Tornado Watch

Tornado Watch. Les deux petits bateaux ont quitté l’ancrage à 7h30 se matin dans l’espoir de rejoindre Charleston ce soir-même. Tous les deux nous avons des complètes à faire chez West Marine et pour ma part, j’ai Manon à accueillir à bord au milieu de l’après-midi. Nous partons danse la brume dense au point que nous marchons à vitesse r;duite pour les deux premières heures avec « His way » qui mène la course avec des yeux de lynx et « Brigadoon » qui ferme la marche et surveille l’arrière pour les cruisers qui sont plus vite que nous et qui vont nous rattraper en route. C’est amusant de constater combien on se sent moins seul ainsi dès que le temps devient un peu plus incertain. Au milieu de la journée, le temps tourne au beau: nous serons à Charleston à 17h30 ce soir. Puis, au fur et à mesure que le temps avance la brume se rétablit malgré que le vent de face prend de la force. Ce qui a pour effet de nous ralentir au point que ce ne sera plus sécuritaire ou du moins confortable de rentrer en vile ce soir. Nous optons donc pour un ancrage forain parmis ceux suggérés par «Skipper Bob », un guide des ancrages plutôt raisonnable et assez descriptif pour que nous puissions prendre nos propres décisions. Une heure plus tard , deux jeunes dames à bord de « Nora », un voilier d’une quarantaine de pieds qui nous suit depuis quelque temps, me font un commentaire empathique en passant suite à une vague un peu rude que m’a fait le cruiser qui les précédaient. J’en profite pour les brancher sur Landon devant et parler météo car il s’y connait mieux que moi. En effet, il leur demande de vérifier sur leur écran radar ce qui s’en vient dans les prochaines heures et elles confirment que ça va brasser mais que nous avons une bonne heure pour rejoindre l,ancrage visé et qu’en effet, elles le connaissent comme .tant un endroit sécuritaire. Connaissance locale! Nous enfilons donc le Long Creek aussi loin que possible jusqu’à un endroit où il y a deux mouillages d’indiqués sur la carte. Lorsque nous atteignons l’endroit, nous constatons qu’un des deux mouillages est déjà occupé par un résident local qui y a établi résidence à bord d’une espèce de maison mobile sur flotteurs. Je choisis le mouillage pendant que on jeune compagnon de route préfère faire à sa façon et jeter deux ancres à la bahamienne pour passer le mauvais moment. Car ce sera peut-être un mauvais moment, nous prévient Monsieur Météo qui nous annonce un avertissement pour les petite embarcations jusqu ‘è 15h00 demain à cause de la brume . Mais plus tôt un avertissement d’orages, grêle et formation possible de tornade justement dans le conté où nous nous trouvons.. C’est sérieux! Branlebas de combat bord des voiliers. Pour ma part je sécurise une seconde amarre autour de l’anneau du mouillage qui a évidemment été dessiné pour beaucoup plus gros que moi. Suggestion de mon compagnon de route qui fait de même sur son voilier, je boudinne ma Grand’voile avec un cordage pour la resserrer encore plus et éviter que le coup de vent ne dégage l’enveloppe et que le tout se mette à battre et tirer sur le bateau. Je sors ma plus grosse ancre de la soute et son cordage de même et je la prépare à être jetée du cockpit (une autre suggestion de Mon jeune compagnon dont la formation militaire à développé ce sixième sens de la prudence et de la double sécurité) au cas où j’entendrais l’alarme de dérive que j’ai programmée sur mon GPS. Il est 22h 17, l’alarme météo est valable jusqu’à 23h30 et jusqu’à date ça a brassé un peu mais tout tient bien. Faut dire que le météo nous fait des « avertissements’ » qui ne sont pas (heureusement) des promesses. Ainsi, je peux toujours me dire que j’en ai fait plus que requis plutôt que de me dire « j’aurais donc du… » Puis, comme le dit Landon: « Quelles histoires à raconter ensuite. En fait , je le soupçonne de vouloir en voir de toutes les couleurs pour pouvoir le raconter sur écran géant. Mais d’autre part, j’apprécie son soucis du moindre détail. Je n’irai pas comme il l’a fait jusqu’à sécuriser mon mât avec des cordages vers l’avant et l’arrière du bateau pour renforcer la tenue de l’était et du pataras… tout de même. Pour ma part, je constate à 23h30 que