Empathie ou solidarité ???

Ou tout simplement maladresse.

Vous avez été impressionnés de voir le front de Manon avec sa belle balafre en premier croissant de lune. Il n’en restera rien au printemps. Tout de même, j’ai été traumatisé de voir ma partenaire blessée en plein plaisir de voile. Pas ce que je veux qu’elle garde comme souvenir de son aventure à bord. Quoique avec le soin qu’elle a mise à faire les photos, je me demande à quel point elle n ‘y prendra pas une petite touche de fierté.

Ceci étant dit, nous voilà en route ce matin après une dernière conversation avec la dame qui est responsable de la Marina de Bruinswick, une business de presque 400 places à quai de gens qui préfèrent ne pas faire tout ce parcours et prendre leur bateau là où ils peuvent partir directement pour les Bahamas. Plusieurs canadiens dans le groupe et la gérante qui nous avoue candidement qu’elle est une « Goofy Newfee » (née à Terre-Neuve).

Le vent à enfin trourné dans la bonne direction. Il va souffler du Nord-Nord-Est de 15 à 25 Nds pour les prochains jours. Promesse de belle voile au portant. En effet, nous quittons le quai ce matin sous DRS sans même mettre le moteur en marche. On est pas gros mais on est beau à voir aller. En passant sous le pont (voir photos pour le nouveau Pont Champlain) nous nous rendons compte que le vent a trop forci déjà et que nous devons revenir aux voiles conventionnelles, Même que pour le mile à faire au près, je préfère mettre le moteur en soutien de la Grand’voile arrisée jusqu’au tournant sous le vent qui nous permettra de relaxer pour le reste de la journée. Comme je l’ai déjà dit: « Un mauvais moment à passer: rien de plus. »

N’empêche que le moment a dû me paraître trop long parce que j’ai coupé le coin rond pour entrer dans le chenal secondaire et malgré que je voyais 3 mètres de fond, j’ai touché un pic de roche. Je dois avouer que ça cogne plus dur et plus sec que l’enlisement dans la boue. Heureusement, j’étais assis pour barrer. Alors, plutôt que de culbuter tête première dans la descente, j’ai tout simplement glissé sur la banquette de cockpit et suis venu me heurter l’arcade sourcilière contre le cadre de bois de la descente. Le seul embêtement c’est que mon verre de lunette se trouvait entre les deux et que l’arrête même en plastique a un effet plutôt tranchant.

Le résultat net c’est que je fais une compétition de photo avec et sans diachylon avec Manon. Alors on s’est empressés de vous faire des photos pour que vous puissiez voter pour la plus attristante. Maintenant que vous avez vu celle de Manon, allez voir celle que nous avons choisi de vous montrer de ma légère coupure au dessous de l’arcade gauche. Sur invitation, j’enverrai celle qui n’est pas montrable par courriel à qui m’en fera la demande spécifique (13 ans et moins s’abstenir).

À partir de là, tout s’est bien passé en sinuosité à travers des chenaux naturels à travers les marais et finalement le Cumberland Sound et Fernandina Beach. Une journée complète avec les voiles en ciseaux ou au Grand Largue. Les allures portantes qui font que même un vent de 20 à 25 Nds nous parraît tout simplement un souffle doux et portant. Nous sommes à l’ancre dans la Bells River juste devant Fernandina Beach, exactement là où Skipper Bob suggère. Tranquilles pour dormir toute la nuit. J’ai tout de même mis l’alarme d’encrage juste au cas où parce qu’il y a du monde ici, Bob a plusieurs amis. Et effectivement, puisque les bateaux ne fardent pas tous de la même façon ni ne sont affectés pareillement par le courant qui renverse, nous avions dû ré-encrer après dîner quand nous trouvions que nous nous approchions trop d’un cruiser sur notre arrière babord.

Demain grasse marinée et petite journée de moins de 20 Nautiques vers Jacksonville, la destination finale de Manon. Je vais avoir un petit creux de ne plus l’avoir là devant ou derrière la caméra pour les photos de diachylon.

