Le chantier naval

Le chantier naval

Dimanche matin, assis dans le Florida Room chez Grace et Jean à Vero Beach après un dîner entre amis autour d’une table de salle à manger et une nuit de sommeil dans un lit Queen, je me sens un peu dans l’irréel après trois mois de vie à bord.

Puis bien calé dans un fauteuil les pieds allongés sur un tabouret, un dimanche matin où je n’ai qu’à me reposer en vous écrivant un petit blogue hors de l’eau après une semaine de travail super intensif autour de SurpriseS, quel dépaysement.

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Quand Jean est venu me chercher hier en fin d’après-midi, même une bonne douche chaude à la Marina Riverside de Fort Pierce, je n’avait pas réussi à chasser la fatigue comme c’est habituellement le cas. Je ne me sentais pas allégé mais plutôt envahi d’une grande lassitude pour employer une expression inusuelle pour moi, l’hyper-actif.

Faut dire que je venais de ma taper 5 jours de travaux intensifs au-delà de ce que j’avais pu imaginer pour redonner à SurpriseS ses couleurs caractéristiques.

Pourquoi 5 jours plutôt que les deux prévus. Parce que j’ai choisi de faire pour le mieux cette fois et utiliser une peinture époxy deux composantes beaucoup plus résistante aux égratignures, à l’abrasion que la peinture ordinaire. Ceci est vrai pour la couche de fonds tout comme pour les deux couches de finition. Alors résister à l’abrasion ça veut dire résister au papier sablé, n’est-ce pas.

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Moi j’aime bien peinturer. C’est pour ça que j’ai choisi, l’automne dernier de sabler ma coque en préparation pour la peinture au printemps. Mais vous vous rappelez le mauvais temps qu’on a eu au printemps. Alors je n’ai eu que le temps de donner la couche de fonds et le faire avec une y température trop froide pour que la peinture ne s’étende. Résultat, j’ai du passer un paquet de 50 roulettes de papier sablé avec ma sableuse orbitale.

C’est peinturer que j’aime; pas gaspiller deux jours de sablage à bouts de bras. Mais quand tu es engagé dans un passage obligé, il n’y a pas de retour en arrière. Hé!

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Ceci étang dit le gros de l’ouvrage est fait. Il ne me reste qu’à compléter les lignes de décoration et les lettrages pour pouvoir vous montrer des photos de la belle revampée. Mais vous allez devoir attendre le lancement officiel, le 1 janvier 2017 pour la suite de la croisière aux Bahamas en passant par Cuba.

Entre temps, je retrouve Pénélope demain à Orlando pour passer la période des Fêtes de fin d’année avec elle chez des ami.e.s floridien.e.s

Mes meilleures vœux de la saison pour chacun et chacune d’entre vous.

Au plaisir de vous retrouver le 2 janvier, à bord de SurpriseS toute embellie.

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Stuart,Fla – Pit Stop

Vu comme ça, c’est plus acceptable.

Un arrêt de ravitaillement, d’ajustement, de changement de pièces usées d’améliorations locatives, comme je me console en pensant à tout ce que j’ajoute pour améliorer ma sécurité mon confort. Ou bien réparer mes gaffes. C’est la seule façon que je peux accepter d’avoir passé presque une semaine à faire des emplettes à Stuart.

Mais c’est pour vous dire aussi que la belle vie d’aventures et le farniente au soleil, ça n’a pas de prix. Jusqu’à l’entrée du relevé mensuel Master Card. Ceci étant dit, j’en recevais aussi à la maison avant de partir. C’est juste que cette semaine, il y avait un regroupement occasionné par le fait que j’avais une adresse où faire livrer les choses et que Jean-Guy avait loué un petit camion pour aller chez le spécialiste de la pause de crochets d’amarrage de son annexe au Trawler pour le transport.

Alors pour ceux et celles qui nous suivront, je vous recommande Stuart qui est un centre de service de bateaux depuis les pirates et les corsaires. La Rivière Ste.Lucie à été de tous les temps un refuge pour faire les radoubs. Et la Ville de Stuart s’est développé autour de ce rôle de ravitaillement, d’entretien et de réparation de bateaux.

C’est aussi le point de départ pour les traversée vers la Côte ouest via le Lac Okeechoobe, notre prochain rendez-vous à compter du 1 janvier 2017.

Mais laissez-moi me défouler un petit peu auparavant, ça vous consollera si comme Céline et Luc sur Éolia, vous avez dû soudainement changer la pompe à l’eau du moteur au moment de traverser vers les Bahamas. Ou s’il vous est arrivé quelques autres surprises du genre en cours de route dans l’Intracostal.

