Des fois y’é pas d’addon.

Comme au cours des 2 derniers jours. J’ai quand même fait du bon temps pour me remettre dans mon horaire. Je ne veux pas ratter Manon à Norfolk. D’autant plus qu’elle arrive un jour en avance. Le tout au prix de quelques gallons d’essence (autour de $4 le gallon américain pour fin de comparaison). 

Ma récompense, ce soir: un ancrage des plus charmants, à Carolina Beach. Puis la cerise sur le gâteau, mes amis de SUBTIL qui reviennent des Bahamas qui sont à la Marina juste à côté. On s’est fait ube petite conversation VHF. On aura peut-être l’occasion de faire un bout de chemin ensemble.
Hier soir, j’étais tellement fatigué de ne pas trouver un ancrage dans le canal au sud de Myrtle Beach que je me suis finalement attaché au Marqueur G-17 ppur la nuit. Il y avait un tel traffic du samedi au cours de toute la journée. Mais 18h00 étant venue, plus rien, le calme plat, sauf pour une chaloupe de pêche par ci par là. Alors, j’ai pris une chance et j’ai l’impression qu’il ne s’est rien passé de la nuit.
Content tout de même d’être sorti de ce long canal, probablement le plus long de la route de l’ICW, deux jours complèts. Maintenant, ça s’annopnce plus varié, plus près de la mer jusqu’à Morehead City mon escale favorite. J’y trouverai sûrement la bonne connection pour vous afficher quelques images des derniers jours. Incluant la photo d’un « A 16 » pour le plaisir des yeux de Marie-Christine qui rêve de croisière. Bien, ma chère, j’ai croisé le petit frère de ton dériveur dans le Canal menant à Carolina Beach en rentrant cet après-midi, complètement détrempé de la dernière heure vent debout en remontant la Cape Fear River.
Heureusement que j’ai suivi le conseil de Renée et suis resté à l’intérieur malgré l’appel de la sortie à l’inlet de Little River une heure après mon départ ce matin. Le 5 à 10 Nds de l’Est est monté à plus de 15 Nds et j’ai entendu des réponses de la Garde Côtière aux appels de détresse tout au long de l’après-midi sur le Canal 16. De toute façon, dans ce secteur il n’y a pas d’avantage à sortir en mer car le lagon ou le canal suit la côte.
Si la tendance se maintien, je devrais avoir un bon vent portant demain car à partir d’ici, la route tourne du Nord-Est et Est qu’elle était au cours des deux derniers jours vers le Nord-Nord-Est pour une journée puis vers l’Est de nouveau après demain. C’est pas toujours « franc nord » quand on y regarde de plus prés. Jetez un coup d’oeil sur la carte, vous verrez.

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Mon Look South Carolina

Bien oui, je m’y suis rendu à voile et à vapeur. Par bout sous voile seulement et 40% du temps avec l’assistance de mon petit japonais. Je n’en reviens pas comment ça peut ronronner sans se lasser ce petit moteur Honda-là. En fait, je me lasse avant lui et lui coupe le ravitaillement dès que j’ai suffisament de brise. Aujourd’hui, le hic c’est que la brise venait du Sud- Sud-Ouest et que je montais assez directement vers le Nord. Donc, vous vous souvenez du vent apparent. 10 Nds dans le derrière tombe avec la vitesse du bateau. J’ai essayé de maintenir une moyenne au dessus de 5 Nds, et j’ai finalement couvert 66 Nm en 10 heures. Faut dire que j’ai profité des deux marées qui m’ont adonné comme c’est pas imaginable.
Je suis ancré devant les quais municipaux où ici aussi, la « règle de jour » est maintenant renforcée. J’ai l’impression qu’ils ont fait un peu de ménage dans l’ancrage aussi. Il y a moins d’épaves flottantes que l’automne dernier. Mine de rien, des voiliers sont abandonnés ici et là devant les marinas municipales. Qui a décidé qu’il aimait le coin puis a oublié de continuer sa route, qui a e un bris mageur et n’a pu ramasser les sous pour la réparation, qui est rentré à la maison avec la ferme intention de revenir mais à oublié où. Georgetown était un peu victime de ces aléas de la route et a décidé de faire le ménage, j’ai l’impression.
Ce qu’ils n’ont pas pu contrer par contre, ce sont les « no see em », ces petite mouches si petites qu’on ne peut les voir, ni même imaginer qu’elle ont de si grandes dents (aoutch!). Même le « push push » que m’a laissé le propriétaire précédent n’y suffit pas. Je prends une pause, le temps que le soleil sois définitivement couché. Et les « no sse em » itou!
De retour le lendemain matin tôt avec une connection Wi-Fi, je vous envoie mes choix du jour dont, deux options de Croisières (cliquez le petit cochon en haut) sans le mal de mer pour celles que cela intéresse. 😉

