Tornado Watch

Tornado Watch. Les deux petits bateaux ont quitté l’ancrage à 7h30 se matin dans l’espoir de rejoindre Charleston ce soir-même. Tous les deux nous avons des complètes à faire chez West Marine et pour ma part, j’ai Manon à accueillir à bord au milieu de l’après-midi. Nous partons danse la brume dense au point que nous marchons à vitesse r;duite pour les deux premières heures avec « His way » qui mène la course avec des yeux de lynx et « Brigadoon » qui ferme la marche et surveille l’arrière pour les cruisers qui sont plus vite que nous et qui vont nous rattraper en route. C’est amusant de constater combien on se sent moins seul ainsi dès que le temps devient un peu plus incertain. Au milieu de la journée, le temps tourne au beau: nous serons à Charleston à 17h30 ce soir. Puis, au fur et à mesure que le temps avance la brume se rétablit malgré que le vent de face prend de la force. Ce qui a pour effet de nous ralentir au point que ce ne sera plus sécuritaire ou du moins confortable de rentrer en vile ce soir. Nous optons donc pour un ancrage forain parmis ceux suggérés par «Skipper Bob », un guide des ancrages plutôt raisonnable et assez descriptif pour que nous puissions prendre nos propres décisions. Une heure plus tard , deux jeunes dames à bord de « Nora », un voilier d’une quarantaine de pieds qui nous suit depuis quelque temps, me font un commentaire empathique en passant suite à une vague un peu rude que m’a fait le cruiser qui les précédaient. J’en profite pour les brancher sur Landon devant et parler météo car il s’y connait mieux que moi. En effet, il leur demande de vérifier sur leur écran radar ce qui s’en vient dans les prochaines heures et elles confirment que ça va brasser mais que nous avons une bonne heure pour rejoindre l,ancrage visé et qu’en effet, elles le connaissent comme .tant un endroit sécuritaire. Connaissance locale! Nous enfilons donc le Long Creek aussi loin que possible jusqu’à un endroit où il y a deux mouillages d’indiqués sur la carte. Lorsque nous atteignons l’endroit, nous constatons qu’un des deux mouillages est déjà occupé par un résident local qui y a établi résidence à bord d’une espèce de maison mobile sur flotteurs. Je choisis le mouillage pendant que on jeune compagnon de route préfère faire à sa façon et jeter deux ancres à la bahamienne pour passer le mauvais moment. Car ce sera peut-être un mauvais moment, nous prévient Monsieur Météo qui nous annonce un avertissement pour les petite embarcations jusqu ‘è 15h00 demain à cause de la brume . Mais plus tôt un avertissement d’orages, grêle et formation possible de tornade justement dans le conté où nous nous trouvons.. C’est sérieux! Branlebas de combat bord des voiliers. Pour ma part je sécurise une seconde amarre autour de l’anneau du mouillage qui a évidemment été dessiné pour beaucoup plus gros que moi. Suggestion de mon compagnon de route qui fait de même sur son voilier, je boudinne ma Grand’voile avec un cordage pour la resserrer encore plus et éviter que le coup de vent ne dégage l’enveloppe et que le tout se mette à battre et tirer sur le bateau. Je sors ma plus grosse ancre de la soute et son cordage de même et je la prépare à être jetée du cockpit (une autre suggestion de Mon jeune compagnon dont la formation militaire à développé ce sixième sens de la prudence et de la double sécurité) au cas où j’entendrais l’alarme de dérive que j’ai programmée sur mon GPS. Il est 22h 17, l’alarme météo est valable jusqu’à 23h30 et jusqu’à date ça a brassé un peu mais tout tient bien. Faut dire que le météo nous fait des « avertissements’ » qui ne sont pas (heureusement) des promesses. Ainsi, je peux toujours me dire que j’en ai fait plus que requis plutôt que de me dire « j’aurais donc du… » Puis, comme le dit Landon: « Quelles histoires à raconter ensuite. En fait , je le soupçonne de vouloir en voir de toutes les couleurs pour pouvoir le raconter sur écran géant. Mais d’autre part, j’apprécie son soucis du moindre détail. Je n’irai pas comme il l’a fait jusqu’à sécuriser mon mât avec des cordages vers l’avant et l’arrière du bateau pour renforcer la tenue de l’était et du pataras… tout de même. Pour ma