Le Rayon Vert et les Conchs

Si vous me demandez quelles sont les images qui me viennent à l’esprit quand je pense aux Bahamas, je crois que spontanément, c’est ce qui me vient en premier. Bien sûr, il y a la couleur de l’eau, sa limpidité et les plages de sable déserte avec leurs bandes de coraux.

Mais le Rayon Vert, je l’ai vu pour la première fois ici à Long Island, il y a 30 ans et depuis, je le cherche chaque soir, partout où je suis en mer.

Ça prends des conditions particulières qui ne sont pas exclusive aux Bahamas. Rappelez-vous l’an passé à Cuba. Mais ici, les chances sont meilleures. Hier soir, en traversant le MacKey Scholls entre Bimini et Nassau, il s’est laissé photographier bien généreusement.
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Voyez sur la photo, ce point lumineux à la surface de l’eau, c’était bien ça. Malheureusement, la camera de mon cellulaire n’a pas bien enregistré la couleur, mais croyez-moi, le point lumineux qui vous paraît blanc était bel et bien vert pour une fraction de seconde que dure le phénomène.
Et je n’en était qu’à mon troisième coucher de soleil dans l’archipel. Le prochain, je vous le fait en vidéo- clip.
Pour ce qui est des conchs, c’est le veille que je suis allé marcher dans l’eau peu profonde au milieu du port de Bimini, près d’une petite île pour aller ramasser avec Gilles sur « Mona Lise » qui s’était proposé pour me donner un cours de rafraîchissement sur la manière de les apprêter. Gilles est une des deux personnes qui m’ont salué par mon nom dans l’heure où je suis arrivé à Bimini il y a quatre jours. Ce qui m’a fait bien sourire en me disant que je retrouvais ma gang en arrivant ici.

L’autre, c’est Marie-Eve, une jeune femme de Sherbrooke qui voyage avec un jeune Neo-Zelandais tout aussi sympa. Je les au déjà croisés à deux reprises cet automne, à Chesapeake City puis à Annapolis. Rappelez-vous. Je l’ai revue, en marchant vers les douanes, avec ses parents qui sont venus lui Si vous me demandez quelles sont les images qui me viennent à l’esprit quand je pense aux Bahamas, je crois que spontanément, c’est ce qui me vient en premier. Bien sûr, il y a la couleur de l’eau, sa limpidité et les plages de sable déserte avec leurs bandes de coraux.

Mais le rayon Vert, je l’ai vu pour la première fois ici à Long Island, il y a 30 ans et depuis, je le cherche chaque soir, partout où je suis en mer.

Ça prends des conditions particulières qui ne sont pas exclusive aux Bahamas. Rappelez-vous l’an passé à Cuba. Mais ici, les chances sont meilleures. Hier soir, en traversant le MacKey Scholls entre Bimini et Nassau, il s’est laissé photographier bien généreusement.
Voyez sur la photo, ce point lumineux à la surface de l’eau, c’était bien ça. Malheureusement, la camera de mon cellulaire n’a pas bien enregistré la couleur, mais croyez-moi, le point lumineux qui vous paraît blanc était bel et bien vert pour une fraction de seconde que dure le phénomène.
Et je n’en était qu’à mon troisième coucher de soleil dans l’archipel. Le prochain, je vous le fait en vidéo- clip.
Pour ce qui est des conchs, c’est le veille que je suis allé marcher dans l’eau peu profonde au milieu du port de Bimini, près d’une petite île pour aller ramasser avec Gilles sur « Mona Lise » qui s’etait proposé pour me donner un cours de rafraîchissement sur la manière de les apprêter. Gilles est une des deux personnes qui m’ont salué par mon nom dans l’heure où je suis arrivé à Bimini il y a quatre jours. Ce qui m’a fait bien sourire en me disant que je retrouvais ma gang en arrivant ici.
L’autre, c’est Marie-Eve, une jeune femme de Sherbrooke qui voyage avec un jeune Neo-Zelandais tout aussi sympa. Je les au déjà croisés à deux reprises cet automne, à Chesapeake City puis à Annapolis. Rappelez-vous. Je l’ai revye, avec ses parents qui sont venus lui rendre visite à Bimini, en marchant vers les douanes, 15 minutes après non arrivée.
Pour en revenir à Gilles, c’est un drôle de numéro qui à 63 ans, à décidé d’oser vivre sa vie sur un bateau. Il est à Bimini pour sa deuxième année et est ancré près de l’atterrissage des hydravions qui amènent les gens riches et célèbres aux super World Resort & Marina de Bimini North.
Gilles n’est pas riche et célèbre, mais il fait comme si. Alors il m’a indiqué où on allait prendre une douche sans frais à la Marina et m’a fait faire le tour du proprio du Resort saluant de la main le préposé à l’entretien, puis un beau bonjour à la femme de ménage du Hilton avant de prendre l’ascenseur pour m’amener à la piscine sur le toit. Elle était fermée ce jours-là mais qu’à cela ne tienne nous nous nous sommes rabattus sur celle du Big Games Resort où j’avais goûté ma première Kalik la veille.
Gilles fait partie du paysage de Bimini. Il est partout chez-lui, partout le bienvenu. Il a l’air tellement à son aise partout où il va qu’on le prends pour un client régulier. Ce qu’il est en définitive, mais en squatter. Et ça vous seuls le savez, les bahamien n’y voient que du feu. Ou plutôt, ils s’en fouent éperdument; il agrémente le paysage de sa présence colorée.
Alors, c’est Gilles qui m’a réappris à sortir la Conch de sa coquille. Et comment l’apprêter soit en salade ou comme je préfère, en « Cracked Conch »;  battue, trempée dans une légère pannure et frite dans l’huile.
Un délice typiquement Bahamien que j’ai appris à goûter au Poup Deck de la Marina Yatch Haven de Nassau à ma première arrivée ici avec mon ami Ed de Port Kent sur le Lac Champlain,il y a bien longtemps de cela, me semble-t-il.
Enfin, ce matin, je suis enfin rendu à Nassau ou presque puisque j’ai choisi le sud de l’île de Providence pour mon arrivée. Un ancrage qui m’avait bien plut il y a deux ans avec Jean-Guy, mais que j’ai trouvé plutôt roulant la nuit passée.
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Enfin, j’ai trouvé mon quai pour deux semaines derrière la Base Navale des Bahamas à peu près à mi-chemin sur la rive sud, où une série de canaux creusés pour un développement domiciliaire est devenu un refuge pour les bateaux laissés en attente du retour de leur Ça.
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Mon hôte est Vivian Lockhart, il est en train de refaire ce bateau auquel je suis amarré.
On se retrouve dans deux semaines.
Pénélope m’attends.😊
Voilà
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Deuxième essai: le Gulf Stream à franchir.

