Slow Sail – Prise deux

Mais c’est par pas parce qu’on va pas vite qu’on ne s’amuse pas pour autant.

Ça nous permet entre autre de faire une pause à New Smyrna Beach qui nous invite avec son quai municipal gratuit. Nous en avons profité pour aller marcher en ville et apprécier l’allure différente des gens d’une petite ville du Nord de la Floride non touristique.

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Dimanche matin,un homme et son chien…

 

 

Pour venir de New Smyrna Beach jusqu’à Titusville, il n’y a qu’une petite journée d’une trentaine de miles dans un lagon qui s’élargi assez pour favoriser le vent. Donc, à la moindre brise, c’est le génois qui se déroule pour faire taire le moteur.

Puis en arrivant à la passe du Hollover Canal pour émettre dans Indian River, ce sont les lamentins qui nous accueillent habituellement. Cette fois-ci par contre ce sont deux phénomène très particuliers qui ont été la cause de mon divertissement.

D’abord, ma boussole qui s’est transformée en girouette de façon spontanée et sans préavis. Un phénomène que j’ai soumis à ma communauté de voileux pour me faire donner des explications les plus originales les unes que les autres. Si vous ne l’avez pas vu sur Facebook, je vous laisse le soin de juger par vous mêmes.

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Cliquez sur le lien pour le show.

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10210943330996294&id=1143982909

Puis 15 minutes plus tard, c’est ma veste de sauvetage qui se gonflait subitement, étendue au soleil sur la banquette sans aucune trace d’humidité pour la solliciter. Là aussi, les explications furent diverses.

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Alors, là, je me demande si ce sont toutes ces SurpriseS qui justifient le nom de mon bateau ou si c’est parce que je l’ai appelé SurpriseS qu’il m’en faire vous de toutes sortes. Il y a même quelqu’un qui m’a conseillé de le faire exorciser. Ce que je considère ce matin.

Entre temps, pour la boussole je me satisfais de l’explication que je passais près des installations de la NASA à Cape Canaveral et pour la veste, que West Marine va me remplacer la bonbonne d’air comprimé sans frais.

A Titusville, nous avons profité des mouillages mis à notre disposition par la Marina municipale pour 20$. Considérant tous les services, c’est une bonne affaire. Puis j’ai pu constater qu’ils étaient en train de réviser au complet les mouillages pour assurer leur sécurité. Un endroit fiable et des gens affables. L’endroit pour refaire les provisions aussi. Et remarquer que le Liquor Store est dans l’édifice de la pharmacie CVS, portes adjacentes.

Le lendemain petite journée de paresse vers Cocoa, une charmante petite ville fort animé car c’est le point de départ des bateaux de croisière qui embarquent à Cap Canaveral. Une marche en ville pour se dégourdir les jambes et admirer le côté vieillot de l’endroit.20161127_104416

De Cocoa à Sebastian, une belle journée de voile enfin avec le vent qui a soufflé toute la journée au point que j’ai dû prendre un ris dans la grand’voile et même enrouler le génois par moments. Un 35 miles qui s’est déroulé dans les meilleures conditions possibles avec un vent de travers entre 15 et 20 Noeuds. Le seul bémol, nous avons dû aller nous ancrer tout à fait à l’est du bassin à cause de la direction du vent. Ce qui nous a prouvé de rendre visite au Captain Hiram un must quand vous passez par là.

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Les petits chalets des gens riches et célèbres sur Orchid Island

Finalement, moins de 15 miles pour nous rendre à la Marina municipale de Vero Beach où les mouillages sont les moins chers sur la Côte Est : 17$/jour, mais à deux ou trois par mouillage. Victimes de notre succès me dit le maître de port. J’espère que vous êtes aussi soucieux de les inspecter que les gens de Titusville me suis-je dit en moi-même.

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Trois pour 48$

Cet après midi, nous sommes allés voir la mer de l’autre côté de Orchid Island. Et c’est la quitté Jean-Guy m’a faire remarquer que la dernière fois que nous l’avions vue, autrement que par une « inlet », c’était entre Atlantic City et Cape May.

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Matthew est venu prendre quelques pieds de sable à Vero Beach.

Marins d’eau douce!
Une autre semaine d’une centaine de miles avec deux arrêts de deux jours.

Common man!
Lets go sailing!

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Molo : Slow Sail

A partir du moment où on entre en Floride et que la chaleur nous touche enfin;  même  à la première heure le matin, on  ralenti le pas.

Après tout, on n’est pas des convoyeurs de yacht; on ne descend pas des bateaux aux Bahamas pour un noliseur.   Nous   sommes des plaisanciers qui descendent dans le sud pour fuir l’hiver. Au  début on se sent un peu pressés, mais dès que l’on rejoint Jacksonville, la pression se relâche. On passe en mode  touriste et on  prend le temps d’observer, de s’arrêter.

