Sous Spi !

Enfin, les voilà les photos promises à mon « fan-club » indéfectible mais surtout à la demande spéciale de Pénélope qui a déjà profité d’un 5 à 7 à l’ancre mais qui n’a pas eue l’occasion de l’essayer encore sous voile. En fait sa première sortie, c’est pour cet après-midi. Vous risquez d’en entendre parler.

En attendant, vous pouvez vous rincer l’oeil avec les photos que mon mousse à prises à notre

Après

retour au quai avant hier. Je crois que je vais le nommer président de mon fan club, celui-là. Surtout s’il est disponible pour barrer lors de la Régate amicale Jacques Godin.

Mais pour les nostalgiques, je vous invite à visionner le montage original et émouvant que nous

Avant

a préparé Christian de chez « Photo-Lanctôt » qui lui, s’est d’ors et déjà assuré le titre de photographe officiel et émérite du Club nautique de Mézy. Il nous a concocté un truc qui m’a tiré une larme de joie. Regardez ça derrière la photo rétro de Mañana.

Et si vous désirez prendre une petite pause des plus charmante, rendus sur le site, cliquez en haut à gauche ou bien ici même, sur christianlanctot pour des pages d’un album photo en ligne des plus fascinants. Bon visionnement!

Ne manquez pas le prochain article au début de la semaine prochaine pour ma version de la Régate de samedi.

Une petite sortie amicale

Pour ceux et celles (ma Pénélope entre autre) qui voulaient voir le Brigadoon sur l’eau, voici quelques images que Jean-Marie m’a laissé suite à notre randonnée d’hier.

Nous sommes allés faire le tour habituel jusqu’à l’Île St-Laurent en prenant le lunch à bord car le vent était tout juste agréable. N’empêche qu’il nous a permis de rentrer sous DRS. Ce qui a attiré l’attention de Gaëtan qui nous attendait sur le quai avec sa caméra. Donc, restez branché les photos sous voile ne vont pas tarder.

Entre temps, cliquez sur la photo à droite pour visualiser les images que Jean-Marie a attrapées sur le quai avant de partir.

PS: Il m’a promis que lors de la prochaine randonnée, il n’oublierait pas sa caméra dans l’auto avant de s’embarquer. 😉

Vol nuptial

Ivy Lee, c’est dans les Miles-Iles, à la porte du Lac Ontario. Je crois que lorsque j’ai laissé la première balise de la voie maritime sur bâbord, c’était la première fois que Brigadoon virait de ce côté. Habitué qu’il était de partir vers l’ouest et le Lac Ontario. Il a dû rapidement comprendre qu’il avait changé de main.

La première journée s’est (bien) passée au moteur qui va faire la joie des détracteurs de mon ex 2HP et bien me plaire aussi puisqu’il ne consomme pas plus à la même vitesse. En tout cas, il m’a amené sans trop de bruit jusqu’à un bel ancrage tout de suite à droite après avoir passé sous le pont international juste à l’est de Prescott. Le coucher de soleil à travers les piliers du pont et le calme de cet ancrage forain m’ont enchanté tout comme le confort de mon nouveau partenaire d’aventure.

Le lendemain, petite journée de voile au portant jusqu’à la Marina de Chrysler Park où j’avais donné rendez-vous à Jean-Louis pour m’accompagner jusqu’à Boucherville. J’ai même passé l’écluse d’Iroquois sans mousse à bord, à l’épaule d’un voilier un peu plus gros. Les éclusiers ont pris leur 25$ sans rechigner. D’autant plus que cette écluse est là pour la forme, plus ou moins.

Par contre, elle a été l’occasion d’une petite régate amicale à la sortie jusqu’à la Marina. J’ai gardé ma place dans le rang malgré deux bateaux légèrement plus grand. Tout le monde sous voile, le Bénéteau s’est laissé rejoindre devant et le Kelt est resté derrière. Le momentle  plus difficile ça a été la soirée à la marina. Je ne suis définitivement pas fait pour cet environnement: (cruisers) cabanes de toile et moustiquaire, gros steak sur charcoal, grosse bedaine, grosse blonde, grosse bière, grosse « conversation de char » mais avec les HP du bateau comme sujet principal.

C’est Jeanne qui m’a apporté la délivrance dimanche matin quand elle est arrivée avec sa soeur et son beauf pour me confier son Jean-Louis pour quelques jours. Elle avait mis sa belle robe blanche pour souligner leur 51ième anniversaire de mariage. Quelle grande générosité de la part de la belle mariée! On a célébré ça à la cantine de la marina avant de partir. Le Coka-Cola coulait à flots.

