MM 440

Pas très sexy ce nom de code de mon ancrage d’hier soir. C’est tout simplement pour dire qu’il se situe dans une petit ruisseau sans nom à la Borne kilométrique 440. Soit à 440 miles (terrestres, le Corps of Engeneers qui entretien cette voie maritime s’exprime en miles terrestres!?!?!).

Ce que ça nous dit c’est qu’on est a440 miles de Norfolk, l’origine de cette section de l’ICW. Ça correspond bien a ma moyenne du ne trentaine de nautiques post jour. Souvenez-vous, on était la dimanche il y a deux semaines.

Un endroit tout à fait charment cet ancrage que je partageais avec un Cabo Rico 46. Mon dieu qu’ils sont beaux ces voiliers avec leur long beaupré qui dépasse à l’avant puis plein de fioritures ici et là. Ah! Les gens riches et célèbres…

Là, il est 15h30, le vent est tombé je roule doucement à moteur vers mon ancrage pour cette nuit content d’avoir fait de la voile aujourd’hui. J’ai deux options, une à une demi-réussite d’ici puis une autre à une heure plus loin. Je vais voir comment je me sens rendu a la première et décider alors en conséquence.

Ça c’est un des avantages de mon Guide de croisière "Active Captain" qui me propose tous ces choux que je n’aurais pas imaginé avec, en plus, les commentaires appréciatif de la communauté de "boaters" qui l’alimentent.

Donc après une nuit tout à fait calme malgré le vent du nord qui a tenu jusqu’au matin, j’en ai profité pour faire de la voile aujourd’hui. Au point que je ne me suis pas arrêté à Charleston. De tout façon, c’est un endroit trop cher pour mes moyens et pas facile pour faire du tourisme non plus. Tout est loin et en taxi.

Alors je vous laisse la photo de l’endroit où je ne me suis pas arrêté. 🙂

Oyster Roast!?!

Moi aussi je me suis demandé ce qu’on pouvait bien vouloir dire avec un « oyster roast ». Mais si on m’invite à manger des huitres, je suis prêt à la découverte du « roast ».

En fait, c’est pas tout à fait un roast. On les fait plutôt boullir une douzaine de minutes où, jusqu’à ce qu’elle commencent à s’ouvrir d’elles-mêmes. Brillant, car ça facilite la procédure d’ouverture avec le couteau.

Au goût, il n’y a pas de différence. On est juste un peu surpris lors des premières bouchées de se mettreune huitre chaude en bouche. Ce qui n’est pas dans nos habitudes, nous qui les mangeons traditionnellement crues, sur un lit de glace.

Pour le reste, regardez les photos, vous êtes en plein partie d’huîtres autour de la table avec un verre de Pinot Grigio ou une bouteille de bière mexicaine.

Combien de douzaine en ais-je mangées? Je ne saurais dire car j’étais très occupé par une conversation politique avec Gérald, un libertaire de Charleston qui avait fait une heure de route pour venir manger des huitres avec son fils qui habite ici.

Puis aussi la conversation en français avec un des deux couples organisateurs de l’événement. Ils ont décidé de fonder leur propre école secondaire privée avec une concentration en arts (littérature et théâtre) de niveau secondaire.

Ils n’étaient pas à l’aise avec ce qui se faisait localement. L’activité d’aujourd’hui est une source de financement populaire à cet effet. Est-ce que tout ça vous dit quelque chose ou êtes-vous comme moi abasourdis par cette façon un peu différentes de la nôtre de réagir à un système d’enseignement qui ne nous convient pas?

J’imagine deux couples de St-Fulgence, insatisfaits de leur école secondaire…

Bon pour revenir aux huitres, sur la photo en gros plan, notez le petit crabe qui est une belle surprise rare et appréciée dans une partie d’huîtres en Caroline du Sud.
Il a un petit goût, piquant.

J’ai été privilégié, j’en ai trouvé un dans ma troisième douzaine. Ce qui ne m’a pas empêché de continuer la dégustation.

De New York à Annapolis à la voile

>
> Aujourd’hui, c’est un cadeau.
>
> Cadeau pour moi d’abord que ce savoureux texte de mon ami Jean-Marie qui me donne congé d’écriture ce matin.
>
> Jean-Marie, tu m’as fait éclater de rire et tiré une tite larme à la lecture.
> Tout ça devant un Caffè latte dans un charmant et chaleureux petit resto de Front St, Georgetown, SC.

