Un vrai Hollandais

En fait, il y en a un peu partout de ces reproductions de bateaux anciens. Si vous regardez bien celui-ci toutefois, vous ne pouvez pas manquer ses dérives pivotantes, montées sur l’extérieur de la coque.

Une façon très typique de faire des Hollandais. Ils réussissaient ainsi à faire marcher leurs grandes péniches à voile. Puisque ce n’est pas le vent qui manque, aux Pays Bas.

Ce dimanche, il est descendu de Kingston où je l’avais aperçu il y a quelques jours, spécialement pour participer a la « fête au village » de Newburg. Une charmante localité du milieu de l’Hudson qui fête aujourd’hui la moisson. C’est la Oktoberfeast sur les quais au bar chez Joe. Quand j’ai vu que le bateau de Mini-Croisière y débarquait sa cargaison de rentiers qui venaient se joindre à la jeune génération pour fêter ça, j’ai décidé de me dévergonder et de m’y joindre moi aussi.

L’orchestre rétro avec animateur à l’avenant nous garde tous bien éveillés et fournit le rythme pour les Polkas endiablées. Bon, tout n’est pas absolument « Dutch » mais c’est la fête, même pour Mme la mairesse qui y est allé de son petit speach.

Quand à moi, je savoure une pint de IPA, une bière de microbrasserie locale de bon goût.

Je me suis arrêté pour trois raisons. La première pas très excitante : j’ai plein de temps devant moi, on est dimanche matin et Jean-Marie me rejoint mercredi à une journée et demie d’ici. La deuxième: Loulou de rappellera que c’est ici que nous nous étions arrêtés, un peu fatigués par temps gris et en manque d’essence et qu’un gentil monsieur du Club de voile local lui avait réouvert les douches même si la saison était terminée.

Une gentillesse qui m’a été confirmée par Monica qui s’y était aussi arrêtée à son époque Trawler et qui avait été charmée elle aussi par l’accueil. Et de là, la troisième raison: c’est l’anniversaire de Monica, aujourd’hui. Bonne Fête ma partenaire de voile occasionnelle sur le Lac.

Et que la fête continue…

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Enfin à voile!

Lundi matin, vents prévus : Sud à Sud-Est de 5 à 10 Nds. Faut savoir lire entre les lignes de ce pronostic météo. On l’a eu souvent sur le Lac au cours du dernier mois. Ce qu’il cache, ce sont des bourrasques de 15 à 25. Hubert se rappellera comment il a négocié ça lors de son court stage à bord cet été.

Mais au moins, voilà la première occasion de faire de la voile même si je dois tirer des bords.

Facile à dire jusqu’à ce que j’arrive à la hauteur de Westpoint (oui, vous avez bien lu, le fameux Chômage militaire ou l’on forme l’élite des officiers de l’armée de l’air américaine), là ou la rivière n’a plus que 1000 à 1500 pi. de largeur. Les virements de bord reviennent souvent. Mais bon, on aime ça la voile!

Quand nous étions passés ici, il y a 30 ans, avec mon ami Ed, nous nous étions arrêtés près de la marina et nous avions été nous balader au village puis sur le Campus. Je ne suis pas persuadé que j’aurais pu y aller me balader aussi librement cet après-midi.

Quoiqu’il en soit, le vent montre toujours et je dois réduire mon grand génois un peu plus à chaque heure de route. Merci mon dieu pour l’enrouleur de génois!

Rendus au pont de la Montagne de l’ours, je dois le ranger tout à fait car, même rendu grand comme un mouchoir, il est encore trop de grand pour le vent qui se situe maintient maintenant au-dessus de 20 Noeuds. Il est 16h et j’ai déjà une bonne route de faite depuis 9h ce matin.

J’enroule! Mais VLAN!, une fausse manœuvre au moment de l’amener au vent et je pars en et empannage. C’est trop je vois la voile se séparer horizontalement à la hauteur des barres de flèche.
Merde! Un gros contrat de petits points en perspective. Heureusement que Jean-Marie sera là pour barrer pendant que « matante » fera la couture.

Je prends une période pause pour reprendre mes esprits dans l’ancrage de jour sur la droite puis je me tape 2 heures de moteur, vent devant, jusqu’au premier ancrage protégée des vents du Sud à Croton dans la Harvester Bay.

Ouf, enfin, protégé du vent!
Je l’aime bien, mais à un moment donné, il me dépasse!

Prudence!