PS Personne sur la route aujourd’hui. Contrairement aux jours précédents où nous pouvions voir une dizaine de cruisers nous dépasser et presque autant de voiliers devant ou derrière nous. Ils sont tous arrètés pour la journée en trains de préparer leur « pot rost » pour le partage au dîner de la Thanksgiving ce soir. À la Marina Bruinswick Landing ou nous étions la nuit passée, la dame nous disait qu’elle avait 3 dindes et 2 jambons en cuisson en prévision D’une soixantaine d’invités ce soir au dîner. Chacun apporte un plat et c’est la fête en famille. Elle était triste de nous voir partir et manquer l’évènement.

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Les petits divertissements

À mi-chemin du voyage au Paradis, il n’en demeure pas moins qu’on devient un peu saturés par la beauté qui vous est révélée sur les photos. Alors, les petits divertisements sont binevenus.

Divertissement #1

Dans un des plus petits chenaux que nous traversons parfois, la marée basse nous a attrapés au tournant d’un marqueur vert qu’on laisse à babord mais qui nous dit que le chemin est sûr de son côté sécuritaire. Bien le Vert 123 n’était pas sûr même à 15 mètres. Pas problème si les voiles sont descendues. Moteur à la renverse et un coup sortis, on cherche à taton l’espace légèrement plus creux. Que dieu nous le pardonne, on est quand même des amateurs.

Divertissement #2

Un mile plus loin, c’est la barge sur la photo qui est ensablée au beau milieu du chenal. Lui c’est un pro et il est plutôt fâché de devoir attendre la marée qui remonte. Nous jetons l’ancre plour lui tenir compagnie quand un plus rusé que nous qui arrive en voilier se faufille du côté opposé et réussit à trouver son chemin. Alons-y Manon, on lève l’ancre et on lui emboite le pas… pas trop vite au cas où. Passés la barge nous faisons un au revoir de la main à l’opérateur qui n’a pas le goût de rendre la salutation.

Divertissement # 3

J’ai repéré l’ancrage que notre Guru, Skipper Bob nous suggère dans le petit ruisseau à une heure d’ici. Rendu sur place, je trouve que le ruisseau d’en face est mieux protégé du vent qui souffle du Sud Sud-Est depuis deux jours. On vire à droite plutôt qu’à gauche et nous jetons l’ancre à marée haute dans une deux mètres de fond. Vers la fin du dîner que nous avons partagés en tête à tête aussi bien pour sa préparation que sa dégustation, Manon ma fait remarquer que le bateau est particulièrement stable. Bien oui, le vent à tombé. Mais il commence à pencher légèrement aussi…

Je vous doit bien cette explication, sinon comment expliquer le « truc de la serviette bleue sur la photo qui pend à 45° ???

Divertissement #4 et #5

Branle bas de combat pour réaménager ma couchette puisqu’il penche du côté opposé.

Re-branlebas de combat au beau milieu de la nuit quand enfin à marée haute, je peux me lever et ré-ancrer dans plus profond cette fois, au beau milieu du ruisseau pour finir la nuit.

Heureusement que la pluie n’a commencé à tomber qu’au moment où j’ai réintégré ma couchette. Celle de tribord cette fois.

PS Si Gaétan lit ça, ça va lui rappeler un beau souvenir et pour les autres qui avaient suivi la dernière croisière vers le Golf vont finir par croire que le « Divertissement #3 » fait partie de ma marque de commerce.

PPS Au moment où j’écris ces lignes, c’est Manon qui est à la barre et elle est en train de nous faire entrer dans la port de Bruinswick, GA où nous allons faire un arrêt de ravitaillement et de rafraichissement et continuer ensuite en direction de Jacksonville que nous ne rejoindrons pas ce soir mais on est deux jours en avance de toute façon.

PPPS Ok, ce soir je suis les conseils de Skipper Bob pour l’ancrage. Promis!

