Buenna sera tutti!

Ça fait plus de 10 ans que je commence mes chroniques sur cette salutation que j’ai apprise des Romanichels dans le Métro de Rome. Il y en avait un en particulier qui faisait le trajet vers Maggadallena, la station près d’où nous habitions dans le quartier adjacent à l’EUR. Puis il nous faisait deux tounes à la guitare et un tour de gobelet. Il devait faire fortune (dans son genre) parce qu’il était tellement sympa que tout les réguliers dans la rame du métro avaient quelques pièces pour lui. Il changeait ensuite de wagon et rendait quelques autres travailleurs sur le retour, un peu plus consceints de leur pla ce dans l’humanité. Pourquoi je parle de cela ce soir? La nostalgie; je me sens seul ce soir. Pas de raison particulière, tout c’est bien passé. Moitié voile, moitié moteur, incluant une petite régate amicale avec un local qui promenait son Spi ce matin à la sortie du Canal entre la Delaware et la Chesapeak (je crois que c’est la première fois que je l’épelle correctement.) Quand il a remarqué que c’est à cause de ma Grand’voile en support que je réussissait à prendre de l’avance sur lui, il a hissé la sienne et ma laissé loin derrière. Bon moment quand même. Surtout qu’à l’heure du midi, j’aurais enlever mon pull tellement le soleil réchauffait l’atmosphère. C’était bon car au réveil, j’ai vérifié si la rosée n’était pas gelée sur le pont tellement il faisait froid. Mr Météo annonçait même de la neige pour demain juste au Nord d’ici. « Parfait, mon homme, va faire du ski, moi je file vers le Sud. » Alors, je disais que j’ai un petit down en rentrant après avoir jeté l’ancre tout au fond de Swan Creek, parce que Mr Météo annonce aussi un coup de vent du Nord-Est même si pour le moment tout est absolument calme de l’autre côtéde la baie, face à Baltimore, au bout de la rivière Patapsco, sur la côte opposée. J’ai vu hier sur le site météo cette tempête qui va passer à cette hauteur, dans l’Atlantique juste de l’autre côté du bras de terre à l’Est, au cours des prochaines 18 heures. Peut-être que demain sera une autre journée de repos. Forcé celui-là. Hier c’était journée de réparation qui s’est terminée par une bière de micro-brasserie du coin au resto-bar de la marina. Le « Mare & Sol » que vous apercevez tout en haut à droite sur la photo. Le barman m’a convaincu de dîner au bar d’autant plus que je pouvais profiter du spectacle de deux ti-coqs qui avaient une conversation du genre: « Mon boat consomme plus que ton boat et regarde, ma blonde (qui avait le cheveux noir-jet) sait mieux accoster que la tienne. » Ça se jouait à la hauteur des 25 gallons à l’heure (comparativement à mes 2 litres à l’heure). Je n’était pas qualifié pour entrer dans cette conversation. Même que je me suis demandé par moment si j’étais même qualifié, pour entendre ça. Le Hamburger carré à la Kennet était par contre des plus savoureux. Médium-saignant (ici, ils le font) avec champignons et fromage bleu. Miam, miam, miam! C’était délicieux puis puisque c’était le spécial moitié prix sur le hamburger (un conseil de Gerry ce matin) et le 2 pour 1 sur la bière, je m’en suis tiré avec une note parfaite de 10$. Pas mal dut tout considérant que le spectacle était inclus dans le prix du hamburger. Alors, ce soir, je vais préparer mon dîner maison et pour m’alléger le spleen, j’écoute Tiken Jah Foday, un de mes chanteurs africains francophones favoris. Il doit être d’origine Siera Leone même s’il est très populaire en Cote d’Ivoire à côté. J’aime sons style cool, un peu répétitif mais ses thèmes sont toujours politiquement engagés et engageants. Puis c’est pas souvent que j’ai le temps d ‘écouter Tiken Jah. Car c’est un peu ça aussi, la descente vers la Sud, un occasion de retrouver mes sources, de prendre le temps de faire ce que je ne trouve plus le temps parce que trop hyperactif même à mon âge. À ce propose, j’ai un souvenir savoureux d’une conversation avec le représentante du « Groupe 1,2,3,GO! » de Longueuil avec qui j’essayais il y a quelques années de lancer un projet d’aide à l’apprentissage pour les parents des enfants de milieux défavorisés. Elle trouvait que je poussais un peu trop (d’autres l’ont remarqué depuis (sic)) et me proposait de ralentir un peu. Ma réaction avait été immédiate: « Mais madame, 1, 2, 3, GO!… ralentissez, je trouve que ça manque de cohérence. Non? » Puis j’enchaîne avec: « Vous savez, quand j’étais jeune, le Ritalin, ça n’existait pas. » Quelle belle porte je venais de lui ouvrir pour qu’elle me réplique à son tour: «  Mais, Monsieur Pelletier, il n’est jamais trop tard! » Et vlan dans les flancs! Tout ça pour dire que ça me fait du bien de passer un bon moment avec vous, là, juste avant de me préparer un dîner léger car je me suis offert un sandwich jambon-brie, ce midi. Donc, un bon moment aussi près possible de vous car je dois l’avouer: « Ce soir, je m’ennuie de ma blonde! »

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