Dimanche après-midi, on fait de la stratégie à No Name Harbour. C’est Pierre Bouchard sur « Destiny IV US » qui est le Commandant de la flotte. Un homme sage qui n’aime pas le trouble. Ca fait une semaine qu’il est en attente de sa fenêtre météo et il l’a voit cette nuit.

Plusieurs sont partis au cours de l’après midi mais lui nous propose de partir à 1h du matin avec  la marée descendante et de profiter d’une mer qui se sera plus calmée encore. Après mon dernier essai avorté, je suis partant pour l’approche sagesse. De toute façon, c’est ce que Chris Parker, le gourou de l’Atlantique nord suggérait il y a 5 jours.
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1h00 pile, nous levons l’ancre avec deux autres voiliers : « Wind Drifter » un américain, le copain de Pierre et « Within Reach » de Paul et Francine. Nous prenons un cap vrai de 120 degrés en partant pour prendre un peu d’avance sur le Gulf Stream qui va nous repousser vers le nord dans 2 heures d’ici.
Effectivement, à 3h du matin, au près bon plein, sous voile et moteur à 5,6Nds de vitesse sur le fond, notre cap compas est de 122 degrés. Nous restons au-dessus de notre ligne théorique sans difficultés, mais avec une vitesse réelle sur le cap de 99 -92 degrés de 4,2Nds seulement. Nous avançons un peu à la façon des crabes.
La façon de faire sans se faire damner!
En laissant le Gulf Stream prendre sa livre de chair.
À 4h00, je demande à Linus de garder le cap à 127 degrés pour réussir à faire un cap vrai de 85 degrés. Nous sommes en plein dedans  à 13 MN de notre point depart. Et une moyenne de 4,1 Nds sur le fond. Il est de plus en plus vorace ce courant d’eau chaude (la température à monté de 3°C) qui remonte vers le Nord
Il est 5h30 et nous avons parcouru la moitié de la distance de 45MN à franchir. Selon l’ordinateur de bord, si nous maintenons notre vitesse instantanée, nous serons à Bimini dans 4 heures d’ici. Ce qui me paraît beaucoup plus court que je n’avais imaginé. Nous avons fait du bon temps à vitesse supérieure à mon estimé.
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À 6h00, juste avant l’aube, nous distinguons déjà les feux de Bimini droit devant. C’est rassurant, l’île est encore là. Nous roulons à près de 6Nds sur 110 degrés visé et 80 degrés réel. Nous reprenons le dessus sur le courant du Stream dont nous sortons progressivement.
9h30 à l’ancre devant le Bureaux d’Imigration, juste passé le fameux Bimini Big Game Club où je déguste ma première Kalik vers 13h00 après avoir complété les procédures de douanes et immigration.
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Heureusement fatigué!

On y va! 😎

Après bien des consultations chacun sur son application météo dans la communauté de No Name Harbour, 2 fenêtres météo se dessinent, une pour aujourd’hui, jeudi, à midi et l’autre pour dimanche matin.

Les plus voileux vont partir aujourd’hui et ceux qui n’osent pas trop affronter le près serré vont attendre le virement de vent de dimanche matin pour traverser à moteur. Nous on se considère du groupe des pragmatiques. On va aller faire un tour pour voir si on aime traverser dans cette condition. Si ça va bien on continue; sinon on attendra à dimanche.
Ce qu’on nous a annoncé c’est du vent d’Est à 10 ou 12 Nds avec une vague venant du nord de moins de 3 pieds à 8 à 10 secondes d’intervale. D’après moi ce sont de  belles conditions pour faire du près bon plein avec un ris dans la grand’voile et le Génois bordé serré.
Puisque le Golf Stream nous force à pointer bien au Sud de notre destination visée, un près bon plein va nous mener au Sud de Bimini. Peut-être Gun Cay ou les Sale Cays, ce qui serait bien pour traverser le banc jusqu’au Feu de Chub Cay avant de tourner vers le Sud-Est et Nassau ou mieux encore la Pointe Est de Providence Island. Notre point choisi d’arriver là-bas.
Nous comptons une quinzaine d’heures pour pour rejoindre le Mackay Bank, une autre douzaine d’heures pour passer à Chub Cay puis un autre 8h peut-être pour atteindre Providence. Le tout devrait se faire sur moins de 36 heures. Juste avant que le vent qui aura déjà tourné du Nord-Est prenne trop de vigueur puis nous seront protégés derrière l’île de Providence.
Ca c’est notre « au mieux »!
On vous racontera rendus là-bas 😉