part, je constate à 23h30 que les choses semblent plutôt s’apaiser et que je pourrai rentrer en ville en temps, demain matin. Une vérification avec la Monsieur Météo confirme qu’effectivement, la veille météo est terminée depuis 23h00 et qu’il ne reste que de la brume pour possiblement nous déranger demain matin. Je vais dormir là-dessus. Demain matin on verra bien où on en est avec tout ça. Quitte pour une bonne peur et mon jeune ami texan (Austin, TX) va devoir attendre une autre occasion pour sa prochaine histoire d’horreur. Post script Beep, Beep, Beep, je me réveille au son d’une alarme. Pas celle qui m’avait réveillé hier vers 3h00; c’était mon cellulaire qui me prevenait qu’il avait besoin d’une recharge. Ça n’a pas de coeur ces appareils électronique , de nous réveiller e plein milieu de la nuit pour leur besoins de base. J’imagine que ça doir çetre de même pour les gens qui ont leur pitou à bord. Non, il s’agit bien de mon alarme d’ancrage qui me prévient que je me suis déplacé de plus des 20 mêtres programmés. Mais je n’entend pas de vent ou autre bruit suspect. Tout de même, je sors rapidement hors de ma couchette et un coup d’oeil circulaire me permet de voir que tout ce qui s’est passé c’est que le courant à renversé dans le cours d’eau et que je suis passé de l’Est à l’Ouest de mon mouillage. J’avais mis l’alarme un peu courte. Mais bon, vaut mieux une fausse alarme qu’une alarme qui oublie de déclencher. Il est minuit et demi, je me remets au lit sur cette réflexion hautement philosophique qui vous le comprendrez ne pas pas tenu éveillé longtemps BHEU! BHEU! BHEU! Oh! Shit! Ça s’est sérieux normalement c’est quelqu’un qui veut vous prévenir qu’il y a une collision iminente. Comme quand votre ancre drague et que faute du petit beep, beep, beep intérieur de votre alarme, c’est votre voisin sous le vent qui vous a vu venir et qui vous appelle. LÀ, je saute du lit et ouvre glisse d’un trait l’écoutille de descente pour voir un bateau qui passe très près de moi. Je reconnais mon jeune ami texan qui est à la barre de son bateau et qui me dit: « Mais tu dors bine dur! Je t’ai appelé, à la VHF, j’ai sifflé avec mon sifflet d’homme à la mer, heureusement que j,avais encore de l’air dans ma corne de brume. » « En effet, c’est pas une qualité de capitaine, Landon. Mais dis-moi pourquoi tu me tournes autour comme cela en plein milieu de la nuit. » Il doit être dans les 2h00. Il me réponds qu’il a été réveillé par son alarme d’ancrage et s’est vu en train de déraper à la vitesse du courant sans aucun bruit d’ancre qui drague ou quoi que ce soit. Le temps de mettre le moteur, il avait eu le temps d’aller s’échouer la proue d’abord, dans le bord du marécage où nous étions ancrés. Pas dramatique mais difficile à expliquer car il vente mais moins de 10 Noeuds. Que s’est-il passé, rappelez-vous qu’il avait 2 ancres à l’eau en « V », à la bahamienne, pour double sécurité (à la militaire). « Tu ne peux pas avoir dragué sur 2 ancres ni cassé 2 cordages, jeune homme!?!? » « Non, rien de ça, quand je me suis réveillé, mes deux cordages d’ancre manquaient. Plus rien sur la bite où je les avait taqués !?!?!? » On s’est assis, j’ai fait du café, on a regardé ça sous tous les angles et nous en sommes arrivés à la conclusion (pour l’instant) qu »il s’agit d’une des 3 possibilités suivantes: 1- Des petits bonshommes verts venus de nous ne savons pas où sont rersponsable pour cette mauvaise plaisanterie (me première hypothèse). 2-C’est la volonté de Dieu tout puissant de donner à Landon des occasions d’apprendre et de devenir un homme meilleur (sa première hypothèse de « bible belt kid ») 3-Il ne maîtrise pas bien la technique du « Noeud en huit » surtout la partie finale où l’on boucle en sens inverse pour barrer le bout afin qu’il ne glisse pas (notre hypothèse la plus plausible au déjeuner, ce matin). PPS Après une observation plus minutieuse à la marina à Cherleston, je me rends compte qu’il y a une explication plus simple encore. La bite sur le bateau de Landon est beaucoup trop petite pour la grosseur des cordages qu’il veut y enrouler. Ce qui fait que peu importe sa façon de taquer, il ne peut pas le faire sécuritairement