L’après-midi sur le fleuve nous a amené dans le secteur de la réserve mohawk d’Akwesasne où nous avons jeté l’ancre pour la nuit près de l’Ile St-Régis. Un secteur où il y a un poste d »essence générique à tous les trois ou quatre quai pour alimenter le trafic maritime transfrontalier intense… j’imagine.

Le lendemain matin nous étions tôt en route par petit vent portant sous DRS et Grand’voile. 4-5 noeuds sans efforts, en douce sans bruit, sur l’eau dans le petit matin. C’est un des plus beaux exemples du paradis paisible, à mon avis. Après avoir passé quelques écluses, le vent a pris de la vigueur et quand nous avons atteint le Lac St-François, nous avons même revêtu nos impers à l’approche de gros cumulus porteurs d’orage. Nous avions affalé le DRS pour le remplacer par un petit génois et nous avons finalement décidé de passer les grains sous Gr’voile seule.

De Salaberry-de-Valleyfield à l’entrée du lac St-Louis,  ponts et écluses ont été nos plus grands divertissements. Sans compter l’éclusier un peu fanfaron de Beauharnois qui a un chicané les deux ados qui circulaient à voile dans le Canal. On s’est un peu obstinés pour la forme et on a un peu fait les innocents mais on l’a pas envoyé promener trop  gaillardement tout de même. Il restait une deuxième écluse à passer et nous étions quelque peu prisonniers.

Rendu au Lac St-Louis, le début de l’après-midi nous avait apporté du vent toujours portant mais maintenant de 25-30 noeuds. On a tangonné le Génois #1 (150%) d’un bord et la Gr’voile de l’autre, en ciseaux. Le lac s’est rapidement défilé; parfois jusqu’à 8Noeuds jusqu’à l’entré de l’autre canal de la Voie maritime,  à Kanawake, celui-là. On a affalé prés de l’écluse de Ste-Catherine et on a soupé en attendant que les éclusiers soient prêts à nous laisser passer.

Au moteur dans le canal jusqu’à St-Lambert; le vent avait tombé. Puis c’est vrai que la nuit, au moteur dans les chenaux, le paysage se déroule de façon agréable à découvrir progressivement; un sain divertissement pour les petits délinquants. Puis tant qu’à y être, pourquoi ne pas renter à la maison ce soir même?!

Après avoir traversé le port tranquille de Montréal, tranquille cette année à cause du niveau de l’eau du Fleuve si bas qu’il abaisse par le fait même la rentabilité des transatlantiques qui remontent très allégés pour ne pas toucher le fond, nous sommes rentrés à Boucherville vers 1h30 du matin.

Vous auriez bien ri de nous voir tous les deux, chacun à sa place favorite; moi dans le cockpit, à la barre et Jean-Louis à l’intérieur, devant son ordinateur, à la table de navigation. Lui confiant de me faire suivre la ligne de la route qu’il avait tracée entre les bouées. Moi, la gorge sèche, complètement à sa merci cherchant désespérément les bouées des yeux, dans le noir absolu de cette nuit sans lune.

Je dois confirmer que ce Jean-Louis, c’est notre pro de la navigation. C’est pas pour rien que tout le monde qui a une traversée ou tout autre convoyage en eaux inconnues de planifiés s’assure de l’avoir à bord. Un compagnon de route aussi utile qu’agréable; demandez à Jeanne… 51 ans de route.

Merci mon chum de nous avoir ramené à la maison sans toucher le fond.

« BRIGADOON », connaissez-vous?

Brigadoon, c’est un mirage.

Certains disent que ce petit village légendaire d’Écosse est un mirage car il n’apparaît que pour une journée tous les 100 ans. On a même fait un film à ce sujet que les plus expérimentés ont vu avec plaisir… et avec Gene Kelly et Cyd Charisse, au temps célèbre des comédies musicales. Pas la vague récente relancée par Plamondon avec Starmania mais la précédente; celle des années 50 qui a vu naître nos premières émotions amoureuses. Ou bien on était amoureux de l’adolescente qui nous tenait la main dans le noir de la salle de cinéma, ou bien on était amoureux de Cyd Charisse et de Ginger Rogers.

Brigadoon c’est aussi un Mirage24

Mon prochain voilier que je vais ramener demain de Ivy Lea, ON ou un gars super sympa qui s’appelle Jim et qui  vient de s’acheter un Aloha 32 me le laisse emporter pour une bouchée de pain. Je vous donne rendez-vous sur ce site pour la suite des choses dès que j,en ai plus à raconter.

À suivre sur un cours d’eau près de chez-vous…