Le brise-lames

"Espigón" en espagnol.
C’est le joli nom du bar de la Marina municipale de Cienfuegos où le demi de Buccanero en fût ce vend encore 1.5 CUC. Quand je me rappelle avoir payé une bière 7.5USD dans un bar des Abacos, je me demande si j’ai écrit le bon Guide.

C’est un endroit généralement bien fréquenté par les marins en escale et une faune locale qui gravite autour de
la plaisance et des excursions.

Mais là où ça devient intéressant, c’est le dimanche après-midi quand les cubains envahissent la place entre amis et en famille. Les couples dans la quarantaine avec les ados et là plus veille ou la belle-soeur avec ses tout-petits.

Tout ce beau monde boit de la bière et les plus jeunes des eaux gazeuses. Et on mange des bouchées frites ou les chips de plantain et le maïs soufflé que propose un vendeur ambulant. Il y a aussi un vieux monsieur qui propose de la gomme à mâcher, mais il a moins de succès.

J’ai voulu vous faire un petit vidéo-clip et un papa de deux fillettes m’a fait signe que je ne pouvais pas faire ça. Pas celui qui avait l’air de s’embêter royalement à regarder son épouse boire plus de bière que lui et sa fille ne pas consoler sa plus jeune qui braille à chaudes larmes et à grands cris. Non, plutôt celui qui s’amuse avec ses deux pré-adolescentes qui ne sont pas déguisées en petites putes comme plusieurs qui se dandine sur le "malecón", cette promenade de bord de mer qui mène à la ville.

Vers quatre heures, c’est le revendeur de rum de fabrication domestique qui fait sa tournée dans le bar, sans gênes, il laisse un litre presqu’à chaque table. Et le party de famille reprend un second souffle.

On doit être rendu à l’heure du botté d’envoi du Super Bowl; ma raison d’être là, mais le grand écran nous montre une partie de baseball nationale.

Toute cette bière est probablement responsable pour les bedaine très proheminentes chez les cubains à l’allure aisée. Même que les gars portent leur t-shirt relevé sous les seins pour bien mettre en valeur le bedon rond. Et leurs femmes qui ont eu des enfants leur donnent la réplique.

Quand aux produits annonces lors de la diffusion du Super Bowl, tout ce beau monde s’en passe bien.

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Il y a des photos…

J’aurais tant aimé vous partager celle-là!
Il est 20h, j’ai savouré ma pizza et je regarde la flotte des catamarans de Dream Charter de la base et Cienfuegos qui étaient déjà tous ancrés quand je suis arrivé à Cayo Guamo de Leste, l’escale vers Cayo Largo. Je peux même lire, grâce à la pleine lune la haut, les noms des bateaux que je commence à reconnaître. C’est le secteur le plus animé de tout Cuba, en terme de plaisance.

Mais ce n’est pas cette photo ni celle de ma pizza que je veux partager. Non, c’est l’image unique que j’ai aperçu quand je suis allé faire un tour près des haubans. Ce que j’aimerais être capable de vous faire visualiser c’est la féérie d’un clair de lune qui vous permet de bien saisir le bleu transparent de l’eau. Puis si vous regardez bien, vous voyez le fond 6 mètres plus bas et avec un peu plus de focus, vous distinguez la nature de ce fonds marin. Dans ce cas-ci, de l’herbe à tortue (Turtle Grass) et des oursins ici et là; ce qui explique en partie, la popularité de l’ancrage : un bon fond pour s’ancrer.

Puis, par-dessus tout ça, l’ombrage de mon bateau projetée sur ce fonds marin avec ses moindres détails de la quille, du mat, du Bimini et du dodger. Et à mesure que vous vous émerveillez de la netteté de l’image, vous découvrez l’ombre de l’homme debout près des haubans. Il en tient un de sa main et là, la décence commande que je m’arrête, vous avec compris ce que l’homme est allé faire les des haubans après son dîner de pizza et son verre de vin rouge. Un Montepulciano d’Abruzzo qui reste de la réserve assemblée à Key West il y a, il me semble, bien longtemps de ça déjà.

PS La course de vers Key Largo de Cuba. Je vais rattraper celui de droite, mais l’autre à bâbord, il a pris trop d’avance.