Magenta’s victim!

La ligne magenta a fait une autre victime ces jours derniers au sud de Ferdinand Beach, juste avant le pont.

Le petit bateau que vous voyez, bien échoué, tout à fait sur la bande du canal est bel et bien sur la ligne magenta qui est tracée beaucoup trop près de la berge à cet endroit et non pas au milieu du chenal comme on devrait s’y attendre. En fait, elle passe derrière une bouée verte qui devrait la limite de navigation de ce côté.

Puis, comble de malheur, la carte n’est pas précise dans ce secteur. Regardez, juste 500 mètres plus loin, je navigue en plein milieu du chenal dans 3 mètres d’eau et l’image de mon petit bateau sur la carte, navigue dans le foin sur la plage de l’autre côté.

C’est comme ça qu’un voileux froleux de la ligne se fait coller au fond. D’autant plus que c’est un dériveur à quille relevable qui, lorsqu’il a touché, a touché solidement, de tout son fond, pas juste du bout de la quille.

Tout ça pour dire que dans la vie, faut pas confondre la réalité avec l’image de la réalité qu’on a trace pour vous.
Oh! Capitaine bonhomme, quelle profondeur aujourd’hui.
Ah! Non! Pas un jeu de mots sur la profondeur en prime.

Je m’arrête là-dessus pour aller prendre l’apéro avec l’équipage de MANOUCHE qui me courre après depuis ce midi. A suivre…

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Les grands moyens

Au début, je croyais que c’était un gars mal pris qui s’était accosté en urgence sous la grue. Puis quand j’ai vu tous ces gens s’affairer à le hisser hors de l’eau, je me suis dit que ça devait être le propriétaire de la grue.

En fait, c’est assez intéressant que ce gros équipement qui sert habituellement à manœuvrer des conteneurs soit aussi équipé pour sortie des bateaux de l’eau. Car il n’utilise pas un gréement de fortune mais tout à fait le genre de truc qu’on utilise au CN de Mézy pour sortir nos bateaux de l’eau à l’automne au moyen d’une grue

Pour moi, ça valait la photo du jour!

Il lance et compte!!!

Je ne sais pas pourquoi, mais en passant sous ce magnifique pont en sortant de Brunswick, une ville de moyenne importance de la Géorgie, ce midi, j’ai pensé à Maurice Richard. Puis je me suis dit qu’heureusement que je vous ai pour me rappeler avec plaisir ce que je laisse derrière quand je pars comme ça pour une longue randonnée.

Car, j’ai essayé La Presse mobile et malheureusement, ça ne me relie pas avec meilleure de ce à quoi je veux m’associer. Alors je préfère vous parler de ce qui m’arrive et de lire vos réactions. Comme ça, je me sens faisant partie d’une belle gang.

Passé le pont (Un sapré beau pont! Non? 185 pi de hauteur libre dessous. Quand vous passerez par le Centre-ville comptez 20 étages d’un édifice. C’est haut comme cela.) je me dirigeais vers l’Est d’abord puis vers le Sud. La prochaine étape devait être Fernandina Beach, là où nous étions rentrés de nuit sous la pluie, Anne-Marie et moi pendant que Loulou faisait semblant d’avoir le mal de mer à l’intérieur de Brigadoon. Nous étions sortis de Jacksonville avec l’espoir de faire un 36 heures en mer ce matin-là.

Curieusement, me revoilà dans la pluie et le vent, sensiblement au même endroit aujourd’hui. Spot doit en passant, c’est la première fois que je me retrouve sous la pluie depuis New York. J’étais averti quand même. Chaque matin, pendant que l’eau bout pour le café et que je fais mon petit quart d’heure d’exercices, j’écoute la météo. On ne triche pas avec elle.

Ce matin on annonçait un fort coup de vent un peu plus bas justement où j’espérais me rendre pour ancrer ce soir pour la nuit. Je suis parti quand même, un peu plus tard, après avoir fait une petite réparation à une fuite sur la pompe à eau du moteur. Je me suis dit que je jouerais ça à l’oreille, selon les développements.

Bien en dedans de 2 heures, ça s’était développé et sur le Canal 16 où je suis toujours à l’écoute, la Garde côtière diffusait un bulletin spécial où on parlait de fort coup de vent avec des orages et même de la grêle, plus bas, là-bas vers ou je me dirigeais. Puis le clou c’est quand le gars à dit tout simplement : "Les petites embarquations devraient chercher un abris immédiatement." Je crois que c’est la première fois que je l’entendais formulé ainsi.

J’en avait de prévues, des abris, à toutes les demi-heures de navigation sur ma route. C’est ce que j’avais pris le temps de faire avant de partir aujourd’hui. Alors, j’ai finalement opté pour la deuxième qui me permettrait de me ranger bien en sécurité vers 15h00. Le plus cocasse, c’est qu’après toute cette pluie et vent que j’avais affronté pour y arriver, quand j’ai jeté l’ancre, la pluie avait déjà cessée, et pas une heure plus tard, le soleil se montait sous les nuages à l’horizon.

Pas si désagréable que ça tout de même, une journée de pluie.