L’heure douce

Ça se passe vers 21h ou juste avant à ce moment-ci de l’année. L’heure où on se demande si on reste dans le cockpit ou bien si on va dormir.

Puis quand il fait doux comme ce soir, j’opte pour un deuxième café et je choisis une autre heure de douceur.

Je suis bien ancré et il n’y a personne autour de toute façon. Je suis près de la section de mouillage des locaux et ils sont à la maison ce soir.

A l’heure du souper j’étais un peu plus bas et les marins d’eau douce étaient nerveux que je vienne m’ancrer près d’eux dans le coup de vent qui a frappé le Lac cet après-midi. Je les ai laissés me jeter des coups d’œil inquiets pour un et me jaser des techniques d’ancrage pour un autre puis je me suis éloigné doucement pendant qu’ils digéraient leurs T-Bones

Je trouve amusant de me retrouver dans la flottille des québécois du Lac. D’ancrer parmis de bonnes personnes qui vous reconnaissent comme nouveau venu tellement ils se connaissent tous entre eux.

Yves qui est venu me jaser pouvait me décrire mon ancrage dans Pilot’s Bay il y a10 jours et un autre à Mallett’s Bay la semaine dernière. Puis en bon gars bien intentionné, il m’a expliqué les vents du Lac et les squales qui peuvent nous surprendre. C’est pourquoi ils ancrent tous sur 150 pi de chaîne…

J’ai pris bonne note et je me suis éloigné pour ne pas les énerver trop avec mon ancrage sur chaîne et câblot.

C’est vrai que j’ai un bateau rouge, plus facile à reconnaître mais quand même…

Je ne voudrais pas devenir le mouton noir des Québécois du Lac.

Le retour de Grand-Mère

Je voulais me faire plaisir en invitant mon petits-fils à faire de la voile au Lac et je crois que j’ai frais d’une pierre deux coup et plus.

Il faisait un temps superbe pour les jeunes qui n’ont pas une grande pratique de la voile. Donc, Maxime a pu barrer tout l’après-midi. Quant à Joannie, pourvu qu’elle soit à côté de son grand…

Elle a tout de même apprécié l’expérience car à un moment donné, on faisait des projets de voile aux Bahamas pour la semaine de relâche. C’est pas peu dire.

Quand à Marie-Thérèse, pourvu qu’on lui laisse "sa place" assise potes du mât elle affiche sourire permanent. Elle a tout de même une bonne expérience de ce Lac. Elle y a beaucoup navigué sur MAÏTÉ, un voilier assez semblable à celui-ci d’ailleurs. Elle a même eu l’occasion d’y mettre en pratique la technique de récupération de "l’homme à la mer".

C’était mon premier essai et si elle n’avait pas réussi, je ne serais pas là pour vous raconter ces histoires.

Merci encore, M-Th., 25 ans plus tard.