Première étape, j’ai profité du petit camion pour aller au Lac Boca Raton récupérer le dinghy de mon ami Frédéric qui a eu pitié de ma perte du « petit rouge » et ma proposé de prendre en charge son vieux gris et de le ramener au Lac Champlain s’il endure jusque là, maintenant qu’il en a un nouveau tout beau.

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Observez la pièce plus pale qui cache une partie du Numéro d’enregistrement. Bien cette pièce de 10cm x 20cm vaut aussi cher que les tests du dinghy.

 

 

 

« Dur » est le son à retenir ici. J’ai toujours conseillé de ne jamais acheter un dinghy usagé qui perd (son air) ou qui prend (de l’eau). Mon excuse ici, je ne l’ai pas acheté; il me l’a « confié » et je savais qu’il perdait; il me l’avait dit. Puis, « à cheval donné on ne regarde pas la bride ». Vieux proverbe du Temiscouata que citait ma mère. Alors, après une « patch » posée par un professionnel (celui qui a posé les crochets sur le dinghy de Jean-Guy), il est resté dur. Mais quel coup dur pour mon portefeuille. Je n’aurais jamais pensé un tel prix (dans les trois chiffres) pour une patch. Mais mon schème référence pour les patches, c’est la bicyclette.

La pompe à eau de Éolia? Je ne suis pas jaloux. Ça fait depuis mon départ du Lac Champlain que la mienne coulait légèrement. Je ne sais pas si c’est la chaleur et la dilatation mais dernièrement, elle coulait tant et plus que j’ai dû me résigner à en commander une neuve de Moyers Marine, le spécialiste des anciens moteurs Atomic4 comme le mien. Pourquoi maintenant? Parce que je pouvais le faire livrer à la Marina où Jean-Guy à son bateau à quai, à Stuart.

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Quand j’ai voulu l’installer hier, je me suis rendu compte que je ne pouvais pas dévisser les joints des tuyaux d’eau de la vieille, en place depuis 40 ans, pour les transférer sur la neuve. Démontée et remontée, la vieille va se rendre à Fort Pierce jusqu’à lundi prochain pour la sortie de l’eau au chantier de la Marina Riverside où je vais enfin refaire la peinture de la coque pour lui redonner son rouge original.

J’avais bien prévu commander la peinture spécialisé pour ce projet mais je n’avais pas commandé, pinceaux rouleaux, panne, chaudière, mélangeur, couvre tout, alouette. Ajoutez 100$ de nic-nacs.

Ah oui, vous vous souvenez de la veste de sauvetage qui s’est gonflée subitement sans raison. Bien West Marine m’a remplacé sans frais la cartouche qui s’était vidée accidentellement. Quand je l’ai installé. Pouf! Regonflée. À suivre…

Ah oui autre élément qui était sur ma liste d’achats à faire en route. Des verres fumés avec ma prescription pour voir de près (à mon âge). J’attendais pour les faire faire ici pour un meilleur prix. Formidable, ils avaient un 2 pour 1 en ville. Wow regardez-moi ça. Je ne vous montrerai pas la facture par contre. Qu’il suffise de d’avoir que le spécial 2 pour 1 à 69.95$, ce n’était pas pour les verres fumés. Hum…

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Ah! J’allais oublier, je m’en vais aux Bahamas là où l’eau est limpide et les plongées en apnée sublimes. Puis je m’avais même pas de kit de skuba. Franchement! Non mais… Ils ont ça aussi chez West Marine. 🙂
Re-Checlick la carte.

Et aussi le refillage de ma pompes de cale qui tombe en panne aux deux semaines pour cause de joints corrodés. La cale c’est un milieu humide… depuis que ma pompe à eau de moteur à une fuite qui s’y écoule. Heureusement que West Marine à aussi ces connecteurs spécialisés que je vais installer la semaine prochaine.

Je vais en profiter pour refaire le filage de la connection de ma nouvelle glacière 12 Volts. C’est très capricieux ces petits machins. Ça ne tolère pas de partager un circuit avec les autres consommateurs d’électricité à bord.

Directement sur la batterie m’a confirmé le spécialiste qui la inspectée à Stuart parceque je trouvais qu’elle ne fonctionnait pas bien depuis que je l’avais achetée à Annapolis. Maintenant je sais pourquoi. La connaissance, ça n’a pas de prix.

Voilà, fin du Pit Stop de Stuart.
Rendez-vous la semaine prochaine au chantier de peinture de Fort Pierce.

Comme disait le vieux Brit dans des circonstances semblables :  » I’m suffering from plastic fatigue. »