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Clam showder

Je dois commencer à me sentir dans le mood des descendeurs puisque après avoir souri pendant le dernier mois en entendant les paires de bateaux qui descendent s’appeler mutuellement en route pour décider ensemble du prochain ancrage ou échanger quelque mondanité que les opératrices de la radio ont à l’esprit, me voilà aujourd’hui descendant en tandem avec « His Thing » un autre bateau de 24 pieds. Ça doit être le fait que nous étions les deux plus petits bateaux au port à Georgetown qui nous a fait nous rencontrer mais c’est certainement le fait que j’ai rencontré un jeune homme des plus intéressants qui fait que nous sommes ancrés ce soir tous les deux dans un petit ruisseau isolée, Minim Creek, en direction de Charleston. Je l’avais invité pour un « Sundowner » et il a apporté ce qu’il croyait le plus approprié: une bouteille de Shiraz (dans laquelle nous avons placé un message et lancé à la mer près d’une Inlet par où elle risque de sortir) et une boite de Maine Clam Chowder. Alors ceux qui me connaissent assez bien pour avoir participé à mes approvisionnements de randonnées à la voile savent que ce sont deux élémrnts que vous êtes certain de trouver dans ma cantine de bord. Le Clam Chowder est un must en tout cas; c’est mon repas fétiche à la voile. Amusant que ce soit ce qui lui est venu à l’esprit. Probablement que nous avons fait bonne connaissance depuis les dernières 30 heures. Toujours est-il que parle, parle, jase, jase, je l’ai invité à dîner à bord: pâtés de crabe accompagnés de salade de choux et tomate avec une salade de fruits de mer en entrée. La conversation à été des plus intéressante et variée en passant par son projet de lancer une organisation humanitaire qui apporterait, en voiliers, des médicaments aux pauvres gens des deux côtés du Golfe Persique où il a été impressionné par ce qu’il a vu de richesse et de pauvreté qui pouvaient s’y côtoyer aussi aisément lors de son stage de militaire là-bas. Pour ma part je lui ai parlé de mes rapports avec la Garde côtière pour le rassurer que la voile c’est beaucoup moins dangereux que l’on pense, malgré ses expériences récentes qui l’ont un peu traumatisé dans la tempête dans le Pamlico Sound. Ce grand lagon que je traversais à mon tour sous DRS quelques semaines plus tard. J’essayais de lui faire voir que malgré toutes nos bévues ou manque d’expérience, tant que nous sommes en eaux canadienne ou américaine (incluant les Bahamas), ils sont là qui veuillent sur nous, toujours prêts à venir nous rescaper. Tout est beaucoup question de chance ou de timing. Comme me l’expliquaient sur les quais ce matin les propriétaires de « Les Misérables »qui, partis de Chicago, se sont fait prendre au beau milieu du Canal Érié; lors de la tempête Irene L’endroit que vous croyeriez le plus sécuritaire lors d’un ouragan. Détrompez-vous. Ils ont dû faire déplacer leur bateau par voies terrestres jusqu’à Anapolis, le point d’eau le plus proche pour continuer la descente vers le sud. Joyce me disait que certains ont payé jusqu’à 500$ du pied pour ce dépannage. Ils étaient un grand nombre de descendeurs dans ce canal quand il a été endommagé au point qu’une section complète est encore à sec. Tout ça pour vous dire que je dois commencer à me sentir un peu seul si je commence à participer de façon si personnelle à la vie des « Snow Birds ». Heureusement que Manon vient me rejoindre dans deux jours à Charleston. Elle a réussi à me rejoindre au cellulaire ce soir dans ce petit ancrage, Minim Creek, dans le milieu de nulle part. Vraiment le dernier endroit où je m’attendais à entendre sonner mon cellulaire. Elle arrive à temps car depuis trois jours, ou bien le vent est mort ou bien il souffle légèrement du Sud. Donc, pas de voile du tout depuis trois jour. Ma moyenne tombe dramatiquement comme monte mon compte d’essence. Par contre, à partir de jeudi, tous doit changer de direction et on attend du vent du Nord et du Nord Ouest donc, on va se payer une descente dès ses premiers jours à bord. J’ai bien hâte de voir comment elle va aimer ça. La dernière fois, c’était il y a près de 25 ans, à bord de Maïté, dans les Bahamas avec Loulou, qui était sa copine à l’époque et Gilles mon partenaire de voile d’occasion cette semaine-là. C’est elle qui nous avait cuisiné cette fameuse bouillabaisse de barracuda qui nous avait enchanté pendant qu’elle soignait son mal de mer dans la couchette avant. Un repas mémorable quand on se rappelle que le lendemain, à Marina Cay, les locaux au resto qui ne servait que du poulet de cinq façon différentes pcq les pêcheurs ne sortaient pas l’hiver, nous avait expliqué qu’on ne doit pas manger de barracuda de plus de 18  pouces de long car plus grand, ils risquent d’être venimeux (à cause du genre de petit poisson dont ils se nourrissent qui eux-même se nourrissent de corail) et de provoquer de graves maux d’estomac. Ce qui nous avait tous chaviré à entendre jusqu’à ce qu’ils nous rassurent que si nous nous portions toujours bien 24 heures plus tard c’était dire que le nôtre était une exception. Ce qui a permis à Loulou de reprendre ses esprits et ses couleurs qui étaitne passées au vert juste à entendre les histoires d’horreur du party du village de l’an dernier qui avait envoyé plus de la moitié des convives à la clinique.

