Beaufort mon port mythique

Beaufort mon port mythique

SurpriseS au pays des Géants!

Entrer à Beaufort sous voiles pour moi, c’est toujours un plaisir renouvelé et chargé d’émotions.

C’est d’ici que j’étais parti il y a 25 ans de ça pour faire ma première sortie en mer de plus de 24 heures. À l’époque nous appelions ça un « passage » (anglicisme, à mon avis). Beaufort – St-Martin. Et c’est à ce moment que j’ai vécu mon pire coup de vent : 50Nds pendant 24h puis des vaguess de 5 mètres qui se sont estompées doucement au cours des 48 heures qui ont suivi.
On était jeunes. On était beaux. On était surtout bien téméraires. Heureusement, je suis encore là en personne pour vous rappeler cet événement qui a été fondateur de ma « carrière de marin » ou devrais-je plutôt dire de ma vocation de marin.
Cette fois-ci, c’est plus facile. J’arrive d’une quinzaine passée avec Pénélope que j’avais le goût de serrer dans mes bras. Nous en avons profité pour prendre du mieux tous les deux.
J’ai retrouvé SurpriseS à la marina Osprey à Myrtle Beach il y a 10 jours. Une marina de qualité supérieure à prix inférieur; un phénomène plutôt rare ces temps-ci. Il y a qu’elles marinas qui offrent de l’hébergement à moyen et long terme à bon compte. Combiné avec un vol CheapoAir sur Plattsburgh, voilà une belle habitude à prendre.
Puis, quel plaisir d’être rattrapé dans les  jours suivants par Céline et Luc sur Eolia qui me suivaient depuis un petit moment avec leurs compagnons de route, de 5 à 7, de dîner le cockpit et de jasette jusqu’à l’heure du dodo, Luce et Rénald sur Luciole. Tous des Voileux du lac Champlain comme moi.
Alors me revoici en bonne compagnie pour quelques jours. Peut-être bien jusqu’à Norfolk, pendant le passage derrière le Cap Hatteras par l’Albermarle Sound cette année. Le Dismal Canal n’a pas fini d’être déblayé encore suite à Matthew. C’est le chemin que j’avais pris avec Brigadoon il y a quelques années. Les deux trajets ont leurs avantages respectifs. Vous allez préférer le Canal si vous avez le choix et que les vents sont contraire dans le Sound. Ce qui ne devraient pas être le cas cette année. J’ai fait de la voile jusqu’à Myrtle Beach. Mais je dois vous avouer que 3 semaines plus tard, les vents sont tombés passablement. Aujourd’hui, c’est voile et moteur en descendant le courant de la Neuse River par une superbe belle journée.
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Ce qui me fait penser de répéter un petit bout de conversation autour de la table hier soir. C’est Céline qui faisant remarquer que malheureusement, il y a des plaisanciers qui oublient que la descente et la remontée font partie de cette belle croisière aux Bahamas si on sait s’arrêter en route pour découvrir les charmes des villes et villages par où passe l’intracostal. Certains nous disent à la vitesse des convoyeurs de yacht, lèvres tout le matin et couchés tard le soir. Moi, si je me couche tard, c’est pas en route,  mais à l’ancre parce je suis occupé à « refaire le monde » dans un cockpit ou sur Facebook
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À Voile!

De Stuart à Cocoa Beach, 80 MN en deux jours, c’est au-dessus de ma moyenne habituelle. Je dois dire que la météo m’est favorable. Depuis une semaine, le vent souffle autour de 10Nds de l’Est. Ce qui n’est par surprennant à ce temps-ci de l’année. Alors, trois jours de voile consécutifs dans l’Intercostal, ça se prends bien : https://www.facebook.com/groups/voileuxlacchamplain/permalink/10155340180414558/

Puis le paysage n’est pas à dédaigner non plus. J’y ai même découvert une nouvelle petite plage privée en passant à Sebastian, hier.