les choses semblent plutôt s’apaiser et que je pourrai rentrer en ville en temps, demain matin. Une vérification avec la Monsieur Météo confirme qu’effectivement, la veille météo est terminée depuis 23h00 et qu’il ne reste que de la brume pour possiblement nous déranger demain matin. Je vais dormir là-dessus. Demain matin on verra bien où on en est avec tout ça. Quitte pour une bonne peur et mon jeune ami texan (Austin, TX) va devoir attendre une autre occasion pour sa prochaine histoire d’horreur. Post script Beep, Beep, Beep, je me réveille au son d’une alarme. Pas celle qui m’avait réveillé hier vers 3h00; c’était mon cellulaire qui me prevenait qu’il avait besoin d’une recharge. Ça n’a pas de coeur ces appareils électronique , de nous réveiller e plein milieu de la nuit pour leur besoins de base. J’imagine que ça doir çetre de même pour les gens qui ont leur pitou à bord. Non, il s’agit bien de mon alarme d’ancrage qui me prévient que je me suis déplacé de plus des 20 mêtres programmés. Mais je n’entend pas de vent ou autre bruit suspect. Tout de même, je sors rapidement hors de ma couchette et un coup d’oeil circulaire me permet de voir que tout ce qui s’est passé c’est que le courant à renversé dans le cours d’eau et que je suis passé de l’Est à l’Ouest de mon mouillage. J’avais mis l’alarme un peu courte. Mais bon, vaut mieux une fausse alarme qu’une alarme qui oublie de déclencher. Il est minuit et demi, je me remets au lit sur cette réflexion hautement philosophique qui vous le comprendrez ne pas pas tenu éveillé longtemps BHEU! BHEU! BHEU! Oh! Shit! Ça s’est sérieux normalement c’est quelqu’un qui veut vous prévenir qu’il y a une collision iminente. Comme quand votre ancre drague et que faute du petit beep, beep, beep intérieur de votre alarme, c’est votre voisin sous le vent qui vous a vu venir et qui vous appelle. LÀ, je saute du lit et ouvre glisse d’un trait l’écoutille de descente pour voir un bateau qui passe très près de moi. Je reconnais mon jeune ami texan qui est à la barre de son bateau et qui me dit: « Mais tu dors bine dur! Je t’ai appelé, à la VHF, j’ai sifflé avec mon sifflet d’homme à la mer, heureusement que j,avais encore de l’air dans ma corne de brume. » « En effet, c’est pas une qualité de capitaine, Landon. Mais dis-moi pourquoi tu me tournes autour comme cela en plein milieu de la nuit. » Il doit être dans les 2h00. Il me réponds qu’il a été réveillé par son alarme d’ancrage et s’est vu en train de déraper à la vitesse du courant sans aucun bruit d’ancre qui drague ou quoi que ce soit. Le temps de mettre le moteur, il avait eu le temps d’aller s’échouer la proue d’abord, dans le bord du marécage où nous étions ancrés. Pas dramatique mais difficile à expliquer car il vente mais moins de 10 Noeuds. Que s’est-il passé, rappelez-vous qu’il avait 2 ancres à l’eau en « V », à la bahamienne, pour double sécurité (à la militaire). « Tu ne peux pas avoir dragué sur 2 ancres ni cassé 2 cordages, jeune homme!?!? » « Non, rien de ça, quand je me suis réveillé, mes deux cordages d’ancre manquaient. Plus rien sur la bite où je les avait taqués !?!?!? » On s’est assis, j’ai fait du café, on a regardé ça sous tous les angles et nous en sommes arrivés à la conclusion (pour l’instant) qu »il s’agit d’une des 3 possibilités suivantes: 1- Des petits bonshommes verts venus de nous ne savons pas où sont rersponsable pour cette mauvaise plaisanterie (me première hypothèse). 2-C’est la volonté de Dieu tout puissant de donner à Landon des occasions d’apprendre et de devenir un homme meilleur (sa première hypothèse de « bible belt kid ») 3-Il ne maîtrise pas bien la technique du « Noeud en huit » surtout la partie finale où l’on boucle en sens inverse pour barrer le bout afin qu’il ne glisse pas (notre hypothèse la plus plausible au déjeuner, ce matin). PPS Après une observation plus minutieuse à la marina à Cherleston, je me rends compte qu’il y a une explication plus simple encore. La bite sur le bateau de Landon est beaucoup trop petite pour la grosseur des cordages qu’il veut y enrouler. Ce qui fait que peu importe sa façon de taquer, il ne peut pas le faire sécuritairement

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