Week-end au soleil

Samedi matin, la descente de la Baie du Delaware
Bien ammorcée au moteur pour sortir de la petite rivière qui nous a conduit en ville. Puis à voile sur le Delaware, passé le Fort qui en protégeait l’accès sur l’ïle aux Pois. Puis ensuite une étude comparée des sources d’énergies en passant devant la Centrale nucléaire. Et plus bas, tous les employés de la centrale et leurs copains qui sont à la pêche à la igne en ce beau samedi matin. Ils doivent être une centaine de bateaux de la chaloupe au moyen bateau motorisé à pêcher à la ligne, juste en aval de la Centrale. Plus bas, tout devient plus calme et le vent baisse au point que je dois demader à « DoRiS » de prendre la relève pour m’amener jusqu’à « False Egg Point », à peu près à mi-chemin de Cape May où j’ai jetté lancre pour la nuit.
Je retrouve mon rythme de navigateur solitaire et je cesse d’avoir à rejoindre quelqu’un à une date précise, à l’arrivée d’un avion. Heureusement que Renée n’est pas un modéle « date précise » car un coup d’oeil à mon planning me fait remarquer que 2 épisodes de mal de mer non prévus m’ont mis en retard de 4 jours sur mon horaire. Quatre jours de plaisir de plus à naviguer. Merci les filles!
Dimanche matin quai à Cape May
Chassé par le brassage inconfortable dans l’ancrage ce matin, je suis rentré à Cape May en fin d’avantg midi. Je prends une pause douche, marche en ville, approvisionnement avant d’entreprendre la Côte Est et le dernier stretch. Il fait une soleil radieux et le fond de l’air est tout justeu n peu frais. Faut pas remonter trop vite. Je vous laisse quelques images pour vous régaler du charme du coin.

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Jeudi, vent fort; vendredi rencontres fortuites

Nous quittons le bassin sous voile pour être dans le ton. Facile puisque ces vents forts seront portants et que nous sommes un peu à l’abri pour l’instant. Le soleil est radieux et le temps clair. Ça va souffler par contre. Effectivement, dès que nous franchissons le long pont qui y travarse la Baie, nous nous retrouvons dans du 20-25 Nds avec des pointes à 30-35. Ça souffle. Nous avions pris un ris au départ dans la G’Voile et le Génois #2 assure un bon équulibre. Le bateau gite bien dans son angle efficace autour de 35° avec des courts moments qui doivent être contrés quand une bouffée à 35 nous frappe de plein fouet.
Ça va bien mais les barreurs doivent être vigilants. C’est pas un job pour le Charlie Brown, le pilote automatique. Nous ne sommes pas les seuls en mer mais il n’y en a pas beaucoup pendant toute cette journée qui nous mènera jusqu’à quelques miles de l’entrés du Canal où nous avons jeté l’ancre vers 17h30 derrière un promontoire sur la rive ouest devant le Parc d’état. Quelle belle tranquilité retrouvée après une journée de travail intense pour Manon et moi à la barre. Même qu’elle a senti le besoin d’aller faire un petit somme en milieu d’après-midi. ça dort bien sur un bateau, ce petit animal-là. Même par 35Nds de vent de côté.