Ce matin, en passant à Titusville, observation du l’ancement d’une fusée de Cap Canaveral en compagnie de Frédéric Allard et Eric Tremblay qui rentrent des Bahamas sur ODIN1. C’est pas tous les jours que l’on s’offre un tel spectacle.

Dans une heure, changement de rythme en passant dans le Halover Canal, ce sera l’observation de Lamentins, les favoris de Loulou.

Puis j’ai un copain sur "C’est la vie" qui vient de me dire bonjour sur la Voie 16, nous risquons de nous retrouver en qu’elle part ensemble à l’ancre cet après-midi pour la nuit.

L’intracostal, c’est aussi ça, une communauté de voileux qui rentrent doucement vers le Nord, comme moi, pas trop pressés que le plaisir ne s’achève.

On passe une soirée ensemble à partager nos expériences de la saison qui se termine et nos projets pour la prochaine. Ce soir, ça se passe à la Marina municipale à North Smyrna Beach.

Quand je dis : "Life is good!", c’est à ça que je pense.

Ulysse ou Hercule?

Faire lever 39 ponts en 3 jours, ça c’est une tache herculéenne. C’est ce qui vous attend si vous remontez intracoastal entre Miami et Port St.Lucie, là où j’ai rejoins​ mon ami Jean-Guy pour l’aider à ranger son Trawler pour l’été.

Ce n’est tout de même qu’une distance d’une centaine de miles. C’est vous dire que c’est plutôt Li intense en terme de ponts à faire lever. Par contre, si vous regardez ça du point de vue des gens qui doivent s’arrêter pour regarder passer un petit voilier, ce fait un gros dérangement là-haut. Quelques chose à laquelle nous ne pensons pas, nous en bas. Je me rappelle même un retraité pressé qui maugreait parce qu’un pont n’ouvrait pas aux heures de pointe.

Autrement, c’est l’impression de se promener dans la ville en bateau. De Miami à Fort Lauderdale, là où Penélope est venue me rejoindre, c’est un paysage de "high rise" mur à mur. Fait changent pour ceux et celles qui rentrent des Bahamas.

En passant, nous avons passé une dizaine de jours à Fort Lauderdale, ce qui m’a permis de revoir mes préjugés. Une ville jeune, active; terrien voir avec notre ordre de La Florida des 55+.

Aujourd’hui, je célèbre Pâques, à voile au largué grâce à un vent d’est qui souffle gros une semaine et qui me promet de situer une autre semaine encore. C’est parfait comme allure. Puis, par ici, les ponts sont hauts de 60pi , alors je peux me laisser aller à la voile sans restrictions.

Je n’ose même pas prédire où je vais m’arrêter ce soir tellement ça va bien. J’avais Fort Pierce en vue, mon escale habituelle mais je crains qu’il va m’arriver trop vite.

Y des jours comme ça…
Béni des dieux.

Quand le vent adonne

Partir en croisière sur SurpriseS dans les Keys, c’est toujours une promesse d’une belle aventure. Mais encore faut-il que le météo collabore. Bien c’est ce qui est arrivé à Isabelle et P-O cette semaine.

Sitôt débarqué de l’avion jeudi matin, nous avons pris la mer vers le sud et au milieu de l’après-midi nous étions déjà à la pointe sud de Key Biscayne dans le fameux No Name Harbour, cette petite enclave où les Québécois attendent une météo favorable pour traverser à Bimini.

De là nous avons poursuivi le lendemain matin vers les Keys en passant près de ces maisonnettes sur pilotis qui nous surprennent toujours dans un parc d’État.

Au portant et à la vitesse de coque pendant 2 jours avec un arrêt à mi-chemin nous sommes rentrés au début de l’après-midi à Islamorada, une coquette escale sur la route du Sud avec son Bar accueillant et la musique rétro « live » dont on profite même dans l’ancrage.

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Dimanche matin petite pause plage et plongée du côté de la mer à deux pas du dinghy dock du bar, de l’autre côté de la dune. Ou si vous préférez, de la Route 1 qui vous rappelle malgré à couleur émeraude de l’eau du lagon que vous êtes bien aux USA.