Philippe

>
> Bonjour à tous,
>
> Tel que promis , voici les photos et le récit de mon périple en voilier avec Philippe. Comme il serait difficile et long de commenter chaque photo, j’ai pensé qu’un texte pouvait mieux synthétiser les impressions notables que m’ont laissées ces 2 semaines passées sur un bateau et que cela vous permettrait de mieux suivre les images aux quelles vous avez accès en cliquant sur les liens http://img.gg/tONvslK et http://img.gg/H6zSTN9 . Je joins également un plan avec le parcours et les étapes de cette aventure. Je vous souhaite bonne lecture et bon visionnement. A la prochaine. JMD
>
>
>
>

Mon voyage à la voile.docx

trajet voile.pdf

South of the Border

La réponse c’est : Non, Roland, je n’ai pas vu Pedro. Il ne ma pas prévenu depuis les derniers 100 kilomètres. Je sais toutefois qu’en passant à Little River Inlet, je passais en Caroline du Sud.

Le paysage sociologique change aussi. On s’éloigne des pêcheurs et on entre plutôt dans la villégiature. Puis ça m’a pas été long que j’ai vu mon premier Casino flottant (premier départ à 11h AM).

Puis ma premiers soucoupe volante et un peu plus loin, les Golfs, dont un des favoris de Jean à l’époque. Là où le 4some doit prendre le téléphérique pour traverser l’intracostal afin de rejoindre le Trou #1. Et je n’ai pas atteint Myrtle Beach encore. C’est pas peu dire…

Heureusement que j’ai pu faire un peu de voile ce matin avec un vent du Nord-ouest la direction de la rivière s’y prêtait pour la trois premières heures. Mais après, mauvais tournant ou trop de forêt au vent. Ce qui m’a ramené à Trawler. Je dois dire que le passage des Carolines n’est pas le plus favorable à la voile, sauf exception.

Mais j’ai un beau petit ancrage en vue ce soir. Un peu hors de porté des WiFi par contre. Ah! La vie à la voile est faite de compromis constants.

He! Souffrances!

Peletier Creek – Prise deux

Devant le grand intérêt soulevé par la Crique à Peltier, laissez moi vous donner quelques détails supplémentaires. Surtout que Jean-Marie m’a mis sur la pistes avec l’image qui est notre photo du jour, aujourd’hui.

D’abord, je crois que Loulou a raison. Notre ancêtre qui est venu s’établir ici a dû y entrer dans cette petite crique, en canot d’écorce. Ça correspondrait avec la version du gars qui m’a servi l’essence dans la crique voisine et qui m’a informé que les premiers colons à venir d’établir dans ce coin de la Caroline étaient des Anglais et des Espagnols venus de New York.

Un Canayen aurait très bien pu venir avec les Anglais. Faudrait voir quelques étaient les Premières Nations qui vivaient ici à l’époque pour comprendre pourquoi il n’est pas remonté livrer ses pelleteries mais a choisi plutôt de les vendre aux Américains.

Maintenant, pour revenir à la plaque de St-Rock-des-Aulnaies, tu es en plein dans le mille J-M! Un ami qui s’intéressait sérieusement à la généalogie m’avait expliqué y a quelques années, qu’il y avait eu quatre Pelletier qui étaient venus de France il y a une quinzaine de générations de cela. Et qu’effectivement, ses recherches me liaient directement à ce Guillaume Pelletier, le père de Jean qui, lui, s’est établi à St-Rock.

C’est pas surprenant que lors du pèlerinage estival dans le Bras du Fleuve pour rendre visite aux frères et soeurs de Marie qui étaient restés collés au Temiscouata il y avait toujours cet arrêt réglementaire à St-Rock sous prétexte de se reposer un instant de la route. C’était la visite aux ancêtres de Robert qui lui, avait amené sa gang à Drummondville.

C’est lors de ces arrêts bien avant qu’on installe cette plaque, que j’ai appris que mon grand-père s’appelait Joseph et que son père à lui, s’appelait Louis sous Jean. Le Jean dont parle la plaque, justement.

Pour revenir à Guillaume, quand j’ai fait sa connaissance, j’ai cherché peu et j’ai trouvé une biographie sur le net, accompagnée d’un portrait au fusain dû gars en question. Ce que j’y ai découvert c’est qu’il est venu en Nouvelle-France comme engagé. C’était quelqu’un qui travaillait le bois. Un charpentier. Mais ce qui est amusant c’est que sur le portrait, il ressemble. étrangement à mon jeune frère Daniel, l’ébéniste de la famille. Celui qui était Monsieur Skill au magasin Sears, à l’époque. On a beau dire, mais la génétique, c’est fort.

Ah! Oui. Un autre détail amusant. Pour le distinguer des autres Guillaume qui devait être un nom populaire à l’époque, celui-ci était connu comme Guillaume le Gobeloteur.

Bon OK, quand aurez fini de vous rouler par terre pour honorer la génétique…
Moi aussi, je l’ai trouvé drôle.