Vendredi matin, rallier Wilmington
Presque juste une formalité en somme puisque le vent est très léger au réveil. Petite question à résoudre quand je découvre le cablot d’ancre enroulée autour de la quille. Pas facile de dire dans quel sens vents et courants de marée ont réussi le truc. J’essaye un tour dans le sens des aiguilles d’une montre et ça ne marche pas. Deux tours dans l’autre sens alors et on est libérés.
Dans le Canal entre les deux baies, abordage par la police accompagnée par l’agent des douannes. Des jeunes hommes fort sympa, rien voir avec la Garde côtière d’avant hier. Deux groupes bien complémentaires qui s’amusent sur l’eau quand il fait beau. Et là, j’en apprends une bonne: Mon permis de croisière est bien valide mais pour le garder valide, je dois me rapporter à chaque secteur des douanes américaines que je traverse. Pas me rapporter aux douannes si je sors du pays et que j’y reviens. Non, non, me rapporter quand je passe du secteur North Central Florida au secteurVirginia/Carolinas au secteur Maryland puis au secteur Philadelphia/Delaware où nous sommes présentement puis dans quelques jours, au secteur New York.
Jamais entendu parler de ça. Même pas par le gars qui m’a émis ce Permis de croisire (effectvement si on lit bien les petites lettres, c’est bien spécifié). Mais le punch c’est quand il me dit: « Si les gens ne savent pas de quoi vous parlez quand vous vous rapporterez à New York, n’insistez pas, notez tout simplement dans votre livre de bord que vous avez essayé. » (sic).
Finalement,quand on est entré dans la rivière qui mène au Centre-ville de Wilmington, pas de trace de la 7th Street Marina que j’avais identifiée sur ma carte. Il y a bien un petit embranchement qui mène à des installations abandonnées où un ancien bateau de croisière sur la rivière est amarré, mais rien d’autre qui ressemble à une marina en ville. après vérification avec un gars en petit cruiser, il s’agit bien de ça mais ça n’est plus en service. Qu’à cela ne tienne, il y a de la profondeur, on y va. Dans 15 pieds de profondeur, nous nous rendons au quai et y amarrons BRIGADDON derrière le bateau de croisière que Manon voudrait acheter pour transformer en habitation flottante sur le Canal Lachine. Une idée intéressante à esplorer. Il y a aussi une famille de Snowbirds, les vrais, ceux-là, nos Outardes qui y attendent le moment de remonter plus haut avec les petits.
La seule activité qui reste, c’est la descente de bateau où justement, deux retraités, membres de la Garde côtière auxiliaire sont justement en train de descendre leur bateau pour la saison qui commence pour eux ce week-end. Nous leur donnons un coup de main: je fais remarquer au gars qui conduit le 4×4 qu’il doit détacher le bateau avant de tenter de le faire glisser à l’eau et Manon aide l’autre à amarrer le bateau au quai quand enfin il réussi à le faire glisser de la remorque. Tout content de son coup, avant de repartir, il nous demande s’il peut nous eéposer quelque part en ville. Pourquoi pas, AVIS attend un appel pour venir chercher sa cliente mais on peut leur sauver ça.
On se fait reconduire à la Gare Amtrack où Avis à son comptoire. « Manon, avant de prendre l’auto, pourquoi ne pas vérifier au cas où, à cette heure-ci, si tu pourrais prendre le train? » Elle avait vérifié d’Annapolis avant de réserver l’auto mais bon, qui sait?. Et là, la suite des choses est de toute beauté. La préposée au comptoir d’Amtrack, nous regarde avec un grand sourire moqueur et trouve la connection demain matin à 4h50 pour arriver à NY une heure avant le départ du « Montrealer ». Juste le temps que Manon puisse prendre son petit déjeuner à la Gare. et elle lui fait ça pour la modique somme de 7$ à ajouter au 65$ qu’elle a déjà payés pour NY – Mtl. Et elle lui fait ça en français puisque Danielle François est une belle grande haïtienne joviale et moqueuse qui nous engage dans une conversation sur Montréal qu’elle va visiter pour la deuxième fois cet été.
Manon tout ravie des économies réalisées (avec la location de l’auto: 125$ plus essence) veut l’inviter à souper. Échange de numéros de téléphones, c’est partie remise, on se fera ça à Montréal cet été. Entre temps à Wilmington, c’est encore moi qui va se sacrifier et se faire payer le dîner grâce aux économies réalisées . Puis avant de partir, Madame François nous montre son portfolio de photos prises sur le bateau de croisière cet hiver. Cette femme-là est à revoir… si ça n’était que pour le plaisir des yeux: c,est tout un « pétard » Mais il y a aussi une complicité qui s’est vite engagée. Pour finir, elle a organisé le taxi pour Manon demain matin à 4h avec M. Martens un ami haïtien qui fait du taxi ici à Wilmington. Il a une belle voiture de luxe mais j’ai pas vu d’affiche de taxi quand il est arrivé. Probablement plutôt un service de limousine. Les limos,c’est plutôt le genre de Manon, de toute façon, si vous vous rappelez son arrivée.

Annapolis et tous ses charmes

D’abord, le lunch sur la terrasse du Federal House. Crab cake pour moi et Homard sur petit pain pour Manon. On se gâte un peu on l’a bien mérité. Puis les choses sont réglées pour son retour, je la laisserai à Wilmington, Del. d’où elle a loué une voiture pour rejoindre son train, le « Montrealer » d’Amtrack samedi matin à Penn Station. L’athmosphère sur la terrasse est sympa, le lunch est bon et la bière maison délicieuse. Mais le grand special de la maison, c’est la facture pliée en trois que Manon a découverte entre le petit pain et la belle portion de homard qu’elle venait de déguster avec ravissement.
Je dois dire que c’est le serveur qui a été très, très, très surpris quand il s’est fait présenter la facture par Manon, et non pas l’inverse comme d’habitude. Malgré son petit air sur de lui du début du repas, il a eu un petit moment sans parole. Par contre, le manager qui est venu nous assurer que ceci ne s’était jamais produit sur cette terrasse et que ça ne se reproduirait certainement plus était plus articulé. Malgré tout, il n’a pas osé nous présenter une autre copie de la facture de notre premier repas au frais de la maison. Les Sud-Africains à la table d’à côté en étaient verts de jalousie et nous avons eu une sympatique conversation sur la façon de bien manger à bon compte en ville.
À partir de là, nous sommes allés nous promener sur les quais qui abritent le plus bel assortiment de bateraux après les villes de la Côte d’Azur, je crois. Il y a là des designs uniques ou presque comme ce Ted Hood 75 impeccable malgré ses 30 ans de service depuis qu’il est sorti des chantiers taiwannais. Le capitaine qui était justement à vérifier ses amarres, nous disait que ce beau vernis que j’admirais venait justement d’être refait ($7 000) et qu’il devait être refait une autre fois dans l’année pour le garder impeccable comme cela.
Plus loin, un tour de ville nous a amenés dans un quartier cossus autour de l’Église St.Marry’s et tout le campus scoolaire qui l’entoure. Puis 17h et c’est la sortie des bateaux pour les régattes. Les J-30 et les Catalina 25 sortent à moteur pendant que les Optimistes et les J-24 eux, sortent à voile même si en apparence, il n’y a pas de vent dans le bassin intérieur ce soir. Puis ce n’est pas tout, quand ça va revenir, ces J-24, il devront manoeuvrer pour attendre l’ouverture du pont qui les sépare de leur marina.
Tout ça, suivi d’une petite conversation avec un couple de Boston qui étrennent leur nouveau Benetau 45 (ils avaient un O’Day 25 avant), leur maison de rêve. Et les suggestions du Capitaine pour le mal de mer: lui, prend un Pepsi; les bulles ça lui rempli l’estomac. Sa soeur quant à elle, met des bouchons dans les oreilles. Elle n’entend rien mais reste sur le pont et voit tout. Allez donc savoir lequel de ces remèdes sauvera Manon demain dans le 15 à 20 Nds prévu pour la remontée du haut de la Baie Chesapeake jusqu’au Canal qui la relie à la Baie du Delaware.