Savannah

Une belle ville qui a connu son heure de gloire au tournant des années 1800 et qui aujourd’hui nous présente un « waterfront » rénové embelli mais pas déguisé à outrance. Puis il y a le petit trolley qui ajoute de l’ambiance et la possibilité de marcher un peu en ville puisqu’on est entrés au quai municipal en fin ‘après-midi. Bine amarrés pour 3 heures gratuites puis ensuite, à la grâce de Dieu, nous sommes bons pour une nuitée au frais de la reine. Manon qui a grand coeur, ne se contente pas de payer l’essence, elle m’offre le dîner qui est tput à fait excellent au Spanky’s un des resto de la Rue du Port qui est très achalandé. Un bon signe habituellement et en effet, l’assiette du pêcheur était bien garnie et les pièces étaient préparées dans une panure d’une légèreté remarquable. Nous avons quand même pris le temps d’une marche de découverte du quartier des gens biens du siècle dernier juste quatre rues plus haut. De belles veilles maison bine conservées dant quelques unes transfoemées en établissement commercial. Ma seule déception, les pacanes que je ramassais sous mes pas il y a 20 ans et qui ont manqué le rendez-vous. Un gentil citoyen de la ville m’a expliqué qu’il y avait eu une telle sécheresse cette année que la production avait été très réduite. Puis il m’a confié en appartée que par les temps qui courent, avec les difficultés économiques, les gens les ramassaient les pacanes. Ce matin, nous avons quitté le port avec une marée descendante qui nous a fait prendre une belle avance sur notre randonnée vers Jacksonville. Nous avons parcouru plus d’une quarantaine de miles à moteur car le vent léger du Sud ne nous est d’aucune utilité. Nous serpentons les rivières du Sud-Est au Sud-Ouest et avons toujours l’impression que nous l’avona de face. J’espère que le Nord-Ouest annoncé pour les viennent ne se fera pas attendre plus que prévu. C,est tellement agréable de fermer le moteur et nous laisser bercer. Et les edux derniers jours, nous nous sommes plutôt fait ronronner. C’est Manon qui s’occupe du dîner ce soir: spaghetti sauce enrichie de sa touche personnelle. Chacun son soir à faire la bouffe avec un resto entre deux, je trouve que nous nous débrouillons bien pour faire la belle vie à bord. J’espère qu’elle va revenir…

PS Les photos sont derrière la photo de Manon

Bien assis dans le mou

C’est un plaisir d’avoir cette personne-là à bord. Manon, c’est la femme facile à vivre et surtout en mode comment peut-on rendre le plus de monde plus heureux. Heureusement pour elle, nous entrons dans une période où le vent souffle dans la bonne direction pour la voile et pour la température aussi. Fini le ent froid du Nord et bienvenue le Sud Est aujourd’hui et le Sud-Ouest demain. Ça nous a forcé à une journée mixte voile et moteur mais nous avons profit du courant de marée et sans trop nous fatiguer, nous avons parcouru 40 Nautiques et atteint B Eaufort (prononcez Bioufor’t) et Port Royale en face o/u nous nous sommes attachés à la longue jetée du quai municipal. Ceci nous a permis de prendre une grande marche en ville (gros village) en passant devant le Beaulieu B&B sur la rue Paris, la rue principale.

Si nous retournons à nos cours d,histoire, nous reverrons que Port Royal fût un important point de développement des français d’Amérique suite au explorations du Marquis de Lafayette qui a jalonné la côte atlantique jusqu’en Floride. Un motard avec qui nous avons parlé pr;s de la descente de bateau municipal nous confirmais avec un air raci d’être complice de nos référants historiques qu’en effet, la fameuse bataille de Port-Royal avait eu lieu juste là, sur la rive, en face.

Au retour d’une longue marche au village pour nous délier les jambes, nous retrouvons Brigadoon beaucoup plus bas qu’au départ par rapport au quai municipal. Trois heures plus tard, avant de prendre le lit, j’ai demandé à un jeune couple d’amoureux qui viennent se parler d’avenir dans la haute tour d’observation qui fait partie du complexe récréatif de détacher mes amarres sinon, je devrai faire une très grasse matinée demain matin. Il est 22h00 et nous sommes enlisés jusqu’à la coque dans la vase. Il en sera de même à pareille heure demain matin si je ne trouve pas à me dégager d’ici à la mare haute à 4h00 du mat. Je jette donc mon ancre en direction du large en espérant que le courant de la marée descendante me ramène au bout de ma corde d’ancre dans 4 mètres d’eau juste là, 20 pieds plus loin.

