Le Capitaine Net

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Soyez sans craintes, je ne lance pas un réseau compétiteur à mes amis québécois qui ont mis en place et qui gèrent depuis plus de 20 ans le Réseau du  Capitaine qui accompagne les plaisanciers québécois et autres francophones qui prennent la mer et s’aventurent au-delà de la couverture de NOAA Radio sur la VHF. Ils font un travail d’experts et ont acquis une expérience que j’apprécie mais que je n’oserais chiffrer. Calculez par vous-mêmes, la somme de la couleur de leurs cheveux sur la page web.

Non, je parle de mon Capitaine sur Sea Drifter, l’hiver dernier aux Bahamas. Si vous regardez bien la luminosité sur la photo vous verrez que la journée est plutôt nuageuse à l’ancre au nord de Tahiti Beach. C’est dans ces moments-là que mon Capitaine sort son soleil de la Floride pour reprendre le dessus.

Capitaine Net

Maintenant si vous regardez d’un peu plus près, vous remarquerez à sa coiffure bien léchée qu’il sort directement de la douche. C’est à dire une plongée dans l’eau des Abacos puis un savonnage au Joy suivi d’un rinçage à l’eau salée. Pour les non-initiés, je dois préciser que le Joy (oui, oui, le savon à vaisselle) à la particularité d’émulsifier l’eau salée pour qu’elle ne laisse aucune trace de ce « collant » habituel caractéristique des plages de bord de mer. Si quelqu’un a l’explication scientifique de ce phénomène, j’apprécierais une contribution à mon développement personnel.

Les Abacos, c’était mon monde de découverte, cette année. Le seule partie des Bahamas que je n’avais pas visitée dans mes voyages précédents. Je suis en pleine admiration pour ce magnifique « terrain de jeux de voileux » et prise de notes pour mon Guide nautique des Bahamas*  qui va dépasser mes attentes.

Aujourd’hui nous sommes allés prendre une bière dans un des deux Resto-Bars sur la rive opposée de Tahiti Beach, sur l’ile Lubber’s Quarters.

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Par hasard, nous sommes tombés sur Robert Stewart un petit gars de NDG qui a construit le Cracker P’s dans les années ’90 et qui nous a servis la « Sands », une bière plus authentiquement bahamienne que la KALIK, d’après lui. Elle est brassée à Grand Bahamas par des bahamiens plutot qu’à Nassau par Heinneken.  Quant à lui, il a été bercé par une maman francophone qui venait de St-Stanislas, près de Trois-Rivières. Ce qui lui permet de nous présenter son menu avec une petite gêne, malgré un bon français qu’il n’a pas oublié après une trentaine d’années. Il est aussi un peu de descendance bahamienne, ce qui explique le nom du Resto-Bar, en l’honneur de Cracker Pinder, sur la photo, qui avait développé ce site au début du siècle.

Si son voisin du resto Lubber’s Landing  vous reçois pour le lunch avec des Mahi-mahi Burger connus à 50 milles marins à la ronde, c’est tout de même au « Cracker P »qu’on se retrouve pour le « 5 à 7 » et pour le dîner entre amis voileux.

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Mais n’oubliez pas de revenir vers Tahiti Beech pour une longue marche sur la plage qui s’avance comme un croissant dans l’eau au point que rendu au bout, vous donnerez l’impression que vous  marchez sur l’eau.

*Le Guide nautique des Bahamas : Section les Abacos ou Section les Exumas,  disponibles à compter du premier juin 2016 en format électronique.

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Les Puits Espagnols

Notre dernier contact avec Eleuthera, Spanish Wells, a été un arrêt agréable avant la grande traversée de ce matin vers un tout autre secteur, les Abacos que je vais vous présenter au cours des prochains semaines.

Cette agglomération de 1500 habitants sur la pointe Nord de l’île est un petit village très animé autour d’un port de pêche où quelques chantiers navals travaillent sur de grosses unités. C’est aussi un centre de service pour une baie toute proche, peuplée de centres de villégiature huppés. Alors, oubliez vosconserves , le Food Fair, un mini cosco, m’a meme permis de manger ma pizza hier soir. Il était temps après deux semaines de vivanneau, de maquereau et de pompano. Ouf.

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Note au passage. Le prix des aliments y était compétitif avec ce que vous trouverez au Métro de Bouchertown.

La population majoritairement blanche est de descendance loyaliste qui a quitté les USA au moment de la guerre d’indépendance. Quand ils sont arrivés ici, c’était déjà un centre de ravitaillement en eau fraîche où la flotte espagnole venait puiser avant la grande traversée de retour d’Hispañola. D’où le nom qui lui est resté.

D’ailleurs, dans la plus belle tradition, puisque l’eau à un léger goût salé à la marina, Adele Robson livre l’eau de son puits pour 50 cents le gallon. Notez au passage, les mesures anglaises tout comme l’accent Brit des villageois en général. Leurs maison bien entretenues, incluant celle de Léo Pinder, un des pères fondateurs qui date de1795, sont garnies d’un parterre manucuré a l’anglaise aussi.

On comprends pourquoi ils ont quitté le pays qui allait devenir tellement « fleurs en plastique » au point de risquer de voter pour un « faux blond ».

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Hatchet Bay

Tout en me baladant dans les Bahamas cette année, je prends des notes pour ce Guide que je veux publier au printemps. Enfin, me direz-vous, les prévilégiés de mon fan club, qui aimez lire mes récits de voyage.

Je vais le faire différent des autres bien sûr, mais surtout en français, ce qui n’existe pas encore. Il va être agrémenté de mes anecdotes de voyages précédents, tout comme de celui-ci. Puis je veux qu’il se distingue par les conseils de sécurité dont entre autres, où se réfugier quand un bon coup de vent s’annonce.

Ici, on appelle ça un Norther parce que le vent passe en dedans de 24 heures, des doux alizés à un vent fort et froid du Nord en passant par l’ouest d’abord pour revenir progressivement au nord-est par la suite. Quand les Bahamiens voient un drapeau canadien sur un bateau, il nous regardent avec un petit air : « pourquoi vous nous avez amenée ça? », car ça correspond à une bonne tempête qui vient de passer sur le Québec.

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Alors Hatchet Bay est un de ces endroits typique où se réfugier pour laisser passer un Norther, car elle est complètement fermée, regardez la largeur de la porte d’entrée. Puis elle a moins d’un mètre de diamètre. Parfait petit paravent de tous les côtés face à un vent qui va tourner de 360°.

J’en ai trouvé de ces endroits « paravents » un peu partout dans les îles et je vais en dresser une carte pour aider les plaisanciers à y trouver facilement refuge. Puis regardez les couchers de soleil que ça donne quand on n’est pas trop stressés et qu’on a le temps de les prendre en photo pour ceux et celles qui étaient dans la tempête.

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