquer le pont qui m’avait arrêté hier soir. Mais, celui-ci n’ouvrait qu’à 9h me dit-il. Mais toujours chanceux, une barge commerciale s’est pointée vers 8h.
Avec un autre plaisancier, nous nous sommes faufilés avec elle qui a priorité sur le traffic sur le pont.
La Marina municipale de Charleston, c’est un vrai spectacle avec ses bateaux de croisières courtes sur la rivière et ses Méga-Yatchs au quai extérieur et les coursier de la régatte St-Barth-Charleston aux quais intérieurs. Je faisait tellement « hors d’ordre » quand je me suis présenté au quai de service pour le plein et un sac de glace que le jeune préposé s’est excusé de ne pas avoir d’essence. Ils ne vendant que du diésel. Les petits hors-bords comme moi doivent aller à la Marina Ashley River juste à côté. Il a tout de même eu la gentillesse d’aller me chercher un sac de glace de 10lb à 3$+ pourboire. La bière ça peut se boire tablette, mais le lait, le yogourt et les délicatesses italiennes dans la glacière, ça en vaut le coût.
Vous êtes bien gâté(e)s
Deux chroniques dans la même journée. Grâce au pont de Beaufort qui n’ouvrait qu’à 18h. Grâce au préposé aux quais de la marina qui m’a sugéré le quai publique derrière. Grâce au capitaine de « Dùet » qui m’attendait sur le quai pour prendre mes amarres. Tu avais bien raison, Loulou, l’accent grâve sur le « ù », c’est en pour marquer l’accent tonique.
« Mais où sont passées vos équipières? » me lance-t-il tout de go en prenant mes amarres. En effet nous les avons remarqués pour la beauté des lignes de leur bateau et ils ont remarqué que nous faisions de la voile de notre côté. C’est ainsi que des liens se tissent au fil de l’ICW.
D »autre pat, je vous révèle en photo, la clé de l’énigme de la récupération de la drisse en tête de mât. Avec « mon ami » en vedette.
Puis je dois dire que j’en ai profité pour descendre mon drapeau canadien en lambeaux que A-M n’ a pas eu le temps d’aller descendre. Et installer le drapeau du DIKORAMA que Louise-Andrée m’avait gentilment apporté. J’espère qu’il se rendra jusqu’à Norfolk pour être remplacé par celui que Manon mapportera. « Au fait, Manon, c’est quoi, tes convictions politiques par rapport au drapeau canadien, toi? »
Demain en route vers Charleston ou en quelque part par là.
Entre temps, je vous envoie ces images de la terrasse de la Maison des dames bénévoles de Beaufort qui sont situées juste en face de la bibliothèque municipale qui a un WI-Fi ouvert jour et nuit. Cliquez sur la photo pour la solution de l’énigme de la drisse.
PS Pour un autre point de vue sur les premiers jours de la croisière aller voir sur http://tintinlemarin.wordpress.com/2012/04/18/jour-1/ la version de Martin.