Ainsi, il y a une semaine, nous nous arrêtions à St-Augustine à 80 miles au Nord d’ici et ce soir nous nous  arrêtons à Titusville, à 20 miles au Sud d’ici . 100 miles en une semaine, c’est pas un record de vitesse.  Mais peut-être un record de dolce vita. Après le mouvement « slow food », on est peut-être en train de lancer le mouvement « Slow Sail », qui  sait…

Puis, ceux ou celles qui connaissent déjà St-Augustine, vous  diront que ça vaut la pause.

Puis, Slow Sail, ça veut dire que nous profitons aussi de la moindre petite brise qui adonne pour faire de la voile,  même  si la vitesse tombe de moitié.

Regardez, là devant, c’est  Céline et Luc sur Éolia qui donnent le ton pendant que Jean-Guy ferme la marche en bon accompagnateur.

Happy Thanksgiving!

Nous nous fêtons ça en famille de voileux. 🙂

Les pêcheurs du dimanche

Avant propos
Je dois tout d’abord faire un petit  retour sur  notre  arrêt au quai  gratuit du Parc municipal de Jacksonville. Un parc, soit dit en passant, qui est à 15 nautiques du Centre-ville, en marge de l’Intracostal.

J’y reviens pour vous présenter Nancy, l’épouse du Capitaine Brown Altman qui s’est assigné chauffeur bénévole pour les plaisanciers de passage.

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Alors, c’est la belle Nancy qui s’est présentée hier matin en  s’excusant de ne pas être venue dès notre arrivée, la veille en fin d’apres-midi.

Heureusement pour elle, nous  avions  décidé de prendre une pause et n’étions pas partis à la première heure pour profiter de la marée comme nous  l’avons fait le lendemain matin.

Alors nous l’avons suivie  jusqu’à sa voiture ou le Capitaine nous  attendait.  Il avait rendez-vous pour des prises de sang de contrôle à Fernandina Beach et avait pensé que nous aurions besoin d’aller à  l’épicerie, au moins.  En effet j’avais surtout besoin de passer à la quincaillerie.

En route il nous  a expliqué qu’il avait choisi cette action bénévole parce qu’ils sont des plaisanciers d’eux-mêmes et qu’ils sont en pause-santé. Alors ils ont choisi de passer au suivant des services dont ils avaient profité dans le passé. C’est pas beau ça! Le plus suave, c’est qu’au moment où Jean-Guy suggère  de contribuer au prochain plein d’escence que Nancy lui fait remarquer que sa voiture ne prends pas beaucoup d’escence, c’est une hybride. J’ai suggéré à Jean-Guy de contribuer à son compte d’électricité et on a tous bien ri.

Les pécheurs du dimanche

Mon billet du jour en ce samedi 19 décembre par une belle journée ensoleillée et chaude  (21C), vous parle de la circulation beaucoup plus achalandée qu’un jour de semaine.

En effet, les pêcheurs du dimanche sont sortis en plus de toutes sortes d’originaux sur leurs embarquations plus ou moins conventionnelles, les unes que les autres.

Commençons par celles-ci.

La fille qui a entendu parler de Mylène   Paquette et qui a commencé à ramer.  Va falloir qu’elle apprenne  à barrer en plus. Sinon, elles vont faire la traversée en équipe.

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Ou ceux là qui ont le meilleur   esprit d’équipe du canal.

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Puis le kayakiste qui aime aussi bien manger son poisson frais et n’a pas besoin du 90HP pour trawler.20161119_104255

Mieux encore ce « pêcheur assis » qui n’a pas peur de se tenir debout pour les déplacements20161119_101047

Enfin le gars qui s’assure que nius passerons sans encombre.

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Puis Jean-Guy que je n’ai pas photographié pcq j’étais trop occupé à pêcher dans  la même  chaloupe que lui hier, avec les mêmes appâts, au même  endroit. La  seule différence :il avait acheté son permis de pêche, mais pas moi encore. Qui l’a dit à  ces deux poissons qui m’ont  boudé a son profit.

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Heureusement que j’étais invité à dîner : truites de mer mouchettées avec son accompagnement de pommes de terre sautées et choux-fleur beurres.

Hum… delicious!!!

La Florida 21` C

Autant les dernières images de la Georgie et ses paysages si differents des nôtres sont de beaux souvenirs à conserver; autant j’ai été frappé au cœur par les premières images de la Floride.

Fernandina Beach la première ville importante que l’on rencontre est un rendez-vous des plaisanciers depuis longtemps. On aime s’arrêter là parce qu’il y a là une retrouvaille de plaisanciers qui descendent dans le sud. C’est là qu’on retrouve des copains ou qu’on s’en fait de nouveaux.

Bien cette année c’était un paysage très différent avec la grande Marina municipale fermée à cause de l’ouragan. De même que son mouillage où l’on s’installe habituellement pour 20 dollars seulement. Fermé lui aussi pour réaménagement.