Deux belles journées de voile

La dernière fois, j’avais dit « vers Charleston » au sens de « en direction de » et j’y suis bien arrivé mais deux jours plus tard et au terme d’une longue journée de voile au vent arrière. La pluspart du temps en ciseaux, et passe la Gr’voile d’un bord, puis de l’autre. Mais j’aime ce jeux qui consiste à être plus vite que la baume qui passe soudainement. Ou mieux encore de rester en arrière assez loin que même innatendue, elle passe devant. À ce propos, j’ai eu un petit moment d’émotion en croisant le marqueur R-154 près du quel Manon c’était fait frappé en plein front l’automne passé. Elle en a gardé une trace, m’a dit Loulou.
Hier soir, j’ai dormi au quai publique de Beaufort jusqu’à ce que un jeune couple d’agents de sécurité viennent nous avertir, « Fascination », « Dùet » et « Brigadoon », trois petit aventuriers qui y étaient attachés, espérant que la rêgle de « non stop pour la nuit » ne soit pas enforcée, comme c’est souvent le cas aux quais municipaux. Mais là, la jeune femme qui m’a pointé sa lampe de poche dans les yeux à travers mon panneau de descente laissé entre’ouvert m’a vraiment sorti des bras de Morphée, à 1h30 AM. Vous pouvez aller vous stationner là-bas avec les autres si vous le désirez. Ça c’est permis. » Vous aurez compris qu’en disant « stationner » elle voulait dire aller rejoindre les auttres à l’ancre.
Cette expression l’a trahit et le Capitaine de « Fascination » en a profité pour lui faire le grand numéro de l’ancrage de nuit qui est risqué. Sans compter que de devoir quitter un quai avec un vent qui nous y colle pose aussi de grands risques. Alors, pendant que je me révillais et cherchais par quel bout j’allais sortir d’entre ces deux-là, le gars d’à côté avait obtenu une permission spéciale pour les trois, vu la température non favorable pour les manoeuvres de nuit. À la fin, la belle était toute en excuse pour avoir tenté de nous assassiner tous.
Après une bonne nuit de sommeil, finalement, je me suis levé tôt pour ne pas manquer le pont qui m’avait arrêté hier soir. Mais, celui-ci n’ouvrait qu’à 9h me dit-il. Mais toujours chanceux, une barge commerciale s’est pointée vers 8h. Avec un autre plaisancier, nous nous sommes faufilés avec elle qui a priorité sur le traffic sur le pont.
La Marina municipale de Charleston, c’est un vrai spectacle avec ses bateaux de croisières courtes sur la rivière et ses Méga-Yatchs au quai extérieur et les coursier de la régatte St-Barth-Charleston aux quais intérieurs. Je faisait tellement « hors d’ordre » quand je me suis présenté au quai de service pour le plein et un sac de glace que le jeune préposé s’est excusé de ne pas avoir d’essence. Ils ne vendant que du diésel. Les petits hors-bords comme moi doivent aller à la Marina Ashley River juste à côté. Il a tout de même eu la gentillesse d’aller me chercher un sac de glace de 10lb à 3$+ pourboire. La bière ça peut se boire tablette, mais le lait, le yogourt et les délicatesses italiennes dans la glacière, ça en vaut le coût.

Vous êtes bien gâté(e)s

Deux chroniques dans la même journée. Grâce au pont de Beaufort qui n’ouvrait qu’à 18h. Grâce au préposé aux quais de la marina qui m’a sugéré le quai publique derrière. Grâce au capitaine de « Dùet » qui m’attendait sur le quai pour prendre mes amarres. Tu avais bien raison, Loulou, l’accent grâve sur le « ù », c’est en pour marquer l’accent tonique.

« Mais où sont passées vos équipières? » me lance-t-il tout de go en prenant mes amarres. En effet nous les avons remarqués pour la beauté des lignes de leur bateau et ils ont remarqué que nous faisions de la voile de notre côté. C’est ainsi que des liens se tissent au fil de l’ICW.

