21 mars, mais c’est le printemps!

Heureusement que je tiens le livre de bord sinon je n’aurais jamais remarqué

Le soleil s’est levé magnifiquement chaud ce matin. Au moment de prendre la route toujours vers le Sud il nous grille le profil gauche ardemment.

Vers 10h, c’est une colonie de dauphins qui nous accueille juste avant de passer le grand pont qui vous amènerait dans les Keys si vous nous suiviez en auto.

Intéressant de voir comment ces mammifères attirent toujours notre regard réjoui à chaque fois qu’on les aperçois en train de se nourrir. Une activité que nous prenons comme un ballet pour nous divertir.

En fait, on pourrait se dire « t’en a vu un tu les à tous vus » tellement ils se ressemblent vis d’ici. Mais non, les magie jour toujours. Heureusement!
Par contre, pour la raie que J-G a aperçu tout à l’heure, ça c’est spécial. Mais dans moins de 10 pi. d’eau hors du chenal, tous les espoirs sont permis. Gardez l’oeil vigilant.

La croisière est beaucoup plus relaxe ce matin. Même une grosse journée de route hier ne nous a pas porté assez loin pour espérer nous rendre à Key West dans le temps disponible. Alors on a révisé et nous ferons demi-tour dimanche a Marathon.

On est deux vieux retraités à bord, après tout. Fait pas stresser.

Après la classique sandwich aux tomates en traversant le Bottonwood Sound nous avons le même impression de revoir le paysage des Îles. En effet la navigation à l’intérieur des Keys se fait dans 6 à 8 pieds d’eau turquoise avec des îles partout à l’horizon. Habitées à l’Est, sauvages à l’Ouest, une invitation à venir y flâner une saison.IMG_20140321_100541

Je lisais une revue à ce sujet la semaine dernière où un habitué disait que naviguer dans les Keys, c’est comme les Bahamas avec la traversée du Golf Stream en moins. Hum… Intéressant.

Jour 2 – Tous les espoirs sont permis

09:00 – Départ de la Marina de Palm Beach après avoir complété les services. Prêt pour le large. En effet, la quantité de ponts à faire lever pour nous rendre à Fort Lauderdale est trop embarrassante. Puisque Mr Météo nous le permet nous prendrons la route extérieure. Libre des entraves terrestres.

09:45 – Cap 185 Mag. (177 Vrai), d’une manière ou d’une autre « on s’en va dans l’Sud ». Le vent du Nord-Est nous suit à la même vitesse que Sea Drifter, soit 6,3 Noeuds. Pas assez pour soulever une vague. Les seules qui nous viennent par moment sont le fait des bateaux de pêche sportive tous heureux de pouvoir sortir eux aussi après deux jours en attente de la fin de l’avertissement de risque de tornade.

11:00 – On se laisser bercer doucement par une petite vague de trois-quart arrière depuis la sortie. En approche de la longue jetée de Lake Worth un marqueur que nous ne pouvons pas manquer, visible à plus de 10 Miles

C’est l’heure de la pause café. Le mousse va préparer un bon Latté pour son Capitaine qui tient la barre à un mille max des côtes au-della de la ligne de profondeur de 30 pi.

12:00 – Lantana, Hipoluxo. Boynton Beach, nous sommes en pays de connaissances, en plein au coeur La Florida des Québécois qui aiment lire leurs nouvelles en français dans Le Journal de Montréal. Surtout que la campagne électorale vient de prendre un virage.Architecture

13:00 – Tiens, voici la partie plage favorite de Michel, mon petit frère qui habite Boynton Beach. Nous passerons bientôt DelRay Beach et Boca Raton. Le tout sera complet.
C’est amusant de faire le périple à partir de la mer plutôt que par la A1A, moins achalandé et plus près des plages. Tout cela sous l’oeil vigilant du Blimp qui nous survole pour offrir ses pubs aux baigneurs.