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Un survivant, un peu amoché , mais  tout de même à flot contrairement au ketch, au fond derrière dont on n’aperçoit que les bouts de  mâts.

Plus loin , aussi désolant, ceux qu’on n’a pas encore remis à flot.

Nous avions planifié de nous arrêter ici, mais nous allons continuer jusqu’à l’embouchure de la rivière St-John’s qui mène à Jacksonville. Là où, se cache un autre secret bien gardé de Jean-Guy qui y a decouvert un bout de quai dans un parc municipal gratuit. Notre destination ce soir pour notre premiere nuitée floridienne.

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Par contre la partie sympathique c’est d’entrer en Floride à la mi-novembre avec 21 degrés Celsius de température sous un beau soleil chaud. Très différent de ce que j’ai vécu il y a 5 ans quand j’ai repris la route pour la première fois avec Brigadoon où mon arrivée en floride avait été marquée par un avertissement de gel au sol le 1er décembre.

Donc je vais profiter de ce beau temps chaud pour ranger le gilet de laine et même mon nouveau ouatté que j’ai porté le matin au cours des trois dernières semaines..

Ce que je retiens aujourd’hui, toutefois, c’est que partir à la mi-septembre ça a semblé un peu hâtif mais on a eu chaud jusqu’en haut de la Baie de Cheasapeak. Là on s’est attardé un tout petit peu pour laisser passer Matthew qui a fait ces dommages ici mais ne nous a pas incommodé là-haut . Puis au premier novembre descendre jusqu’ici assez rapidement était une bonne strategie pour le confort général.

Entrer en Floride à la mi-novembre semble être la meilleure option.

Sounds of Georgia

Passé Savannah en descendant vers le sud, vous entrez dans un paysage tout à fait différent de ce que vous aurez vu précédemment dans les longs canaux étroits qui séparent les rivières de la Virginie et des Carolines.

Ici, nous nous retrouvons dans le monde des grandes rivières qui coule vers l’Atlantique et dont l’embouchure est appelée « Sound ». Nous nous baladons dans l’arborescence de rivières et de ruisseaux avec ici et là des tranchées que l’on à pratiquées pour passer d’une arborescence à l’autre.

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Ceci nous amène à traverser de grandes étendues d’eau puis à nous retrouver ensuite au sommet de l’arborescence dans un tout ruisseau où il y a juste assez d’eau pour passer à marée basse.

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Le paysage se caractérise par une courte végétation marécageuse avec ici et là une talle d’arbres comme un oasis. Ainsi, au moment de choisir votre ancrage, vous pouvez choisir le petit ruisseau derrière le bosquet si vous préférez être protégés du vent. Si au contraire vous chercher à éviter les moustiques vous en choisirez un un petit peu plus large dans la végétation plus courte.

En prime, ces jours-ci avec la fameuse grosse lune, en Géorgie réputée pour ses marées particulietement grandes, elle nous en a servi des 8 et des 9 pieds. Il a fallut être prudent dans son calcul de longueur de touée d’ancre. Autre aspect important : ces grandes marées provoquent de fort courants et si on a une bonne stratégie de navigation on réussi à aller plus loin sans effort supplémentaire du vent ou du moteur.

Non pas que l’on soit pressés, mais ça raccourcit la journée. Au lieu de faire 8h de route, on va peut-être se contenter de ne naviguer que 6h. Comme ça nous pouvons déguster l’apéro plus tôt et profiter du coucher de soleil dans toute sa splendeur.

Autres éléments surprenant de cette section de l’Intracostal : les dauphins que l’on s’attend habituellement à rencontrer près de la mer, montent eux aussi jusque dans ses petits ruisseaux tout en haut de la rivière. Faut croire qu’il y a des poissons par là aussi, mais j’ai peine à le croire parce que je n’ai rien attrapé cette année encore.

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Alors, plutôt que de me décourager , jsi attrapé un crevettier dans le ruisseau derrière le bosquet. 🙂

Aujourd’hui notre destination après quelques 4 ou 5 heures de route sera St-Simon dans le St-Simon Sound justement. Là où on a trouvé enfin une marina qui peut nous accueillir, car dans les Carolines à cause de l’ouragan Matthew tout était plein parce que des marinas complète ont été détruites. Puis, plusieurs bateaux qui sont habituellement au mouillage se sont vus aussi poussé sur la berge dans cette section de l’ICW.

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J’ai beau naviguer sur un budget minimaliste, mais, une marina au moins une fois par semaine ou 10 jours pour le lavage et les provisions c’est pas de trop. Alors c’est aujourd’hui que ça va se passer avec une super douche chaude en prime. Plus douillette que ma douche de camping habituelle.

La vie des gens riches et célèbres quoi! 🙂