P-O qui est un passionné de pêche en plus, s’en est donné à cœur joie avec 5 touches en 2 jours il a même réussi à en rentrer deux que nous avons mangé en apéro hier et avant-hier.

Ce secteur est réputé pour le foisonnement des poissons et nous allons essayer d’en profiter en reprenant la route un peu plus tard aujourd’hui vers le nord puisque le vent a tourné en notre faveur de nouveau.

Quand le vent adonne, la croisière s’amuse! 😎😊😉20170325_092302~2

Enfin de retour en ligne

Enfin de retour en ligne

C’est ma compagnie de carte de. crédit qui m’a bloqué à Cuba et qui a empêché GoDaddy,  mon fournisseur de nom de domaine de se payer automatiquement et d’en profiter pour se faire de la pub à mes dépends.

Donc, moi aussi je suis content de vous retrouver car je vous avais promis  la suite de la traversée de Los Morros à Key West qui devait se faire sur trois jours.  Bien mettez-vous dans l’ambiance,  le vent est portant la mer est belle et dans trois jours je serai de retour aux USA,  me disais-je il y a une dizaine de jours de cela. Puis, au beau milieu de la première nuit,  les orages prévus me forcent à m’arrêter et laisser passer pendant quelques heures.

Jusque là tout va bien, mais une heure plus tard, tout est foutu. J’entends mon safran qui a bat à gauche la à droite dans l’beure où j’ai tout fermé  en attendant « que ça passe ».  Mon erreur, c’est d’avoir utilisé le pilote automatique comme frein de barre pendant que je laissais passer le grain.  La courroie à cèdé et quand le tout s’est calmé,  j’ai constaté que j’avais été promu barreur officiel pour le reste de la route parce-que c’était ma dernière courroie de rechange.

Alors après m’être remplacé moi-même aux 6 heures pendant 36 heures, je me suis retrouvé à prendre du retard et ma fenêtre météo s’est refermée.  J’ai fait le point à 125 NM, de Key West, vendredi matin le 17 février,  à mi-chemin après trois jours en mer et à 54MN de mon « point de chute alternative »,  Marina Hemingway,  à Santa Fee à une  qinzaine de miles à l’ouest de La Havane, là où j’étais arrivé  il y a un mois. Tout le monde était content de me revoir et moi aussi d’une certaine façon. Malgré que j’étais définitivement sorti de mon planning pour être aux Bahamas à la mi-février. D’une certaine façon,  ça m’a libéré même si j’ai dû annuler deux rendez-vous aux Bahamas.

Là morale de cette histoire, n’acceptez que personne ne fasse des réservations de vol pour vous rejoindre, sous prétexte de faire des économies à moins d’être absolument  sûr d’être là à la date du vol. Si non vous vous mettez une position inconfortable et vous décevez quelqu’un de toute façon.

Donc, c’est une semaine plus tard,  que la prochaine fenêtre météo s’est présentée et que j’ai pu  enfin traverser directement sur Marathon, là où je pouvais faire les remplacements et réparations requis pour continuer vers les Bahamas. Une traversée dans incidents,  avec trois autres plaisanciers canadiens et français.  C’est Jamie,  sur « Odyssée »  un beau Guzzard 31 qui était notre guide et qui m’a fait penser que c’était aussi facile de rejoindre Marathon directement et sauver deux jours de route.

Aujourd’hui nous avons pris le bus et pour 2$US nous sommes  allés dédouaner à Key West sans problèmes même  si nous étions là depuis deux jours parce-que nous avions pris la peine de déclarer notre arrivée par téléphone samedi  matin. Un couple d’Américains qui étaient là en même  temps que nous ce sont fait faire toutes sortes de chichis parce-qu’ils avaient omis de le faire. Avec Homeland Paranoïa,  il y a des règles et elles doivent être suivies.  Et alors tout va bien.