Le vent tourne du Sud-Est et fraîchit légèrement. Une petite vaguelette nous fait valser un peu plus que dans l’Intracostal mais rien pour nous donner le mal de mer. Je n’en dirait pas tant de Renée si elle était à bord mais elle sait mieux faire que de se laisser « enfirwaper dans des patentes de même ».

15:45- Il me semble que c’est Fort Lauderdale qui se pointe là-bas au loin. Mon Capitaine me confirme que nous n’en sommes qu’à 6 Miles. Nous allons être là à l’heure prévue.
Un bon Capitaine compétent. Puis pas trop tannant non plus.

18:00 – À l’ancre dans la petite baie intime de Sylvia, nous regardons les autres bateaux déjà ancrés avant nous.Sylvia

Un québécois sur son catamaran puis quelques résidents et des passants comme nous. En entrant, nous avons eu une petite leçon d’entrée dans une baie inconnue. Favoriser les abords des quais. Le touriste qui nous a précédé a tenté de passer au centre de l’entrée et c’était Tow Boat US qui le dégageait quand nous sommes entrés.

L’endroit est calme malgré les courants de marée et nous allons y passer une nuit fort calme.

Demain matin, départ aux aurores, nous essayerons de faire de la route pour nous avancer vers notre destination ultime.

C’est parti…

La menace de tornade est derrière nous ou presque. La pluie s’est abattue sur nous la nuit passée. Allons les gars de la marine, l’heure du départ a sonné. Direction Fort Worth ou Palm Bach où nous avons une Marina qui nous attend.
Je préfère l’Intercostal en Trawler. On n’a pas à tirer des bords, donc on peut se laisser aller au gré des bouées sans trop s’en faire. J’ai dit que j’étais fasciné du fait que de là-haut, on ne semblait pas bouger. On n’entend même pas le bruit du moteur. 
Puis on regarde défiler les villas des riches riverains. On n’a pas besoin d’être en admiration devant le rêve américain mais on peut quand même admirer l’architecture.
Au fil de l’eau, nous atteignons sans difficultés Palm Bach pour un premier jour de route après avoir passé le long de Jupiter Island en nous demandant si nous avions bien reconnu la maison de Céline ou le Yatch de Tiger.
Je ne peux jurer de rien mais je peux vous assurer que « MADCAP » Tigerque nous voyons à quai n’est pas celui de votre golfeur favori. Le sien est plus grand et est à vendre si vous êtes toujours intéressés.
Parlant golf, j’ai pensé a ma blonde et aux amis de Vero Beach qui doivent continuer sans moi à frapper la petite balle quand j’ai vu les carts sur la berge aujourd’hui. Golf
Quand je pense que j’ai joué 86 la veille de mon départ et que sur ce, j’ai dû abandonner pour aller faire du bateau avec Jean-Guy. Quel belle abnégation.
Gardez l’écoute, demain on vous amène dans a Florida des Québécois, de Fort Lauderdale en descendant…

Et si je me laissais emporter…

La Florida tire à sa fin encore une fois mais la tempête de neige annoncée ce matin au Québec m’incite à retarder la remontée vers le Nord.

Question de vous réchauffer un peu vous aussi, je vous invite à monter avec moi à bord du Trawler de mon plus fidèle compagnon de bateau. Jean-Guy qui est venu à mon secours l’été dernier dans le Bas du Fleuve, a fait le grand saut à son tour et à choisi de vivre sa vie active « post-boulot » en mode « eau ». Sea Drifter, son Marine Trader de 34 pi est au quai juste à côté, à une petite heure de route d’ici, à la Marina Loggerhead de Stuart, FL. 

Il m’a proposé de l’accompagner pour une randonnée d’une dizaine de jours dans les « Florida Keys ». Gardez l’oeil attentif, l’histoire du périple va commencer à vous arriver au début de la semaine prochaine. 

Entre temps, vous pouvez aller jeter un coup d’oeil à bord en cliquant sur la photo du bateau.