Les journées se suivent…

J’avais trouvé la journée particulièrement difficile hier que je m’étais dit qu’aujourd’hui, je prendrais ça cool. Surtout que je suis au moins deux jours en avance sur mon horaire pour Manon qui vient me rejoindre à Charleston. Puis ce matin au réveil, je me trouvais encore un peu en manque de repos ce qui venait confirmer la chose. Non pas que j’avais passé une mauvaise nuit, au contraire, l’ancrage que le gentil monsieur m’avait indiqué était d’un charme et d’un calme inimaginable. Je me suis réveillé ce matin exactement au même endroit qu’au coucher sans même avoir tourné de 5 degrés dans un léger courant qui m’a tenu en position de confort toute la nuit. En fait, j’en profit pour le dire, j’ai passé la plupart des nuits dans des ancrages tout à fait calmes ou encore comme ce soir, à Georgetown, au quai publique d’une petite ville très calme la nuit.

Non, le gros branlebas de combat, ça été quand je me suis rendu compte en partant pour dîner avec Landon, un jeune marin de 26 ans qui en est à sa première descente et qui s’est présenté au quai pour attraper mes amarres au moment de mon arrivée, je me suis rendu compte que j’avais barré mon bateau avec les clés à intérieur. Mais on va pas s’en faire trop avec ça, Jake, le gars qui est avec Martye, la fille qui est skipper du bateau de 40 pi devant moi au quai est un local et il travaille au petit resto ou justement nous allons dîner. « Ne vous en faites pas, je vous aiderai à régler ça quand vous reviendrai tout à l’heure. » Bon je comprends que dans les écoles on a à porté de la main des coupe cadenas mais s’il pense qu’on va régler ça avec une scie à métal, on va pas se coucher tôt ce soir.

