Dans l’arrière pays

Belle journée de voile aujourd’hui presque toute la journée à voile dans la Pungo River puis la Pamlico river. Deux belles grandes rivières larges et sinueuses mais par grands détours. Et tout ça par vent arrière car une sévère dépression au large des bermudes nous donne ce petit vent résiduel de ce côté. C’est pas du vent fort mais ça tient le coup depuis quelques jours et â promet de se poursuivre.J’ai trouvé à faire le plein pour la prochaine étape. À la R.J Mayo et Cie, une entreprise de pêche qui accomode les passants de façon fort sympatique en plus. J’aurais probablement pu y passer la nuit au quai, mais j,ai préféré me rendre un petit peu plus loin et me mettre à l’ancre dans un petit recoin de la fin deu cnls. Je suis ancré au mile 160, juste à la sortie du canal. Une autre belle journée de voile.

Je vais essayer à la fin du périple de faire un bilan aussi précis que possible de ce que cela aura représenté de faire cette randonnée à la voile. Je peux déjà dire que pour le moment je fais beaucoup plus de voile que la première ou même la dernière fois que j’ai effectué cette descente. Car dans ces deux cas là, il s’agissait plus de convoyage vers le sud que de descente à la voile en Floride. Je comprends en le faisant que ce n’est pas du tout la même chose. En convoyage, on roulait au moins 18 heures par jour et parfois 24/24 Présentement, ma plus grosse journée a été de 12 heures, je crois. Puis il y a des jours où je me suis permis de descendre à 3,5 noeuds sous Gr’voile et DRS pendant que d’autres, les convoyeurs, me dépassaient, toutes voile rentrés et à moteur. Dans ce contexte, je comprends les gars qui ont déjà convoyé des bateaux de me prévenir que je ne ferais pas beaucoup de voile. Je dois par contre les corriger en disant que mon rapport voile/moteur est assez positif. Surtout depuis Cape May au Mile 500, J’en suis présentement au Mile 915 et cette deuxième partie à été encore plus riche en voile que la première.

Autre chose importante à noter. J’ai véritablement commencé aujourd’hui à naviguer en mode « sud ». C’est à dire que la température au réveil était assez chaude pour que j’aie le courage de me lever et non pas attendre sous la douillette que le soleil ait pris une heure de hauteur et réchauffé l’habitacle avant d’oser mettre un pied par terre. Ça veut dire qu’à 7h00 j’étais déjà en marche avec ma deuxième tasse de café en main. C’est deux heures plus tôt que la semaine dernière. L’autre dimension notable, à compter de 10h00, j’étais en T-Short à manche courte, enfin, bermuda et chapeau de soleil. Probablement que le changement d’heure à aidé aussi parce que ça faisait un bon moment que j’étais éveillé et que j’attendais que lui aussi se lève enfin. Puis je dois ajouter que j’ai vu mes premiers palmiers aujourd’hui. Trop loin pour la photo mais une palmeraie très caractéristique, sur le bout d’une pointe de sable, là où une noix de coco à atteri il y a 30 ou 30 ans. L’autre dimension de cette chaleur notable, au moment où je vous ai fait les belle photos de coucher de soleil, les maringouins sont arrivés massivement. J’achève de les assassiner tous pour pouvoir dormir ce soir. Ils se sont surtout régalés au moment où je préparait mon festin, « Pene alle peperoni e peppe ». Une recette de mon ami Paul Newman, tout en écoutant un de mes crooners italiens favoris, Adriano Celantano. Je ne me tanne pas de l’entendre celui-là même si mon ami Danielle, mon coiffeur quand j’étais à Rome n’en revenait pas que quelqu’un qu’il considérait plutôt hip et évolué, écoute un tel « has been ». Il était aussi assez surpris que je trouve Alberoni si sublime dans son interprétation du « Choc amoureux ». Pour lui, Alberoni c’était un gars qui faisait dans le genre courrier du coeur dans Il Messagerio, un journal populaire italien. Faut dire que Danielle avait une belle petite barrette qui lui transperçait le sourcil droit et l’épaule gauche complètement tatouée. Je dois avouer que l’épaule tatouée, ça ne rentrait pas dans ma grille, mais la petite barrette dans le sourcils, j’y ai sérieusement pensé… Ceci ne l’a pas empêché d’épouser Clara et d’être le papa de leur tout petit dans l’année qui a suivi.

Tout ça pour dire que je me paye un petite soirée « à l’italienne » à l’ancre en Caroline du Nord et que malgré que je traverse cette état depuis deux jours déjà, je n’ai pas encore vu les annonces de Pedro pour « South of the Border », ni non plus celle du gars de qui Rémi achète ses cigars.

Allez, « Buena note tutti! » demain je me lève tôt.

 

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3 réflexions sur “Dans l’arrière pays

    • Ah! Daniel, c’est justement pour ceux qui comme toi, me suivent depuis les tous débuts de toutes ces folies et qui comme moi en écrivant/lisant ces mots en entendent d’autres qui se glissent entre la lignes. Content de te savoir du voyage Panpan.

  1. Des maringouins dis-tu? Tiens, tiens, ça me rappelle des souvenirs de Sorel… Haaa! contente de lire que la température est enfin plus clémente. Quel beau trip tu fais et par ricochet, te m’en fais rêver! Gratzie mille xxoxxxx

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