A quai à la Marina Hemingway

Le 24 janv. 2017 00:12, a écrit : Après 25 heures en mer qui se sont à toute fin pratique bien passées, nous étions prêts pour les formalités administratives dans un pays communiste. Première surprise agréable, quand nous appelons la Guarda Frontiera sur le canal 16 à 3 miles des côtes, en entrant dans les eaux territoriales, une voix gentille nous réponds et nous demande d’entrer dans la Marina et qu’ils sont là sur la gauche après le premier tournant. Nous accostons le long d’un quai peint en bleu tout comme la bâtisse administrative puis nous attendons les visiteurs.

Premier couple, le médecin et son infirmière. Comme partout ailleurs dans le monde, le médecin sait quoi faire, mais c’est l’infirmière qui doit lui suggérer comment. Si ça n’avait été de sa prise de température frontale au moyen d’un appareil très moderne sans contact, j’aurais pu croire que ces deux là étaient des douaniers vu le questionnaire plutôt administratif que médical du médecin.

En second lieu, deux militaires très cordiaux qui semblent e balader tout simplement par la nous demandent avec un grand sourire, sans même prendre de notes, si nous avons à bord, un téléphone satellite, des armes ou un dronne. Auquel cas, ces objets auraient été scellés pour la durée de notre séjour. Mon ami Alain, le Capitaine de TILOUP à dû mettre son téléphone dans un ziplock que le militaire à scellé avec le ruban gommé officiel.

Le seul qui faisait un peu plus sérieux ce fut l’agent des douanes et immigration qui est monté à bord, à demandé la permission d’inspecter le bateau (petit tour rapide) et m’a fait remplir les documents nécessaire pour mon visa (75CUC) et mon permis de croisière (50CUC). Yves avait déjà obtenu son visa au bureau consulaire de Montréal pour 28$CAN. Le plus jeune du groupe, il est très accueillant (ne semble pas être obsédé par les terroristes comme ses confrères américains) et à l’air particulièrement fier de nous parler dans un anglais un peu gêné, mais très correct.

Après avoir tout bien noté, il a pris ma photo et m’a délivré mon Permis de croisière. C’est ce jeune agent des douanes qui m’a dirigé vers le quai des transitaire dans le chenal No1 de la marina, celui le plus exposé aux vents de la mer mais tout de même bien protégé. La Marina Hemingway à un passé important et un avenir plus prometteur encore.

Rendus à quai le long du long mur légèrement courbé, ce sont les deux ti-pits du ministère de l’agriculture qui montent à bord pour leur tour d’inspection qui se résume à deux document à signer ou toutes les restrictions sont décrites. Mais une inspection très sommaire et une demande de pourboire très candide (nous sommes deux pauvres gars avec une famille chacun). Je ne sais résister à un tel appel mais je suis candide moi aussi. Je leur propose un billet de 5$CAN qu’ils refusent poliment ; contrairement à leurs collègues à la banque, ils préfèrent les $US. Je suis beau joueur, je leur offre un billet de 5$US à se séparer. Il me font comprendre que ce n’est pas beaucoup ; je leur fait comprendre que moi aussi, je suis un "pauvre gars avec un ti-bateau". On se quitte bons amis.

Finalement le Maître de Port me demande la permission de monter à bord. Son anglais est meilleur encore que tous les autres qui se débrouillaient bien. Il me donne la liste de prix, les conseils d’usage et la direction des douches. Et le mien d’accéder au WiFi (via le service sur les quais mais au moyen d’une carte de minutes non disponible pour le moment; les au sticks sont épuisés) Puis s’essaye lui aussi pour le pourboire. Ce à quoi je réplique dans hésiter : "Mais dis donc, vous ne travaillez pas le le Ministère de l’Agriculture, vous, là?" Ce qui nous lance tous les deux dans un grand éclat de rire et scelle notre conversation.

Je sens que ceci va évoluer au cours des prochaines années. Pour l’instant, tout ce beau monde vous donne l’impression qu’ils sont très heureux de nous accueillir. Et ils en ont vu d’autres. Les bateaux amarrés le long du grand quai No1 sont immatriculés au Canada, aux USA, en Angleterre, en France aux Canaris et en Australie. La Marina Hemingway me donne l’impression d’être une plaque tournante pour des voyageurs du tour du monde.

J’y reviendrai.

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Une réflexion sur “A quai à la Marina Hemingway

  1. Très intéressant!! merci pour les détails, les impressions. 🙂 Tu donnes vraiment le goût d’y être – on y est presque. xoxox 🙂 j’m’ennuie. Tu appelles quand?

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