Alors, après un grouper qui était en spécial du jour et un gâteau au fromage et à la citrouille (!?!?). Ouis ouias riez toujours, tant que vous n’aurez pas goûté à celui du Big Tuna Raw Bar de Georgetown (où travaille Jake) vous n’êtes pas qualifiés pour commenter. C’étais « délicious »!

Puis l’histoire d’horreur du jeune homme qui a passé trois jours à se sortir d’un échouage provoqué par le dernier ouragan de la saison dans le Pamlico Sound. Et qui en est enfin sorti en marchant dans l’eau en « wet suit » dans 4 pieds d’eau à marée haute et en tirant sur son bateau au bout d’une corde à chaque vague qui le soulevait assez pour le dégager. Ou bien il est d’une imagination incroyable pour avoir inventé ça ou bien il a des nerfs d’acier pour ne pas lâcher dans une situation si désespérée. Toujours est-il qu’il a finalement tout réparé et que son rafiot, un truc pas plus grand que le mien est assez en forme de nouveau pour l’amener à Key West. J’opterais pluttôt pour la deuxième option après avoir mangé avec lui car il m’apparait être un gars d’une volonté et d’une détermination rares sans aucune espèce de prétention ou de fanfaronnerie. Au contraire, je crois que maintenant qu’il a eu a force de passer à travers ce premier naufrage et d’en tirer les leçons importantes, il est pas mal mieux équipé pour le reste de sa carrière de marin qui n’a commencé que cette année.

J’avais décidé de m’arrêter à Georgetown dans l’espoir d’y trouver la fameuse valve manquante à mon réservoir de secours. Peine perdue, cette valve d’un design très particulier que les ingénieurs de Honda ont imaginé pour ce moteur-là est tellement différent des autres du genre que même le gars au comptoir des pièces se demande d’où je sors ça. Alors j’ai opté pour la solution pragmatique et je me suis acheté un bidon à essence en plastique et je n’aurai qu’à transvider une ou deux heures avant la panne. Puis, il m’a vendu une petite quantité de graisse spécialement conçue pour prévenir la rouille sur les connections électriques pour soigner mon P .A. qui s’était enrouillé les connexions. Ce qui était la cause de ses dérapages d’hier. Je demeure quand même peu impressionné que Raytheon fabrique un pilote automatique dont la connexion n’est pas à l’épreuve de la rouille (?!?!?). Quand même, il risquent de se retrouver dans un environnement marin, leurs équipements. Non? Va falloir que je parle de ça à Walter…

Autrement, la journée s’est passée en douce, à moteur, dans une rivière qui serpente à travers la forêt , la Wocawaw, un cours d’eau paisible aux images dignes des vieux fils d’horreur de l’époque de Dracula, avec les arbres typiques des marais dont on voit les racines plonger dans l’eau à marée basse et avec les grands filaments qui pendent des branches desséchées. Puis au beau milieu, la verdure qui reprend le dessus en poussant à même un marqueur rouge sans aucune présence de terre fertile d’où s’enraciner.

Je dois dire que même si faire du moteur dans un canal pendant trois jours consécutifs peu paraître répétitif comme expérience, dans ce cas=ci, je ne sais pas si c’est mon état d’esprit mais je trouve que ces trois jours ont été d’une variété inouïe. Non, la seule chose qui s’est répété ce fût la température qui est demeurée au dessus de tout ce que j’ai vu à date depuis le Richelieu.

Puis, touchez du bois, il n’a pas plu depuis je ne me rappelle plus quand, New York, si je me souviens bien mais ça fait un sacré bout de temps en tout cas.

PS Le gars avec qui j’ai dîné est à la marina et il m’a donné le code des douches. Quel bonheur de repartir à neuf de ce côté aussi.