POST SCRIPTUM

Il fait encore nuit et un très léger mouvement du bateau me réveille. Le quai est toujours là tout près, il est 4h51 du matin et nous sommes à flot. Je me tire sur l’ancre pour me dégager du quai et je la relance une dizaine de mètres plus loin. Puis je lui donne 20 mètres de câblot pour être sûr qu’elle va s’accrocher quand la courant de marée va tirer le bateau vers la grande baie derrière.

Effectivement, quand Manon se lève la première ce matin, vers 7h30, elle retrouve Brigadoon bien ancré à 25 mètres du quai qui est ressorti de l’eau encore une fois car la marée à déjà eu le temps de redescendre de presque tout son 1m50 ce qui effectivement nous aurait retenu prisonnier jusqu’au milieu de l’après-midi.

Au contraire, nous sommes déjà en route à moteur dans un petit dimanche absolument calme sur la Broad River avant de bifurquer dans la Chechesse puis tourner à gauche dans la continuation de l’ICW pour nous retrouver à Savannah au milieu de l’après-midi à ramasser des noix de pacane sur le trottoir.

 

Manon fait sa marque

Vendredi soir à l’ancre dans un petit ruisseau juste à l’Ouest du pont pour terminer une journée des plus agréables et facile à manier au vent arrière tantôt sous Genois, et plus tard sous DRS et Grand’voile. Manon, ma barreuse invitée pour la prochaine semaine s’en donne à coeur joie avec les empannages contrôlés et les virement de bord au vent arrière sans ambages. Je suis heureux de l’avoir à bord pour la prochaine semaine et ravi de la voir s’y débrouiller sous les différentes amures.Manon est capable des meilleures aventures et des histoires les plus amusantes. Rapellez-vous le barracuda dans les Bahamas. Sa seule crainte en embarquant c’est le mal de mer qu’elle est prête à affronter bravement et chaudière en main.

Nous avons quitté la Charleston Harbour Marina & Resort tôt ce matin par un bon vent arrière déjà bine établi autour de 15 Moeuds. C’est parfait pour contourner le cap de la ville de Charleston sous le vent puis ensuite enfiler le canal de l’autre côté pour nous mener toute la journée de rivière en rivière avec un canal par ci par là pour passer d’une à l’autre. Toujours en direction générale sud ouest par un parcours sinueux et pittoresque. Plus agréable qu’une descente sur la côte qui devient plus monotone à la longue comparativement à tout ce qu’il y a à voir de différent d’un mile à l’autre par la voie intérieure. Puis la facilité de naviguer en eaux protégées qui fait que même par vent moyenne ment fort comme aujourd’hui, il n’y a pas de vagues, donc pas de risque de mal de mer pour mon équipière. En effet, elle m’avoue au milieu de la journée qu’elle est agréablement surprise de ne ressentir aucun signe de nausée et flotte dans le plaisir total.

En cours de route, mon ami Landon que nous avions laissé derrière au pont levis en entrant dans la première rivière nous rejoint. Quand le vent à baissé légèrement en mi-journée il est passé en mode voile assistée et nous a finalement dépassé lorsque sous DRS nous ne faisions pas 4 Nods. Il est pressé de se rendre à Bruinswick en Georgie, rejoindre les descendeurs américains dont quelques-uns de ses amis qui célèbrent en groupe leur fameuse Thanksgiving vendredi prochain. C’est la fête la plus importante de l’année et personne ne veut manquer ça pour aucune considération. Je me souviens quand nous vivions en Italie, les américains qui travaillaient pour les Nations-Unies prenaient congé ce jour-là et faisaient comme ça la fête ensemble. Nous étions toujours invités chez l’un ou chez l’autre à nous joindre à une célébration qu’ils vivaient avec une plus grande intensité que nous n’arrivions pas à ressentir. Je crois que nous allons manquer ça cette année car nous ne serons pas à Bruinswick ce soir là.