D »autre pat, je vous révèle en photo, la clé de l’énigme de la récupération  de la drisse en tête de mât. Avec « mon ami » en vedette.

Puis je dois dire que j’en ai profité pour descendre mon drapeau canadien en lambeaux que A-M n’ a pas eu le temps d’aller descendre. Et installer le drapeau du DIKORAMA que Louise-Andrée m’avait gentilment apporté. J’espère qu’il se rendra jusqu’à Norfolk pour être remplacé par celui que Manon mapportera. « Au fait, Manon, c’est quoi, tes convictions politiques par rapport au drapeau canadien, toi? »

Demain en route vers Charleston ou en quelque part par là. Entre temps, je vous envoie ces images de la terrasse de la Maison des dames bénévoles de Beaufort qui sont situées juste en face de la bibliothèque municipale qui a un WI-Fi ouvert jour et nuit. Cliquez sur la photo pour la solution de l’énigme de la drisse.

PS Pour un autre point de vue sur les premiers jours de la croisière aller voir sur http://tintinlemarin.wordpress.com/2012/04/18/jour-1/ la version de Martin.

Ceci étant dit; la voile c’est bien épuisant.

Je me suis trouvé des choses à faire à remettre le bateau en ordre après le départ de mes équipières et mon passage obligé au Piggly Wiggly. Ça sonne quand même plus jazzy que Wallmart, non? en fait, je n’était pas pressé de partir après cette journée de voile tant adulée dans la chronique précédente. Donc, vers 15h, j,ai largué les amarres avec à l’esprit de faire un peu de vent arrière vers le Paradis de la voile de Georgie: Hilton Head Island. Après 2 heures de route à voile, au trois-quart arrière, je cherchais déjà un ancrage quand au moment de remonter vers le vent pendant 500m, je me suis dit que je devrais peut-être affaler.
Ce qui me fait penser à Tintin, mon compagnon des premiers jours du voyage, me disait qu’il croyait sincèrement que nous pouvons demander ce que nous voulons de la vie et qu’elle nous le donne. J’avais, à l’époque, une belle-soeur qui était aussi de cet avis. Elle appelait ça des demandes à l’Univers et avait une formule prescrite (demandez-moi pas par qui) pour le faire. Toujours est-il qu’il faut être prudent avec ces demandes, car 5 secondes après que je me suis dit le Génois devrait être affalé, il a dégringolé d’un trait. La manille de drisse mal enclanchée 2 heures plus tôt (Philippe est fatigué) s’est finalement désengagée de l’Oeillet de drisse et zing, la voile s’est retrouvé où je l’avais souhaité quelques secondes plus tôt. C’est fort, non? Quand même, je vais devoir trouver le moyen d’aller chercher cette manille qui bât au vent au bout de 30 cm de drisse en tête de mât avant de reprendre la route demain matin.
C’est là que j’ai rencontrè un ami (on dit toujours que ce sont nos amis sans même leur demander leur avis. M’enfin! il était là, comme sur la photo, sur la longue jettée qui mène à un petit quai abandonné qui flootte dans 4m d’eau, à marée basse. Si ça s’est pas la Providence… je n’avais même pas formulé de »demande (officielle) à l’Univers » et il m’est apparu, le nez en l’air. L’air de dire: « Besoin d’aide monsieur? » Je me suis laissé prendre au jeu et me suis amarré au quai où je tappe ces lignes accompagné de 300 000 « no see em » que j’essais d’ignorer du mieurx que je peux en attendant que le soleil soit tout à fait couché et qu’elles en fassent autant.
Mais entre temps,mon « ami » m’a suggéré une approche à mon problème de drisse en l’air qui a bien Il m’a parlé de Neptune qui avait cette lance à pointes multiples qu’il aurait pu utiliser pour les manger tous s’Il avait été un peu plus intelligent qu’eux, me dit-il, comme ça, en passant. Alors, du Trident de Neptune en passant par la fourchette de la cuisine, repliée et fixée au moyen de ruban adhésif à la drisee de DRS, je me suis fabriqué un crochet qui hissé en tête de mât à facilement attrappé la drisse de Génois que j’ai redessendue sur son point d’attache devant le mat en attendant le départ tôt demain matin vers Charleston puisque le vent est stable du secteur Sud-ouest pour les prochains jours.
Buenna note tutti.