PPS Jake est venu avec son coffre d’outil et en moins de deux, d’un coup de marteau sur un tournevis et avec une paire de pince à l’autre extrémité, on a fait glisser la tige de la penture de la barrure. Aussi simple que « tire la bobinette et la chevillette cherra ».

Ah! Quelle journée!

Il y en a comme ça, des journées où tout semble se lier pour vous faire la vie dure. Pourtant, au départ de mon quai offert par le resto où je me suis bourré hier soir, tout allait pour me mieux dans une perspective d’un dimanche au moteur sur un plan d’eau absolument calme sans la moindre ride sur l’eau. Rapidement, le soleil m’a convaincu de troquer mes Jeans pour mes Bermudas. La seule ombre au tableau c’est la valve qui connecte mon réservoir de réserve au moteur quand le principal me quitte soudainement. Indépendamment de l’endroit où je me trouve, ça peut être un rien ou une panique. Heureusement, ce matin, ça s’est passé juste devant une marina avec un courant qui me ramenait vers elle. Tout de même, ça m’a fait prendre conscience que la valve que m’avait vendu le gars il y a trois jours, en Virginie, n’est pas la bonne. Il avait pourtant bien vérifié que c’était le modèle de Yamaha. Mais il appert que Yamaha a plus d’un modèle et que celui-la n’est pas le bon. Alors, je me suis arrêté au trois prochaines marinas pour me rendre compte que ce n’est pas un modèle qui traine sur toutes les tablettes. Bien emmerdant quand même. En desespoire de cause, j,ai acheté un modèle générique dans l’espoir de pouvoir le bricoler mais en vain. Je vais devoir me passer de ce bidon de rechange et le remplacer par un bidon à transvider tout simplement.

Autre chose où je me suis trompé et je dois m’en excuser auprés de Pedro mais contrairement à ce ue j’ai dit antérieurement, ce n’est que ce matin à 10h00 que j’ai franchi la frontière entre les deux Carolines. Pourtant, c’est facile de voir qu’on a changé de monde dès les premiers miles. Même la berge couverte d’herbes longues au Nord se transforme en forêt en transition automnale avec une belle gamme de couleurs. D’autre part, fini les pêcheurs à la ligne et fini les bateaux soulevés aux quai de chacune des villas traditionnelles tout le long du canal. Ici, à partir de Myrtle Beach North, ce sont les grosses villas d’allure plutôt espagnoles avec un aménagements paysagés élaborés et ps de bateau. Faut dire qu’il n’y a pas d’inlet proche. Nous sommes dans l’arrière pays entre deux rivières.

Par contre, in reconnaît bien le style entrepreneurial de la Caroline du Sud avec ses Golfs dont un entre autre plus original qui demande à ses adeptes de traverser le Canal le téléphérique pour aller rejoindre la trou No 1. Plus loin, ce sont deux bateaux de croisière-casino qui attendent leur lot de joueurs.

Plus loi, en fin d’après-midi et après quelques ponts très coopératifs et dans un canal tracé en plein bois je n,arrive ps à trouver un ancrage pour la nuit. Finalement, un gars dans son petit croiseur qui me voit faire des pieds et des mains pour m’accrocher au bord du canal m’indique qu’il y a un bel ancrage moins de 5 mile plus bas, passé le prochain pont tournant. C’est là que je me retrouve, une bonne heure après le coucher du soleil un peu courbé e me sentant fatigué pour la première fois de la randonnée.

C’est là que je me trouve ancré enfin pour déguster mes « crabs cakes » que j’ai acheté en fin d’après-midi à Myrtle Beach Noth. J’ai attrapé ça en même temps que le café qui m’a fait m’arrêter en urgence. Je pourrais faire quelques jours sans bières, même sans vin rouge. Mais je n’arrive pas à m’imaginer manquer de café. Alors, quand je me suis arrêté dans un secteur qui m’avait l’air plutôt commercial, je ne me suis pas trompé,il y avait un centre commercial à une courte distance de marche.