Plutôt à Jacksonville selon notre plan puisque Manon prendra son vol de retour le lendemain matin tôt.

Et dès la fin de la première journée, nous savons qu’elle restera marquée par son séjour à bord. En effet, elle a tenu la barre du bateau une bonne partie de la journée car j’aime bien laisser barrer mes invités autant que possible. Après tout, c’est pour ça qu’il sont là, pour faire voguer un bateau pas juste pour faire la croisière en passager. Et Manon est une bonne barreuse, je la regarde du coin de l’oeil, bien faire ses manoeuvres, incluant des empannages des deux voiles car on a passé une bonne partie de l’après-midi en ciseaux, c.à.d. une voile de chaque côté par vent arrière. Avec le travail constant de devoir changer le tout de bord à chaque fois que la rivière tourne d’un côté ou de l’autre. Très divertissant et pas difficile par vent très léger comme aujourd’hui. Tout de même, ça garde la barreuse vigilante et pourtant…

Je suis à l’avant près du mat à scruter l’ouverture d’un canal que nous devons prendre sur la rive droite un petit peu plus loin quand j’entends encore une fois le mouvement de la voile qui change d’amure et entraîne la baume de part et d’autre du cockpit dans un mouvement sans violence mais tout de même entraînant. Et avant que je me sois retourné pour voir Manon réapparaître de l’autre côté, j’entends le boum sourd caractéristique de la baume qui a frappé en passant. Je vois Manon qui se laisse tomber assise mais sans lâcher la barre et qui porte sa main gauche au visage. Je viens verre elle et je vois des goutes rouges dans le fond du cockpit entre ses pieds. J’attrape une poignée de kleenex que je lui tend en lui demandant comme elle se sent. Elle me répond en plaçant la compresse sur son front que ça va aller. Ses lunettes ne sont pas brisées ce qui me rassure que ses yeux ne sont pas touchés ni non plus le bas de son visage. Je lui demande de me laisser la barre et de me montrer la plaie. Elle découvre une ligne rouge verticale d’environ 3 cm de haut en plein milieu de la hauteur du front au dessus de son arcade sourcilière gauche.

Ça ne saigne pas abondamment; ça me parraît plus un enfoncement de la peau plutôt qu’une déchirure. Il y a une coupure certaine mais « franche » si je peux m’exprimer ainsi. C’est l’arrête courbée du bout de la baume qui l’a frappée en plein front. Je descend les voiles et laisse dériver le bateau pour le moment pendant que je sors la trousse de premiers soins qui est bien garnie. Une compresse iodée puis une seconde en tissus pour faire coussinet puis un gros diachylon large et la voilà équipée en boxeur qui s’en ai bine tiré malgré tout. Pas de bosse, pas d’enflure, pas de mal de tête, pas de nausée pas de sensation de sommeil. Tous les bons signes qui nous disent que ça doit être au niveau externe seulement que le choc s’est fait sentir. Mais tout de même, quelle expérience pour clore une première journée de voile au paradis.

À l’ancre une demie-heure plus tard, nous passons en revue une seconde fois ses signes vitaux et sensation qui nous disent que ça ne sera pas plus grave et ne demandera pas d’autre intervention pour le moment. Elle a même insisté pour préparer le dîner pour notre première soirée à l’ancre dans Fisherman Creek, un de ces ruisseaux caractéristiques qui se faufile dans les marais. Nous sommes dans le secteur d’Edisto Island qui fait partie de la grande réserve faunique et marine de St Elena Sound à peu près à mi-chemin entre Charleston et Savanah.

À ce sujet, j’entendais ce matin un avertissement aux navires commerciaux qui passent au large du Sound qu’à compter du 1 novembre ils doivent réduire leur vitesse à moins 10 Noeuds pour permettre aux baleines qui seront ici à ce moment-là d’éviter de se faire frapper.