Mais le meilleur ce n’est pas la facilité avec laquelle j’ai trouvé mon café mais plutôt le retour en arrière que ça m’a fait faire. D’abord, je n’ai pas fait attention quand le préposé m’a indiqué le parcours pour atteindre le centre commercial,en référant à un Mini-Putt, où je devais traverser la Route 17 au feu de signalisation. Mais c’est en m’approchant du Mini-Putt en question que j’ai reconnu la fausse bute très caractérixtique avec ses palmiers artificiels et ses goriles artificiels avec lesquels j’étais devenu très familier il y a une trentaine d’année quand Marie-Thérèse et moi nous amenions les enfants à la plage à Myrtle Beach. On faisait 1300 miles de route pour les amener à la plage. Elles aimaient bien la plage mais le clou de leur journée c’était, après les douches, la partie de Mini-Putt au « Gorilles ».Ce qui plus est, le jeu était un peu biaisé car le 18ième trou, le plus facile, offrait une partie gratuite à qui faisait le « trou d’un coup ».

Un papa qui aime ses enfants peut-il refuser de payer trois parties pour permettre à sa fille qui a gagné une partie gratuite de profiter de sa chance ou de sa dextérité selon le jour.

PS: Vous recevez ce billet dès lundi midi grâce à la gentillesse du Maître de port du Reserve Harbour Yacht Club  qui pour un petit 25 dollars d’essence me permet d’utiliser un quai aussi longtemps que je désire avec une connection WiFi à très grand débit afin que j’appelle ma blonde et que je vous fasse un petit coucou matinal. 

 

Samedi soir, on fête ça!

Je m’étais aligné sur une petite anse à tribord à environ 35 nautiques plus loin. Dans le milieu de nulle part en Caroline du Sud. Puis, en y entrant, je me rends compte qu’il y a un quai publique ou quelque chose du genre, juste là sur babord. Puis, la petite anse est plus grande que je l’avais imaginée et surtout très passante de bateaux de pêche. Car, aujourd’hui, c’est ce qui m’a frappé, tout le monde pêche ici. Est-ce que c’est parce qu’on est samedi ou parce que le poisson mords de façon plus enthousiaste qu’ailleurs.

Toujours est-il que ceux qui le pêchent le vendent au bar-resto où je suis amarré et où j’en ai dégusté ce soir pour dîner. C’est un endroit plein de locaux; il n’est pas dans le Guide de Skipper Bob. Heureusement. Tout ce que je peux dire c’est que je me suis arrêté en milieu de la dégustation d’une des dernières pétoncles. En fait, je me suis arrêté après deux bouchées sur cette dernière pétoncle, complètement « full ».

Là je vous ai fait un petit résumé de la journée qui s’est passée au moteur d’un bout à l’autre de 7h30 ce matin à 16h30 cet après-midi pour un total de 40 Nautiques tout de même parce que j’ai eu la marrée qui m’a aidé au début de la journée. J’ai dépassé Cape Fear et je suis bien penard au quai du Inlet View Restaurant and Bar qui m’offre le quai gratuit pour la nuit. Et le WiFi si je réussi à me connecter,

J’espère car j’ai de bonnes photos pour compenser mon manque d’histoire à raconter… pour une fois.

Incluant les belles locales qui m’ont demandé de prendre leur photo en sortant du restaurant lorsqu’elles m’ont découvert assis sur ma buche dans le stationnement où la connexion était à son meilleur pour télécharger les photos.

Puis la deuxième qui sort sa caméra, puis l’autre, alors, j’ai sorti la mienne…

PS: Pour vous situer si Cape Fear ne vous fait pas peur parce que vous n’avez aucine idée où ça se trouve sur la Côte atlantique, je suis ce soir, à environ 70 Km au nord de Myrtle Beach en Caroline du Sud,

PPS: Faut dire qu’en passant par la route secondaire, comme je le fais, je me suis retrouvé en Caroline du Sud sans trop m’en rendre compte car je n,avais pas Pedro pour me prévenir quand je passerais « South of the Border ».